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10 janvier 2012

A LA ROTONDE

TB.JPGProchains rendez-vous de La Rotonde, 2 rue Louis Blanc, Nantes.


Mardi 17 janvier :

Tony Ben Agou - poèmes et chansons en liberté

Mardi 21 février :

Eric Simon et Eliane Hervé - Armand Robin, poète sans passeport

Mardi 20 mars :

Revue des revues et nouvelles parutions.

Tous les détails ICI.

06:34 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (0)

06 janvier 2012

LE RETOUR DU MANCHOT...

PDFC-ps4.jpgLe blog du Manchot, tenu de main de maître par Stéphane Prat reprend du service dans le domaine de l’édition.

Au menu des semaines à venir, deux romans noirs en feuilletons : Pan Trésor Kowalski de Bertrand Redonnet et Le Parallèle du sosie de Stéphane Prat Himself.

06:00 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (7)

05 janvier 2012

LE PASSANT DE VAULX-EN-VELIN

9782953425949FS.gifAprès Simples choses et Chaque fois l’éternité, les éditions du Pont du change proposent un nouveau recueil d’haïkus de Roland Tixier : Le Passant de Vaulx-en-Velin.

On retrouve dans ce volume la sobre et élégante nostalgie de l'auteur qui nous invite cette fois à le suivre dans les rues de « sa » ville. Mais même si son recueil est pour lui très précisément situé géographiquement, le lecteur lambda n’éprouve aucune difficulté à retrouver, dans ses propres souvenirs, des sensations très voisines de celles mises en lumière par Roland Tixier. Ainsi, quand il parle de ce « piéton parmi d’autres / invité parfois / à passer en face », ou quand il pointe du doigt cette facilité avec laquelle « on s’accoutume aux miracles / on traverse des rues ».

Le temps, chez Tixier, ne se soumet pas facilement au dictat des unités de mesures. Parfois il s’accélère et le flâneur, qu’un spleen baudelairien envahit alors, ne peut que déplorer l’écart qui se creuse entre ses souvenirs et la réalité : « froid habituel / foulards et souvenirs d’un monde qui s’éloigne ». D’autres fois, au contraire, le temps se fige et seul un détail permet au promeneur de vérifier que la permanence des choses n’est pas totale : « « sur les lieux de l’enfance / rien n’a changé semble-t-il / seuls les arbres ont grandi ».

Mais le poète n’est pas dupe pourtant. Toutes ces distorsions ne sont que des échos de sa sensibilité : « regarde autour de toi / le temps a toujours / joué cartes sur table ».

L’ouvrage coûte 12 € et peut être commandé directement auprès des éditions du Pont du change.

04 janvier 2012

MANIFESTE DU MODELE

166963_2820044775369_1086394922_33049166_1374572357_n.jpgEn marge de la revue Amer, les Âmes d’Attala poursuivent leur travail éditorial avec toujours autant de fougue et de talent. Dernier bijou sorti de leurs diaboliques ateliers : Sang froid, recueil de photographies signées Lnor.

La particularité de cette jeune artiste est d’être à la fois une photographe talentueuse et une modèle militante, double casquette qui ôte à son regard toute dimension de voyeurisme et qui donne à ses photos de femmes (exclusivement, dans ce volume) une force et une humanité palpable.

Le recueil se clôt sur une forme de « manifeste du modèle » rassemblant toute une série de percutants aphorismes. Certains sont très concrets : « Le froid ne participe en rien à la qualité de nos poses, ni à celles de vos œuvres. Nous voulons du chauffage ! » D’autres beaucoup plus militants, voire poétiques : « Souvent les modèles se tiennent mal, car elles sont rarement des filles modèles. Et pourtant elles savent se tenir. » ; « Nous imposons la pose pour ne pas exposer notre corps. Poser, c’est suspendre sa nudité. »

Pour toutes informations complémentaires sur ce livre, un mail ICI.

Et dans tous les cas, une visite sur le site des éditions s’impose.

27 décembre 2011

MÊME PAS PEUR...

67880097_p.jpg23h23 Pavillon A, a été retenu par Liliba pour le « Challenge Thriller polar » (pourquoi pas, c’est l’avantage d’avoir écrit un bouquin à la croisée des genres !) lancé par Cynthia sur son blog de lectrice.

 

Et alors ?

 

Rien, c’était juste pour faire avancer le schimimimi, schimilimili, schmilblick

25 décembre 2011

L'UN POUR L'AUTRE...

che.JPGDans une grande, surface, au rayon « livres », devant un ouvrage consacré à Che Guevara (avec une belle photo de l’intéressé en couverture° :

Elle : c’est qui ce gars là ?

Lui : C’est Fidel Castro, voyons !

...

On n’a pas le cul sorti des ronces, comme on dit par chez moi…

24 décembre 2011

LES DÉLAISSÉS DE CATHERINE MALARD

les-delaisses.jpgSecond bouquin (Cf. note du 21 décembre) ramené dans ma besace à l’occasion de « Noëlivres », le salon d’hiver des éditions du Petit Pavé : Les Délaissés de Catherine Malard.

Ce livre, écrit avec beaucoup de soin, renferme une belle galerie de portraits, saisis sur le vif, d’hommes et de femmes dont le parcours n’a pas été un long fleuve tranquille : SDF, réfugiés, exilés, exclus qui n’ont plus assez d’énergie pour crier leurs peines, pour qui « les mots sont des paquets mal ficelés de souffrances désormais nouée au creux de [leurs] entrailles ».

Mais c’est aussi un ouvrage particulièrement salutaire en ces temps troubles où la différence tend à être de plus en plus systématiquement pointée du doigt, voire même criminalisée, en ces temps où la chasse aux pauvres est de nouveau ouverte, où la haine de l’étranger devient un sport officiel, où les acquis sociaux et autres modalités de protection sociale sont en passe de devenir des vestiges historiques d’un autre temps. Bref dans ce monde en lambeaux où la démocratie a perdu l’essentiel de son âme et où le cynisme est roi, le fait de redonner la parole aux humbles, aux oubliés, aux déclassés, aux délaissés s’apparente presque à un acte de résistance.

A ce titre, le nouveau livre de Catherine Malard mérite toute notre attention et doit être conseillé à toutes celles et tous ceux qui ne veulent pas s’avouer vaincus et qui espèrent encore qu’un jour la devise républicaine, « Liberté Egalité Fraternité » traduise enfin une réalité avérée.

Les Délaissés, Catherine Malard, éditions du Petit Pavé, 2011

23 décembre 2011

STATISTIQUES OFFICIELLES

stats.jpgEn moyenne, ce blog reçoit 230 visites par jours, ce qui est honorable compte tenu de la modeste taille de notre Grognard. Mais régulièrement, une ou deux fois par an, la machine s’emballe, comme en ce 21 décembre où vous avez été 1240 à venir nous voir.

Bug statistique ou apparition fugace sur un site populaire d’un lien menant vers Le Grognard ? Mystère. En tout cas, dès le lendemain, le train-train reprenait !

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

08:56 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (6)

22 décembre 2011

JOLIE LANGUE...

jusdebouche_guillaume_siaudeau.jpgEt un p’tit nouveau pour Mister Siaudeau qui ne s’arrête plus !

Jus de bouche vient de paraître aux éditions Gros textes.

Les amateurs de Guillaume Siaudeau dénicheront forcément leur bonheur dans ce nouvel opus où l’on retrouve tout ce qui fait le charme de ce discret poète. Son humour : «  On l’a retrouvé / étalé dans son lit / la gorge tranchée / par un coup de froid / et se vidant lentement / de sa morve » ou : « Il était vraiment con / plus con que la plupart des cons » ; son art du télescopage : « Elle est une bouche d’incendie / près d’une rivière en crue » ; et surtout son don pour la formule qui fait mouche : « Nous sommes deux chevaux de manège / qui filent dans le soir / attendre le dernier train fantôme » ou encore, « La jolie fille qu’il croisait / dans l’ascenseur / avait des hauts et des bas ».

Avec, une fois de plus, une magnifique illustration de couverture signée Magali Planès

A commander d’urgence (et pour la modique somme de 6 €) ICI.

21 décembre 2011

JE SUIS MORT HIER, A QUATORZE HEURES...

je-suis-mort-hier-web (1).jpgL’avantage des salons c’est qu’on y fait parfois d’agréables découvertes. C’est ainsi que je suis revenu, dimanche dernier, de Noëlivres, le rendez-vous de noël des éditions du Petit Pavé, avec deux ouvrages dans ma besace.

Le premier (dont je parlerai bientôt) sciemment choisi en raison de son titre et de son thème (Les Délaissés de Catherine malard), le second, conseillé par Gérard Cherbonnier le tenancier de la maison : Je suis mort hier, à Quatorze heures… de Michel Garier

Drôle de petit bouquin que ce dernier, reposant sur une idée à la fois originale et universelle : le narrateur, fraîchement décédé, assiste à ses propres obsèques et son esprit survole, quelques temps durant, les foyers des êtres qui lui ont été chers. Qui n’a jamais rêvé de cela ? Personne, j’en suis certain.

Sur ce thème relativement casse-gueule, Michel Garier parvient à construire un récit jamais ennuyeux et parfaitement plaisant, faute d’être véritablement original. La simplicité de son ton et la justesse de ses observations font qu’on se laisse embarquer, entre sourires et larmes naissantes, dans les pérégrinations de son héros fantomatique.

Pour vous donner envie de découvrir ce petit livre plein de charme, je vous propose un court extrait :

« Homme ordinaire, j’ai été pleuré de façon ordinaire, sans excès ni parcimonie. En attendant la suite j’appartiens provisoirement à la catégorie des morts récents, ceux dont le cadavre est encore tiède, et dont on parle encore avec une mine de circonstance. J’entrerai bientôt dans la catégorie des morts confirmés, recensés classe 2008, les morts rentrés dans les rangs. Je serai alors mort comme le sont mes parents, mes grands-parents, et tous ceux qui m’ont précédé. On dira de moi : « Ah, cela fait déjà deux ans qu’il est mort ? » Et l’on parlera d’autre chose.

Je suis mort hier, à quatorze heures…, Michel Garier, éditions du Petit Pavé, 2010