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01 avril 2012

LE SÂR KOZY

Trouvé sur le net ce montage photo que je trouve très bien réalisé et qui fait suite aux propos de Nicolas Sarkozy sur un certain soldat français "d'apparence musulmane"

SB

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16 février 2012

DE QUOI LA DEMOCRATIE EST-ELLE LE NOM ?

marianne-baillon-2.jpgAllez, je continue de fouiller dans mes "archives" et je ressors ce texte d’octobre 2010, publié lui aussi sur Non de non. Et après la déclaration officielle de candidature, hier soir, de Nicolas Sarkozy, qui nous dit qu’il est très soucieux de donner la parole aux Français via des référendums, je trouve que ce texte retrouve une seconde jeunesse...

 

*

 

La manière dont Nicolas Sarkozy et ses sbires « gèrent » la grogne actuelle autour de la réforme des retraites me laisse terriblement perplexe. Car depuis le début, la ligne de conduite du Président de la République et de son gouvernement est relativement le même : « la réforme que nous mettons en place est bonne, juste et nécessaire, tant pis si une partie des français ne la comprend pas ». A cela ils rajoutent également, pour justifier leur légitimité que « Nicolas Sarkozy a été élu démocratiquement. Les français ont voté pour lui pour qu’il prenne ses responsabilités, et c’est ce qu’il fait, n’en déplaise à ses opposants ». Sous-entendu, derrière cela : la parole de la rue qui vient remettre en cause le vote des français est donc, d’une certaine manière, « anti-démocratique » et, de ce fait, illégitime. Ce qui explique la fermeté du discours tenu depuis le début par l’État et son gouvernement.

 

Le plus étonnant (ou effrayant), c’est de constater la tranquillité avec laquelle la grande majorité des médias reprend ces propos, sans jamais pointer du doigt sur ce qu’ils signifient vraiment. Car quel sens a le mot « démocratie » pour Sarkozy et ses hommes de main ? Il a été élu démocratiquement, d’accord, ce qui est quand même la moindre des choses en République, mais ensuite ? Quel sens donne-t-il à ce mandat ? Il a été élu pour appliquer un programme, explique-t-il, et il le fera. Déjà, là, on décèle un raccourci gênant : il effectivement été élu sur la base d’un programme. Un certain nombre de français, pas tous, et loin de là, a marqué son intérêt pour les propositions qu’il faisait, en effet. Ce qui ne veut pas dire que celles et ceux qui appréciaient ce programme le validait à 100% sur tous les points ni qu’ils signaient, en votant pour Sarkozy, un chèque en blanc lui octroyant tous les pouvoirs et leur interdisant par la suite toute réclamation.

D’autant qu’il y a souvent un écart assez important entre le « programme », pétition de principe, et les actes posés… Tout ce que Nicolas Sarkozy a mis en branle sur la question des Roms était-il posé dans son programme ? Pas en ces termes, en tout cas… Et sur les retraites ? Le programme du candidat Sarkozy portait plutôt sur l’option inverse de ce qu’il met en œuvre aujourd’hui. La crise est passée par là depuis, nous explique-t-il, il a bien fallu prendre des mesures. Pourquoi pas, mais sur quels critères ? La réforme qu’il met en œuvre est indispensable nous répète-t-il sans relâche. Elle doit être votée, que les Français le veuillent ou non. C’est ainsi, et il ne cédera pas. Ah bon ? Et pourquoi ne céderait-il pas ? Qu'est-ce qui l'en empêche ? Sa réforme est elle réellement représentative de ce que veulent les Français ? Pas si sûr, pourtant... Les derniers sondages annoncent que Sarkozy, avec 30% d’opinions favorables et 70% de défavorables, a fait exploser tous les records d’impopularité des Présidents de la République. Le pays est au bord de l’explosion, les rues sont noires de manifestants, et plus de 60% des Français semblent être plus ou moins solidaires des grévistes, mais tout cela ne compte pas. Tous ces braillards là ne comptent pas. Ils ne sont pas « démocratiques » ! 

Mais qu’est-ce que la démocratie, alors ? N’est-ce pas le pouvoir accordé au peuple de se désigner des représentants ? Et qu’est-ce qu’un représentant ? Un type qui décide tout seul, de sa propre « autorité », de son propre « chef » (les mots ne sont pas anodins) ce qu’il est bon de faire ? Non. Pour moi, ce type là n’est pas un représentant de la démocratie, mais un despote. Même s’il a été élu « démocratiquement », et même si sa politique se dit « éclairée ». Un despote est un dirigeant qui exerce sur son peuple un rapport d’autorité, et qui estime avoir sur lui une position hiérarchique supérieure. C’est un « chef », au même titre que le chef de famille dont l’autorité n’a rien de représentative. C’est un homme de « pouvoir » qui accorde plus d’importance à ce pouvoir qu’il détient, justement, qu’au peuple qu’il est sensé défendre. Et hélas : quand on vit sous le règne d’un despote, la démocratie n’est plus.

 

Nicolas Sarkozy est persuadé que sa réforme des retraites est indispensable ? Très bien, il en a le droit. Mais son devoir de représentant du peuple, dans un réel souci démocratique, n’est pas d’imposer son point de vue, mais de l’expliquer, de l’exposer et de le proposer. Après, si les Français n’en veulent pas, il n’a aucune légitimité pour légiférer contre l’avis de ceux qu’il représente. La France n'est pas une entreprise dont il a la gestion, mais un pays et surtout un peuple dont il est sensé être le porte-parole. S’il estime qu’en refusant sa proposition les Français commettent une erreur, libre à lui de se retirer dignement. Et si dans vingt ou trente ans tout le monde constate qu’il avait raison et qu’on aurait dû l’écouter, tant pis pour nous : c’est ça la démocratie. Mais un chef qui impose « sa » réforme sans accorder la moindre écoute à son peuple c’est un tyran, un despote, un dictateur, tout ce que l’on voudra, mais ce n’est plus un démocrate, et il n’y a rien d’étonnant à ce que les réactions de ses opposants dérivent vers la violence puisque c’est malheureusement le seul langage que les tyrans comprennent. Et moi, plus que le fond même du débat sur les retraites, c’est cette vérité là qui me heurte de plein fouet, aujourd’hui.

 

Notre fier Président, c’est évident, ne cédera pas. Il cassera les casseurs s’il le faut, il éparpillera les piquets de grèves, il libérera la France des vilains récalcitrants, il boutera les cégétistes hors des raffineries... Et après ? Après, nous verrons bien, en 2012, comment voteront les Français… Et s’ils réélisent encore un Président du même tonneau que celui que nous avons actuellement, s’ils font encore le choix d’un despote et non d’un représentant, la seule question qui nous restera alors à nous poser sera : méritons-nous réellement la démocratie !

 

Stéphane Beau

08 février 2012

LA VALEUR DE L'HOMME...

balance_justice.gifEn ces temps de disputes sur le thème de la "valeur" des civilisations et sur question de savoir si "tout se vaut", je ressors ce texte publié en juin 2010 sur feu le blog Non de non. Texte qui prend une autre dimension aujourd'hui, je trouve, puisqu'une partie de ceux qui me traitaient de tous les noms, alors que je refusais le principe d'une hiérarchisation des valeurs dans le domaine culturel, sont maintenant les premiers à taper sur Claude Guéant. Comprenne qui pourra...

*

À plusieurs reprises ces derniers temps, lors de différents débats, sur le net ou ailleurs, on m’a reproché de défendre l’idée que « tout se valait ». Ce qui a tout de même fini par m’étonner vu que, sans aucun doute possible, c’est une conviction que je n’ai pas (je vous mets même au défi de trouver une seule ligne de moi où j'ai pu soutenir une telle thèse). Alors, pourquoi cette récurrente critique ? Après avoir passé en revue tous les contextes où cette accusation – qui se voulait décisive – m’avait été assenée, j’ai pu noter d’intéressantes similitudes. À chaque fois, en effet, j’étais opposé à des personnes qui s’évertuaient à me démontrer qu’il existait des échelles de valeurs parmi les hommes, échelles qui justifiaient des hiérarchies plus ou moins formelles en fonction de leurs goûts artistiques, culturels, vestimentaires, en fonction de leur façon de consommer, de parler, de s’aimer, d’éduquer leurs enfants… Et quand je pointais un doigt trop farfouilleur sur le fait que les valeurs qu’ils me présentaient reposaient souvent sur des bases floues et arbitraires, ils finissaient toujours par clore le débat en me lançant un rageur : « c’est sûr que c’est plus simple de se retrancher derrière le tout se vaut ! »

Plus simple… pour qui ? Pour moi je ne sais pas, mais pour celui qui concluait ainsi le débat, sans aucun doute ! Car nous sommes tous pareils. Quand il s’agit de déterminer une échelle de valeur, nous fonctionnons tous de la même manière. La main sur le cœur, et en toute objectivité (bien sûr) nous sommes tous intimement persuadés que nous sommes assez représentatifs de ce qui se fait de mieux. Oh, on ne l’exprime pas aussi ouvertement : nous sommes modestes, voyons ! Non, on biaise, on bricole. On s’invente des cadres, des règles, des normes, des valeurs que l’on déroule tranquillement, comme si de rien n’était, et au final on constate (oh miracle !), que nous ressemblons quand même énormément à l’idéal type que nous avons innocemment mis en lumière ! C’est ainsi que, par un heureux hasard, l’artisan trouve que son statut d’indépendant est quand même plus noble que celui du salarié, le fonctionnaire estime que son dévouement au service public est quand même plus digne que le travail de l’artisan qui travaille pour son seul profit, le catholique pense qu’il est plus respectueux de la fraternité entre les hommes que le vil athée qui ne se soucie que de sa jouissance personnelle, et inversement que l’athée est persuadé qu’il est beaucoup plus fraternel que ce salaud de catho qui ne songe qu’à son salut… On pourrait étendre la liste indéfiniment.

Le problème, c’est que dans notre beau pays des Droits de l’Homme (avec des majuscules, comme il se doit) il y a aussi une valeur suprême avec laquelle il est toujours malaisé de transiger : la Démocratie (tiens, on va lui coller une majuscule, à elle aussi). Démocratie qu’il est difficile de dissocier de sa petite sœur : l’Égalité (et hop, « É » majuscule, tant qu’on y est)… Et quand on s’amuse à bricoler des échelles de valeurs, forcément, à un moment ou à un autre, on vient se heurter à ces valeurs de démocratie et d’égalité. Ce qui n’est pas grave en soi, sauf si on veut gagner sur les deux tableaux en décrétant à la fois que l’on est un scrupuleux démocrate qui respecte tout le monde également et que l’on est persuadé qu’il existe entre les hommes d’indéniables degrés de valeurs…

Enfin quand je parle de « problème »… C’en est surtout un pour moi qu’il y en a un car, pour l’essentiel, mes contradicteurs ne semblent pas trouver dans ce grand écart quoi que ce soit de troublant. Oui, ça me pose problème qu’on affirme une chose et son contraire sans se soucier de voir comment les deux morceaux de l’histoire peuvent s’accoler ensemble… Mais étrangement, ce genre d’exigence semble être passé de mode. On est sans doute entré dans l’ère de l’affirmation… Fini le temps de la réflexion et de l’analyse…

La question que je pose en général à mes interlocuteurs, question qui était très en vogue en 1968, est pourtant d’une simplicité enfantine : « d’où parlez-vous ? ». Quand je vois par exemple un écrivain qui s’échine à me démontrer qu’il y a une bonne et une mauvaise littérature et que je constate, comme par hasard, que la bonne littérature, selon lui, c’est celle qu’il aime et qu’il pratique, désolé, mais je souris. Idem quand je vois trois critiques littéraires débattre le plus sérieusement du monde pour aboutir à la conclusion que, plus encore que l’auteur ou que l’œuvre elle-même, c’est le regard du critique qui donne toute sa valeur à un livre (véridique !)… Idem quand je vois un patron m’expliquer qu’il n’y a rien de mieux que la valeur travail ou un ouvrier agricole qui m’explique qu’un vrai homme, c’est un homme qui sait se servir de ses mains…

Le plus amusant, c’est que ceux qui me prêtent cette idée que « tout se vaut », et qui défendent donc l’option inverse (à savoir que « tout ne se vaut pas ») sont bien souvent des anticapitalistes convaincus qui, par ailleurs, n’ont de cesse de combattre la marchandisation de la vie quotidienne… Et là, pourtant, eux que révulse toute tentative de rabaisser l’homme à une marchandise trouvent parfaitement naturel de ramener soudain, par un biais détourné, cette notion de « valeur » dans les relations humaines.

Eh bien moi, désolé, et tant pis pour tous ceux que cela agace : je maintiens que la question de la valeur ne m’intéresse pas. Elle ne me « parle » pas, elle ne m’inspire rien. Je me fous de savoir si mes goûts valent plus ou moins que ceux du voisin. Je me contrefous de savoir si ma maison, ma voiture valent plus que la maison et la voiture de mon prochain. Je me moque de savoir si mes lectures valent mieux que celles de tel ou tel autre lecteur… Bref, je me fiche de savoir si tout se vaut ou non : ce que je m’efforce de faire, c’est de rester fidèle à ce principe simple qui veut qu’en terme d’humain rien n’est comparable et que toute tentative pour assigner aux hommes, aux choses, aux idées ou aux goûts, des valeurs spécifiques ne peut qu’entrouvrir la porte à des principes de discrimination et d’exploitation que je ne peux pas approuver.

Stéphane Beau

 

16 janvier 2012

AILI... AILO...

ailo alilo.pngSavoir qu'il y a des types qui, sur le blog du Grognard, tapent "aili ailo" dans le moteur de recherches me laisse absolument perplexe...

Et pourtant...

25 décembre 2011

L'UN POUR L'AUTRE...

che.JPGDans une grande, surface, au rayon « livres », devant un ouvrage consacré à Che Guevara (avec une belle photo de l’intéressé en couverture° :

Elle : c’est qui ce gars là ?

Lui : C’est Fidel Castro, voyons !

...

On n’a pas le cul sorti des ronces, comme on dit par chez moi…

16 décembre 2011

AVANT LA CULBUTE...

110225croque.jpgVous les connaissez, vous, les chansons que vous aimeriez entendre (façon de parler) le jour de vos obsèques ? Moi, oui. Trois morceaux suffiront. Trois morceaux, allez savoir pourquoi, qui m’ont toujours touché plus que les autres. C’est ainsi, même pas la peine d’essayer de comprendre pourquoi.

Alors, en espérant qu’il attendra longtemps avant de servir, voici le tiercé gagnant :

The Rolling Stones : Time waits for no one

John Frusciante : Scratches

Neil Young : Are you passionate

Et la votre, de set-list, elle ressemble à quoi?

 

 

17 novembre 2011

VOUS REPRENDREZ BIEN UNE DOSE DE TVA ?

tva.gifSi le principe d'une hausse de la TVA sur le prix des livres vous hérisse les poils, n'hésitez pas à venir signer la pétition mise en ligne ICI.

Et si vous n'êtes pas encore convaincu(es), vous pouvez commencer par jeter un coup d'oeil sur l'appel de Gérard Cherbonnier, au nom de l'association des éditeurs indépendants L'Autre Livre.

10 octobre 2011

KOESTLER & KROPOTKINE

art(hur.jpgRien de tel qu'une virée à un vide-grenier pour dénicher quelques chouettes bouquins à des prix défiant toute concurrence.

Mon escapade de dimanche dernier m'a permis de mettre la main sur un exemplaire de Le Zéro et l'infini, d'Arthur Koestler que je n'ai jamais lu et dont Luc Vidal, le boss des éditions du Petit Véhicule, ne cesse de me chanter les louanges. Koestler parle, paraît-il, du Sentiment Océanique à la fin de son roman... Alors forcément, ça donne envie d'aller y voir de plus près !

pierre.jpgEt quelques stands plus loin, parmi les pulls de seconde main, les verres dépareillés et les fèves en porcelaine, j'ai débusqué un exemplaire des Mémoires d'un révolutionnaire de Pierre Kropotkine, aux éditions Scala (préface de Georges Brandès).

Bref, de la bonne et saine lecture pour quelques jours...

30 septembre 2011

L'INDIVIDU SELON BUZZATI

9782221123195.jpg« Il suffirait d’un rien ; réussir à être toi-même, avec toutes tes faiblesses inhérentes, mais authentiques, indiscutables. La sincérité absolue serait en soi un tel document ! Qui pourrait soulever des objections ? Voilà l’homme en question ! Un parmi tant d’autres si vous voulez, mais Un ! Pour l’éternité les autres seraient obligés d’en tenir compte, stupéfaits. »

Dino Buzzati, En ce moment précis, Robert Laffont, 2011.

19 mars 2011

CON COMME UNE SARDINE...

carabine600.jpgDéfinition de la sardine par Patrick Pecherot (Dans L'homme à la carabine, Gallimard, 2011) :

" C'est un poisson très con. Il faut en tenir une couche pour nager en banc et finir en boîte. En rangs, qui plus est ! "