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04 novembre 2011

35 MINUTES D'EXTASE !

01 novembre 2011

LIVRESSE FAIT DANS LE POLAR

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29 octobre 2011

DANIEL ROBERT EST DANS CHIENDENTS...

img093.jpgLes éditions du Petit véhicule continuent à enchaîner les numéros de leur nouvelle revue, Chiendents dont la périodicité est parfaitement aléatoire (« on peut même en publier trente par an, si on veut » nous soufflait même Luc Vidal, le responsable des éditions, il y a quelques jours.

Ce troisième numéro, coordonné par Pierrick Hamelin (auteur de magnifiques ouvrages tels que Manège ou Promenades philosophiques, publiés aux Perséides, et également au sommaire du dernier Grognard consacré au « Sentiment océanique), s’attache à nous faire redécouvrir Daniel Robert (1952-1981) poète et peintre nantais qui a passé une bonne partie de sa courte vie en asile psychiatrique.

Joliment illustré par des reproductions en couleur de ses tableaux, ce numéro contient un entretien avec le frère de Daniel Robert ainsi qu’une sélection représentative de ses poèmes.

Belle occasion pour les amateurs de curiosités et d’auteurs oubliés, de se plonger dans l’univers touchant de ce poète méconnu. Et pour 4 € en plus, ce serait bête de se priver.

Pour toute commande, c’est ICI.

28 octobre 2011

CONNOLLY AGAIN...

connoly.JPG« L'usage parfait du langage est celui où chaque mot a simplement le sens qu'il doit avoir, sans rien de plus ni de moins. [...] Il y eut un temps (...) où les mots exprimaient ce qu'ils signifiaient et où il était impossible de mal écrire. »

Cyril Connolly, Ce qu’il faut faire pour ne plus être écrivain, Les Belles Lettres, 2011

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27 octobre 2011

PALANTE EN PORTUGAIS

9789728610838.jpgDécouvert par hasard sur le web cette traduction récente (2009) des Antinomies entre l'individu et la société de Georges Palante en portugais (avec une préface de Michel Onfray).

Ce retour de Palante à la langue portugaise n'est que justice si l'on se souvient que les premières traductions du Précis de sociologie ont justement vu le jour au Brésil (1908) et au portugal (1909)

26 octobre 2011

COMME EN POÉSIE N°47

img091.jpgLe n°47 de Comme en poésie est disponible.

On y rencontre quelques contributeurs qui feront également leurs premiers pas dans le prochain Grognard à paraître en décembre (Marc Bonetto, Tristan Felix) ainsi que quelques noms que l’on a toujours plaisir à retrouver (ceux de Patrice Maltaverne ou de Michel l’Hostis par exemple).

A noter que les couples (littéraires ou réels) sont à l’honneur dans ce numéro de septembre.

Tous les détails ICI.

25 octobre 2011

MIDI 35/36

img089.jpgLe numéro 35/36 de la toujours très somptueuse revue MIDI est disponible.

Au sommaire, plein de belles choses. Signalons plus particulièrement une étude très touchante sur Colette Thomas, femme d’Henri Thomas (traducteur de Jünger, entre autres) et amie d’Antonin Artaud.

Occasion de lire également un beau récit intitulé « L’arrière saison », signé Goulven Le Brech.

Un numéro magnifiquement illustré qui coûte 14 € et qui peut être commandé ICI auprès de Françoise Thieck Champin

24 octobre 2011

LA DERNIERE CHEVAUCHÉE DE BERNARD MARCOTTE

marcotte.jpgBernard Marcotte (1887-1927), poète, philosophe et conteur parfaitement inconnu du grand public, sera au sommaire du Grognard n°20 à paraître en décembre. En attendant la parution de ce numéro (dont nous vous détaillerons le sommaire prochainement), je vous incite fortement à mieux apprendre à connaître ce mystérieux Marcotte au travers d’un recueil de contes intitulé La Dernière chevauchée des rois mages qu’Henri Cambon (petit fils d’un ami de Marcotte) vient de faire paraître aux éditions Thélès.

A mi chemin entre le conte et le poème en prose, les textes de Bernard Marcotte s’occupent à revisiter tous les mythes (les fées, les ogres, les dragons) et toutes les légendes (chrétiennes, finnoises, grecques) pour créer au final un univers fantasmagorique très personnel où la Vierge Marie se retrouve être un personnage féérique au même titre que Cendrillon ou Vénus.

S’amusant à explorer les zones d’ombres laissées dans les contes traditionnels (qu’ont fait les Rois Mages sur le chemin du retour ?, comment le Petit Poucet a-t-il fait pour entrer dans les bottes de l’ogre ?, il fait preuve lui-même d’un réel talent de conteur, tout en gardant toujours un œil critique (et souvent caustique) sur tout ce qu’il écrit.

Sa langue, enfin, fait souvent mouche et son sens de la formule nous conforte dans l’idée qu’il s’agissait bien là d’un vrai écrivain et que sa redécouverte est parfaitement légitime. Quelques extraits devraient suffire pour vous en convaincre.

« En ce temps là, l’Etoile Polaire fuyait dans le ciel, poursuivie par la Grande Ourse qui voulait la dévorer (car les étoiles n’ont point toujours été immobiles, mais jadis elles se faisaient la guerre). »

« Les choses sont éternelles : celles qui demeurent et celles qui recommencent. »

« A l’heure la plus noire, un corbeau, volant bas, rôda dans la clairière, avec un bruit mou des ailes dans l’air humide, comme une pâte qu’on pétrit dans la maie. »

« Devant le soleil qui montait, j’ai su le grand orgueil de la vie, et j’ai levé la tête pour respirer plus profondément encore le parfum des moissons mûres et des forêts bleues. J’ai vu les tâches rouges des coquelicots sur les nappes d’or des blés, et très bien, au-delà du ruisseau, les vieilles portes des maisons grises s’ouvrant à la lumière. »

Bernard Marcotte, La Dernière chevauchée des Rois Mages,
Thélès, 2011, 164 pages, 16,50 €

23 octobre 2011

ROSSET ET LES ANAGNOSTES...

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Pour faire suite à notre note du 21 octobre, consacrée à un compte rendu du Grognard spécial Rosset paru sur le blog Issue21, nous vous proposons de lire le texte complet de la contribution d'Eric Bonnargent à ce numéro (coordonné par Stéphane Prat) sur le blog de L'Anagnoste.

22 octobre 2011

KOESTLER ET LE SENTIMENT OCEANIQUE

zero.jpgDeux extraits issus du Zéro et l’infini d’Arthur Koestler, en complément du dernier numéro du Grognard consacré au Sentiment océanique.

« Il lui arrivait de réagir à l'improviste à une mélodie et même au simple souvenir d'une mélodie, aux mains jointes de la Pietà, à certaines scènes de son enfance. Ses harmoniques répondaient à certains appels comme à un diapason, et, une fois ces échos éveillés, il se produisait un de ces états que les mystiques appellent " extase " et les saints " contemplation " ; les plus grands et les plus posés des psychologues modernes avaient reconnu comme un fait l'existence de cet état et l'a­vaient appelé " sentiment océanique ". Et en vérité, la per­sonnalité s'y dissolvait comme un grain de sel dans la mer; mais au même moment, l'infini de la mer semblait être con­tenu dans le grain de sable. Le grain ne se localisait plus ni dans le temps ni dans l'espace. C'était un état dans lequel la pensée perdait toute direction et se mettait à tourner en rond, comme l'aiguille de la boussole au pôle magnétique ; et en fin de compte, elle se détachait de son axe et voyageait librement à travers l'espace, comme un faisceau de lumière dans la nuit ; et il semblait alors que toutes les pensées et toutes les sensa­tions, et jusqu'à la douleur et jusqu'à la joie, n'étaient plus que des raies spectrales du même rayon de lumière, décomposé au prisme de la conscience. »

« Apparemment, même un coin de ciel bleu suffisait à pro­voquer " l'état océanique " »