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27 octobre 2016

GEORGES PALANTE...

Trouvé par hasard ce compte rendu rédigé par Nicolas Baygert à l'occasion de la réédition de deux textes de Palante que j'avais établie et postfacée en 2007 pour les éditions Mille et une nuits. Séquence nostalgie ! « LA SENSIBILITÉ INDIVIDUALISTE : SUIVI DE ANARCHISME ET INDIVIDUALISME » DE GEORGES PALANTE Dans ce plaidoyer virulent, Palante prend le parti d’opposer l’anarchisme, présenté comme idéalisme exaspéré et fou, à l’individualisme, qui selon lui se résume en un trait commun à Schopenhauer et à Stirner : un impitoyable réalisme. (p. 58.) Au fil des pages, l’auteur torpille et ringardise l’anarchisme – ce dogmatisme social imbu d’humanisme et de moralisme – l’apparentant à une doctrine de grenouille de bénitier : « c’est au fond la morale chrétienne, abstraction faite de l’élément pessimiste que renferme cette dernière. » (p. 65). Doctrine de l’espérance, l’anarchisme, optimiste et idéaliste, suppose que les vertus nécessaires à l’harmonie sociale fleuriront d’elles-mêmes. Une doctrine grégaire qui ferait confiance à la tempérance des foules une fois la bête lâchée. Une doctrine caractérisée par une foi ; la foi en la science. Palante ne disqualifie pas d’emblée l’anarchisme puisqu’il représenterait un premier moment de l’individualisme : le moment de l’action courageuse et confiante dans le succès (p. 50). À son second moment l’individualisme se convertit néanmoins en pessimisme social. L’auteur souligne ici qu’il s’agit d’un pessimisme de fait, pessimisme expérimental en quelque sorte, pessimisme a posteriori, « totalement différent du pessimisme théologique qui prononce a priori, au nom du Dogme, la condamnation de la nature humaine. » (p. 56) Comme pessimisme social, la sensibilité individualiste représente une défiance raisonnée vis-à-vis de toute organisation sociale, les sensibilités chrétiennes, humanistes, solidaristes et démocratiques, ayant pour dessein d’effacer les distinctions entre les moi. Palante prône dès lors un athéisme social fondé sur une désidéalisation foncière de la vie et de la société. Un combat qu’il distingue cependant comme perdu d’avance, la société finissant toujours par mater l’isolé. Se référant tour à tour à Vigny, Stendhal, Amiel, Nietzsche, Barrès, ou Stirner, Palante, conçoit la sensibilité individualiste comme un « espagnolisme » du Moi ; « une façon de se dérober, une façon de fermer sa porte, de défendre son for intérieur ; c’est l’isolement hautain de l’individu dans la forteresse de son unicité ; c’est une sécession sentimentale et intellectuelle. » (p. 18.) Or, comment subsister dans une société regardée comme un mal nécessaire sans dépérir ou tirer précocement sa révérence ? Palante répond à cette question en reprenant le projet « eudémonologique » de Schopenhauer consistant à rendre la vie aussi agréable et aussi heureuse que possible. L’auteur souligne là encore que la tactique de l’individualiste contre la société sera « infiniment plus complexe, plus délicate, plus riche, plus nuancée et plus variée que celle, grossière et brutale, de l’anarchisme. » (p. 74) Une lecture autant impérieuse qu’impérative apportant une clarification définitoire essentielle… Nicolas Baygert

27 octobre 2011

PALANTE EN PORTUGAIS

9789728610838.jpgDécouvert par hasard sur le web cette traduction récente (2009) des Antinomies entre l'individu et la société de Georges Palante en portugais (avec une préface de Michel Onfray).

Ce retour de Palante à la langue portugaise n'est que justice si l'on se souvient que les premières traductions du Précis de sociologie ont justement vu le jour au Brésil (1908) et au portugal (1909)

05 septembre 2011

GEORGES PALANTE ET HAN RYNER

Palante.jpgA l’occasion d’un colloque sur Stirner et la France, Georges Palante et Han Ryner seront à l’honneur, le premier avec Philippe Corcuff dont l’exposé s’intitulera : Questions posées par la philosophie de Stirner à la sociologie française : (in)actualité de Georges Palante, et le second avec Gérard Lecha qui présentera les liens entre Max Stirner et Han Ryner.

Ce colloque aura lieu le 24 septembre 2011 de 9h à 18h.

Lieu : Sciences Po Nancy, 94, Avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, 54000 Nancy.

(Salle : Amphithéatre Vienne)

Tout le détail du programme ICI.

07 janvier 2011

LA SENSIBILITE INDIVIDUALISTE # 4

Quatrième et dernière partie de La Sensibilité individualiste de Georges Palante en version audio :

 

06 janvier 2011

LA SENSIBILITE INDIVIDUALISTE # 3

La Sensibilité individualiste de Georges Palante en audio, troisième partie (sur quatre)

05 janvier 2011

LA SENSIBILITE INDIVIDUALISTE # 2

La Sensibilté Individualiste de Georges Palante, en audio, deuxième partie (sur quatre)

04 janvier 2011

LA SENSIBILITE INDIVIDUALISTE # 1

Continuons dans la veine Palantienne avec ce premier volet (sur quatre) de la Sensibilité Individualiste version audio :

 

03 janvier 2011

POLITIQUE DE GEORGES PALANTE

Allez, puisque nous avons commencé cette année avec Georges Palante, poursuivons avec cet article paru dans Ouest-Éclair, le 8 août 1919 et signé Eugène Le Breton. Il s’agit d’un compte rendu détaillé de Du Nouveau en politique, des problèmes nouveaux, des partis nouveaux, des hommes nouveaux, livre paru en 1919 chez Duperret et Cie.

 

Comme d’habitude, cliquez sur l’image pour l’agrandir.

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02 janvier 2011

GEORGES PALANTE & LOUIS PRAT

Allez, pour les amateurs de Georges Palante, un petit article publié par son ami Louis Prat, le 26 octobre 1925 dans La Pensée Française.

Prat commet d'ailleurs une belle boulette. Qui va la découvrir ?

Cliquez sur l'image pour pouvoir lire l'article

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10 novembre 2010

PALANTE / GUILLOUX

1276504520.jpgA lire, en ligne, le chapitre que Sylvie Golvet consacre au lien Guilloux – Palante dans son livre sur Louis Guilloux.

 

Chapitre très bien documenté et instructif, même si la question de l’amitié entre les deux hommes aurait pu être un peu plus approfondie, ainsi que la manière dont Guilloux fait un usage discutable de l’image de son « ami » dans le Sang noir.

 

Mais il faut reconnaître néanmoins à l’auteure cette qualité d’avoir quand même osé égratigner la légendaire « amitié » entre Palante et Guilloux (et c’est tellement rare qu’il convient de le noter) en reprenant un extrait de lettre où ce dernier écrit à Grenier, après la mort de Palante : « Toute l’amitié que j’avais pour lui ne m’empêche pas de condamner sévèrement son geste, où je ne vois que maladie ou folie. Et je ne sais pas si cela ne le diminue pas à mes yeux ».

 

Il ne faut pas oubier cela quand on lit le Sang noir.

 

Sylvie Golvet, « Chapitre X. — Quelque chose à dire sur la société », in Louis Guilloux, Rennes, Presses Universitaires de Rennes (« Interférences »), 2010, p. 259-276.