Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29 avril 2012

CADOU : LE FILM

 

cadou2.jpgLe président de la Scam et Pierre Mathiote ont le plaisir de vous inviter à la projection de

René Guy Cadou ou les Visages de Solitude

Un film documentaire de 52 minutes d’Emilien Awada, avec la participation de Margaux Serre, d'après un scénario de Luc Vidal. Une production Cinérgie Productions et Télénantes, avec la participation du CNC, de la Procirep et de l’Angoa.

« René Guy Cadou ou Les Visages de Solitude » est tout autant un acte de mémoire qu’une célébration de la poésie elle-même, à travers la vie d’un écrivain qui nous a laissé une œuvre émouvante et toujours actuelle. 

Ce documentaire, faisant dialoguer entretiens et poèmes, traduit avec force et émotion ce que Cadou souhaitait : « Le temps qui m’est donné que l’amour le prolonge ».

Diffusion simultanée du film sur www.scam.fr le mercredi 16 mai 2012 à 19 heures 30 et salle Charles Brabant à la Scam, 5, avenue Vélasquez 75008 Paris (métro Villiers ou Monceau).

La projection sera suivie d’un verre.

Réservation indispensable à contact@cinergie-productions.fr ou au 06 11 74 31 47

26 avril 2012

AVIS DE DÉCÈS

guillon.JPGMikaël Lugan nous informe à l’instant du décès de Jean-Pierre Guillon, ce fin connaisseur du surréalisme de Sade et de Maurice Fourré, compagnon de route d’André Breton.

Mikaël avait coordonné et préfacé le numéro 18 du Grognard, intitulé La main dans le sac, volume regroupant quelques grinçantes « polémiques surréalistes » dont Jean-Pierre Guillon avait le secret.

En hommage à ce subtil et discret amoureux de la langue française, nous vous invitons à relire la lettre qu’il avait adressée à l’association des Amis de Saint-Pol-Roux en 2008.

24 avril 2012

LE GROGNARD N°2 EN LECTURE GRATUITE

GROGNARD 2.jpgLisez gratuitement le n°2 du Grognard paru en juin 2007.

Pour prendre connaissance du sommaire, cliquez sur la couverture.

Et pour lire le contenu, cliquez ICI.

A bientôt pour le n°3 !

17 avril 2012

LE GROGNARD N°1 EN LECTURE GRATUITE

GROGNARD 1.jpgQuelques numéros du Grognard sont épuisés et ne connaîtront normalement pas de retirages. C’est la raison pour laquelle nous allons les proposer en lecture gratuite, sur ce blog, dans les semaines qui suivent.

Nous commençons très logiquement par le n°1, paru en mars 2007.

Cliquez sur la couverture pour lire le sommaire

Et ICI pour lire le contenu !

A bientôt pour un prochain numéro.

07 avril 2012

MON AMOUR KALACHNIKOV...

img290.jpgLa revue Le Grognard est morte, certes, (paix à son âme), mais le spectacle continue (car comme disait Shakespeare : « The show must go on, Hamlet » !)

Nous comptons par exemple continuer à publier régulièrement des ouvrages, romans, essais, nouvelles, poèmes… Mais nous reparlerons de tout cela bientôt.

En attendant, voici le dernier né des éditions du Grognard : Mon amour Kalachnikov, suivi de Quand je ne serai plus qu’un vieux con fatigué, recueil de poèmes et de chansons signé Philippe Ayraud.

A mi chemin entre chanson et poésie, et dans la continuité logique de son précédent recueil, Silence Nuit (éditions Le Grognard) Philippe Ayraud revisite ses nostalgie intimes : le temps qui passe, les années qui s’amassent, les rêves de d’Amérique qui n’ont pas abouti. Il profite en même temps de ce recueil pour saluer ses « maîtres » : Bob Dylan, Leonard Cohen, Bruce Springteen…

Le volume coûte 10 €, frais de port inclus, et peut être commandé en nous envoyant un mail.

02 avril 2012

CE N'EST QU'UN AU REVOIR, MES FRÈRES...

the end.jpgC’est dit : l’aventure de la revue Le Grognard s’arrête là, au n°21. Il n’y aura donc pas de 22…

Pourquoi ? Parce que la lassitude a pris le pas sur l’exaltation, la routine sur le goût du neuf. Lorsque j’ai lancé Le Grognard, en 2007, avec l’aide précieuse de Jean Delpech, je n’avais aucun objectif en tête. J’imaginais que nous allions sortir deux ou trois numéros, et encore… Et la balade a duré cinq ans ! Cinq années  durant lesquelles nous avons publié, dans nos colonnes, plus de 150 auteurs et illustrateurs. Cinq années jalonnées de chouettes rencontres, tellement nombreuses qu’il m’est impossible de les nommer toutes, ici, individuellement.

Je tiens néanmoins à en remercier quelques-unes, plus spécifiquement, pour leur soutien inébranlable. Mes fidèles lieutenants pour commencer : Clément Arnoult, Goulven Le brech, Mikaël Lugan, Stéphane Prat ; puis tous les compagnons de route, qui ont fait un bout de chemin plus ou moins long avec nous : Pascale Arguedas, Gaston Vieujeux, François-Xavier d’Arbonneau, Aglaé Vadet, Mitch Abidor, Jean-Jacques Nuel, Thomas Vinau, Guillaume Siaudeau, Philippe Ayraud, Bertrand Redonnet, Marc Villemain, Ian Geay, Yves Artifel, Thierry Guérin… J’en oublie forcément et je m’excuse auprès de celles et ceux qui s’en formaliseraient. Je n’oublie pas non plus le soutien de Luc Vidal, responsable des éditions du Petit Véhicule dont les conseils m’ont toujours été utiles, ni le merveilleux soutien de toute la famille Cherbonnier et des éditions du Petit Pavé qui ont pris la revue sous leur aile protectrice. Un salut aussi à Patrick Durand Peyroles, responsable des éditions du même nom, pour sa gentillesse et son travail sur le dernier numéro. Une bise enfin, pour ma mère, Christiane, qui a quasiment relu tous les numéros pour y pourchasser les vilaines coquilles.

Et un grand merci collectif à tous les autres !

Voilà, la page se tourne, sans aucune amertume. Le chemin parcouru a été riche et beau et l’aventure continue. L’association reste en activité, tout comme le blog. Et je sais déjà que vous réentendrez parler du Grognard, d’une manière ou d’une autre, avant longtemps !

« Tout finit, rien ne conclut ». J’aimais déjà beaucoup cette phrase qui servait de devise aux derniers numéros du Grognard. Elle prend aujourd’hui tout son sens.

A bientôt

Stéphane Beau

01 avril 2012

LE SÂR KOZY

Trouvé sur le net ce montage photo que je trouve très bien réalisé et qui fait suite aux propos de Nicolas Sarkozy sur un certain soldat français "d'apparence musulmane"

SB

534512_3601981131956_1346420921_3393796_707611352_n.jpg

26 mars 2012

EXPOSITION ANDRÉE LAVIEILLE

Exposition Andrée Lavieille.jpgHenri Cambon, spécialiste de Bernard Marcotte dont il réédite les œuvres (Marcotte était également au sommaire du n°20 du Grognard) nous signale une exposition des œuvres d’Andrée Lavieille (1887-1960) qui était à la fois une amie de Marcotte et la grand-mère d’Henri Cambon.

Pour connaître tous les détails de cette exposition (qui s’étendra du 7 avril au 8 mai 2012), cliquez sur l'image pour l'agrandir.

06:00 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (0)

25 mars 2012

LADY DI CHEZ LES GROGNONS...

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas l'oeuvre d'Yves Le Manach et qui hésiteraient encore à commander notre nouveau Grognard, voici en cadeau-bonus (pas Bonux) un Artichauts supplémentaire.

(PS : j'ai recherché sur le net la photo la plus ringarde possible de Lady Di, mais il y avait tellement de choix. On peut ouvrir un concours, d'ailleurs, si ça vous amuse. Un livre gratuit à celle ou celui qui trouvera pire (mettons avant le 15 avril : le comité de lecture de la revue désignera le gagnant ! S.B.)

 

lady di.jpg

ARTICHAUTS DE BRUXELLES,  vol. 9

Série Squares et Jardins

Bruxelles, mai 1997

 

LADY DI & MOI

 J’arrive à un âge où je peux prétendre avoir connu quelques lieux de travail, que ce soit dans la banlieue parisienne ou dans la région bruxelloise. Les usines où j’ai travaillé se situaient, pour la plupart, dans des quartiers ou des banlieues industrielles. Ils transpiraient, par leur ambiance et leurs poussières “la prolifération osseuse” et nostalgique des fabriques du début de ce siècle.

 

Pourtant j’ai eu l’occasion de travailler, pendant quelques années, dans une zone industrielle de l’est de Bruxelles. C’était un quartier aéré, les entreprises étaient entourées de pelouses et des églantiers odorants bordaient les trottoirs.

L’entreprise où je travaillais était entourée de haies de rosiers qui fleurissaient de la fin du printemps jusqu’au mois de novembre. Il y avait un châtaignier dont nous mangions les fruits à l’automne après les avoir cuits au chalumeau. Des lapins couraient sur les pelouses et des pies venaient jacasser dans le peuplier. Le seul défaut de l’histoire consiste dans le fait que les ateliers n’avaient pas de fenêtres. Pour bénéficier de cet environnement nous devions nous rendre dans le bureau des gardiens ou au réfectoire.

 

Ce matin-là, précisément, nous nous tenions dans le réfectoire où avait lieu la réunion mensuelle du comité d’hygiène et de sécurité. C’était l’hiver et par les larges baies vitrées nous pouvions voir les flocons de neige s’abattre en rafales sur les squelettes des rosiers.

C’était une journée un peu exceptionnelle pour l’entreprise. En effet, la princesse Lady Di se déplaçait spécialement d’Angleterre pour visiter une nouvelle division qui venait de s’ériger sur le site. Même si cet événement ne le concernait pas directement, le personnel était très excité.

Notre directeur, qui était le président du comité, et qui n’était pas convié aux festivités, nous demanda ce que nous pensions de cette visite. J’appartiens à un peuple qui a guillotiné un roi et les déplacements des têtes couronnées de ce monde ne me procurent aucune bouffée de chaleur. Aussi c’est avec soulagement que je vis J., la déléguée des employés, prendre la parole.

- Vous savez, Monsieur le directeur, nous autres, les princesses... Espérons seulement qu’elle change de petite culotte plus d’une fois par semaine!

Cette remarque fit sourire le directeur.

- Vous aussi vous avez regardé cette émission!

Il faisait référence à De Chavanne qui, quelques jours plus tôt, avait invité sur son plateau des personnalités typiquement bruxelloises parmi lesquelles une marchande de caricoles, la dame pipi de la place de Brouckère... sans oublier Noël Godin, l’entarteur et son complice Robert Dehoux. Tous deux s’étaient livrés à quelques facéties dadaïstes, soutenant, entre autres choses, que la reine Fabiola ne changeait de petite culotte qu’une fois par semaine. Il n’y avait pas de quoi fouetter un chat, pourtant cette émission semblait avoir blessé les Bruxellois.

La représentante du SETCA, qui n’était pas dadaïste, en serait devenue plus belge qu’il n’était nécessaire :

- Mais c’est dégoûtant de laisser des gens pareils parler à la télévision. Non seulement ils sont vulgaires, mais ils ne représentent pas les bruxellois! Déjà que les Français n’arrêtent pas de raconter des blagues sur les Belges, alors si nous-mêmes en rajoutons, où allons-nous?

Le directeur, qui ne semblait nullement offusqué par les provocations dadaïstes, avait l’air déçu par cette opinion qu’il jugeait conformiste:

- Mais vous savez, Robert Dehoux est un homme très intelligent et très intéressant. Il a tenu autrefois un restaurant où il affirmait à haute voix que Paul Valéry était un con. Mais comment donc s’appelait ce restaurant?

La réunion prenait une tournure pittoresque. Je sais bien que j’aurais dû me taire, ne pas laisser apparaître ma vie secrète de prolétaire dans le cadre d’un rapport de classes. Mais c’était la première fois que je voyais aborder un tel sujet dans une réunion avec la direction et je ne pus m'empêcher d’intervenir.

- Vous voulez certainement parler de l’Estro Armonico, Monsieur le directeur!

- Oui, en effet, l’Estro Armonico! On y mangeait d’ailleurs très bien. Mais dites-moi, Monsieur Le Manach, comment savez-vous cela?

Le piège se refermait sur moi. J’allais être démasqué, non seulement aux yeux de la direction, mais aussi aux yeux de mes camarades syndicalistes.

- Robert Dehoux et Noël Godin sont mes amis, Monsieur le directeur.

- Ah bon! Mais vous ne me l’aviez pas dit! Comme c’est intéressant!

Bien sûr le directeur ne devait pas donner suite à son intérêt. Peut-être était-ce préférable. Il eût été malsain, autant pour l’entreprise que pour les conventions sociales, qu’un directeur conviât dans son bureau un délégué de la FGTB afin de discuter de dadaïsme ou de situationnisme. Pourtant je fus bien obligé de constater que, culturellement parlant, j’étais plus proche de l’ennemi de classe que de mes alliés du prolétariat. Je pouvais vérifier une fois de plus l’état d’exclusion culturelle dans laquelle se trouvait la classe ouvrière.

Devais-je me culpabiliser pour avoir fait de la collaboration de classe en intervenant d’une façon inopinée ? Était-ce le directeur qui avait manqué à son rang social en marquant son intérêt pour des attitudes dadaïstes? Était-ce Robert Dehoux et Noël Godin qui avaient entretenu l’ambiguïté par leur attitude intellectuelle? Pourtant n’est-ce-pas le propre d’une attitude intellectuelle que de cultiver le doute et d’entretenir l’ambiguïté ? Mais ne s’agissait-il pas, tout simplement, d’une manifestation visible de la séparation sociale ?

Quatre berlines noires passèrent à grande vitesse derrière la haie de rosiers, laissant derrière elles des tourbillons de neige. Lady Di venait de passer. La réunion du comité d’hygiène et de sécurité put commencer.

Yves Le Manach

LE GROGNARD A SABLÉ...

sable.JPG

Le 1er avril (et ce n'est pas un poisson), Le Grognard sera à Sablé sur livres, le salon de Sablé-sur-Sarthe (72), sur le stand du Petit Pavé, bien entendu.