28 septembre 2009
Grognardises
En ligne dorénavant, sur le blog Grognardises, les recensions signées Stéphane Beau et publiées dans différents magazine ou sur le net ces dernières années.
Nous avons beaucoup de retard à rattraper pour mettre en ligne toutes ces chroniques (pas loin de 80) : le blog s’étoffera donc régulièrement… Revenez-y donc de temps en temps !
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27 septembre 2009
Zoologies d'Emilie Alenda
Emilie Alenda, qui a déjà réalisé plusieurs illustrations pour Le Grognard (notamment la couverture du n°9), vient de publier un livre pour enfants, Zoologies, aux éditions L’Initiale.
Quatrième de couverture :
Il y a bien des différences entre les humains et les animaux. Mais parfois, en certaines circonstances, on envisagera humblement la possibilité de quelques rapprochements...
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25 septembre 2009
Comme en poésie n°39
Et de 39 ! Comme en Poésie, avec l’insubmersible Jean-Pierre Lesieur à la barre, poursuit sa route, imperturbablement.
Un extrait ?
Talon d’Achille, d’André NICOLAS
Cuisses
Creusées,
Genoux
Cagneux,
Mollets
De coq,
Dévers
Boiteux !
Nul ne dira jamais
« T’as d’belles jambes tu sais ? »
T’as d’beaux iambes non plus,
Tout est mal fichu !
Vous en voulez-plus ? Cassez votre tirelire et cliquez ICI !
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19 septembre 2009
Pourquoi, Pascale Arguedas
Après avoir consacré une énergie folle à défendre les livres des autres, Pascale Arguedas a enfin décidé de passer de l’autre côté du miroir, de reposer sa plume de « critique », et d’enfiler sa combinaison d’écrivaine. C’est ainsi qu’elle publie, ce mois-ci, aux éditions Alphabet de l’espace, une très élégante plaquette (de 18 pages) intitulée Pourquoi.
Pourquoi ?...
Pourquoi… si peu de pages, d’abord, monsieur l’éditeur ? D’accord, nous avons bien noté qu’il ne s’agit là que d’un apéritif et que le plat de résistance, un recueil d’entretiens réalisés par l’auteure avec quelques grands noms de la littérature contemporaine, verra le jour en 2010. Mais pour cette première livraison, nous nous en serions volontiers mis un peu plus sous la dent ! Car c’est du bon, et on en redemande !
Au travers d’une petite histoire toute simple, celle d’un enfant allant rendre visite à son grand-père, atteint par la maladie d’Alzheimer, Pascale Arguedas nous entraîne effectivement dans une réflexion d’une très grande profondeur sur la mémoire : sur celle qu’on perd, sur celle qu’on efface, sur celle qu’on s’invente ou sur celle qu’on idéalise ; sur cette mémoire avec laquelle on finit toujours par s’arranger, surtout lorsqu’elle dérange, aussi bien au niveau individuel que collectif.
Réflexion sur la mémoire donc, et par ricochet, bien sûr, sur l’oubli : oubli de soi, oubli des autres, de notre enfance, de nos espoirs perdus, de nos bonheurs enfuis ; mais aussi, et enfin, oubli de ces horreurs sans nom que les hommes commettent contre les hommes et qui, avec le temps perdent parfois leur dimension de « crimes » pour devenir de simples « pages d’histoire »…
Bref, de l'art de nous embarquer, en quelques paragraphes seulement, dans un tourbillon de réflexions qui peuvent nous occuper des heures et des heures.
Bon… c’est bien joli tout cela, monsieur le responsable des éditions de l’Alphabet de l’espace, mais maintenant, on attend la suite !
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17 septembre 2009
Abécédaire anachronique et inutile
Et c’est parti !
La Tempête dans un encrier, le blog collectif qui prend la suite des 7 mains initié par marc Villemain, a commencé à mettre en ligne ses premiers textes lundi dernier. Et aujourd’hui, retrouvant mon jour habituel, le jeudi, je poste le premier billet d'une série intitulée : Abécédaire anachronique et inutile.
Avis aux amateurs !
08:08 Publié dans Avis de naissance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15 septembre 2009
Le Magazine des Livres et l'Indic
Le n°19 du Magazine des livres est dans les kiosques. On y trouve notamment une belle étude sur Michel Houellebecq signée Pierre Cormany, et un entretien très instructif avec Emmanuel Pierrat, avocat spécialisé dans l’édition, qui nous explique à quel point la manie procédurière a également envahi le monde des livres.
Je signe pour ma part la recension de deux ouvrages : Promenades philosophiques, de Pierrick Hamelin (Les Perséides) et Contes pour les métaphysiciens de Louis Prat (Ollé-Lacour), livre brillamment présenté par Goulven Le Brech l'indispensable bras droit du Grognard.
Et puisque qu’on est dans les avis de naissances des revues, signalons la parution, il y a un peu plus d’un mois de cela, du n°3 de l’Indic, le magazine de l’association « Fondu au noir » qui propose pour ce semestre une enquête riche et documentée sur le lien entre « polar » et « alcool ».
Et comme le bon vin, cette revue se bonifie incontestablement avec le temps. Disponible dans toutes les bonnes buvettes et sur le oueb.
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14 septembre 2009
Du chalutage à la criée, Jean Barbé
Aglaé Vadet nous signale le dernier né de la collection Emeutes des éditions Bouquinstinct : Du Chalutage à la criée de Jean Barbé (poèmes).
Ce qu’en dit l’éditeur
Jean Barbé n'oublie pas l'encre sur le feu. Il saisit le verbe sur la pierre brûlante, le retourne prudemment, inspecte ses ailes qui annoncent le rythme, la cadence d'une prochaine douleur.
Les mots sont là, ils trépignent d'impatience : qu'on les sorte enfin du dictionnaire en respectant leurs origines. Or, Jean est un respectueux, il n'arrache pas les mots de leurs sens pas plus qu'il ne les cueille en haut de la tige, il les déterre lentement, mettant à nu chaque racine, puis il les replante parmi les minuscules copeaux de bois tiède qui composent sa page encore vierge. Le bonhomme n'est point ce vandale qui laisse des cicatrices bestiales à la gorge du chat, en se permettant de le nommer autrement qu'un chat. Son insolence est ailleurs, elle est dans la musique qu'il puise dans le silence, un silence paradoxal puisque avant de fixer le moindre mot, il lui faudra le vacarme du monde.
Jean est un poète qui marche dans les rues, patauge dans les flaques d'eau, dérape dans les merdes de caniches, frôle des coudes des imperméables gris, traverse des ombres de femmes qui viennent tout juste de faire l'amour, vite fait, mal fait, croise des marins qui n'osent plus respirer de peur de gaspiller la vie. Jean promène la pluie des petits bistrots, observe, écoute, s'émeut, assiste à des scènes de trottoirs, retient son poing prêt à pulvériser le visage d'un imposteur qui lui renverse sa morale poisseuse sur le col du blouson. Jean Barbé est au monde, parmi la foule et son odeur opiniâtre de froc usé, dépiauté par les files d'attente.
Il ne peut en être autrement, plongez et vous lirez le Tout !
06:47 Publié dans Avis de naissance | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08 septembre 2009
Manifeste du Zaporogue
Bien joli texte que ce Manifeste du Zaporogue, signé Sébastien Doubinsky.
Son écriture, morcelée, éclatée, parfois hurlée, parfois susurrée, présentée sous forme d’aphorismes qui s’enchaînent ou se dénouent au fil des pages, justifie pleinement l’intitulé de Manifeste qui va comme un gant à ce texte rageur, à la fois passionné et lucide.
Imaginez un monde (le notre) où le livre est devenu un objet de consommation comme les autres, où la lecture n’est plus qu’un « loisir », l’écriture un « travail » (voire un « métier ») et l’édition un « commerce »… Ce monde ne peut courir que vers la catastrophe…
Et les résistants des lettres, ceux qui croient encore que les verbes « lire », « écrire » et « éditer » sont de la même famille que le verbe « exister », trouveront, dans le texte de Sébastien Doubinsky, certes un tableau sinistre et désabusé de la situation, mais aussi un message d’espoir. Car, tant qu’il restera une main avec un stylo entre les doigts et un cerveau connecté à l’autre bout, tout ne sera pas perdu !
Quelques extraits pour aiguiser l’appétit :
- D’une rature l’écrivain biffe Dieu. Dieu n’a pas encore réussi à biffer l’écrivain. Pas tous en tout cas.
- On a remplacé l’écriture par l’Écriture. Et par les écritures minimes, inoffensives. Qui distraient le peuple pendant les bombardements.
Best-sellers.
Tout le reste n’est que littérature.
- Les Bibles et le Coran sont des dictionnaires de l’impossible.
- « La gratuité n’existe pas », disent les imbéciles, qui sont nombreux par les temps qui courent.
Mais si.
Elle s’appelle littérature.
Et elle est toujours prête à revêtir son armure.
Il est grand temps qu’on l’aide.
- D’ailleurs, c’est bien connu, quand on travaille, on n’a pas le temps de lire. Demain on dira qu’il n’y a que les paresseux et les chômeurs qui ont le temps de lire.
Des asociaux.
Des parasites.
Travailler plus pour lire moins.
Une bonne solution, bien morale.
Le texte est en lecture libre ICI.
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07 septembre 2009
Tempête dans un encrier
Et c’est reparti ! Après la clôture du blog des 7 mains, lancé par Marc Villemain l’année dernière, l’aventure redémarre, sous la houlette de Bertrand Redonnet.
En effet, un nouveau blog collectif, intitulé Tempête dans un encrier, ouvre ses portes aujourd’hui. Vous pourrez y retrouver, quelques anciens des 7 mains (Bertrand, Emmanuelle Urien et moi-même) et trois petits nouveaux (dont deux au moins ne sont pas des inconnus pour les lecteurs du Grognard) : Aglaé Vadet, Thomas Vinau et Manu Causse.
Le principe reste à peu près identique à celui des 7 mains : un auteur par jour. La seule différence, c’est que le dimanche est réservé aux invités.
A bientôt, donc, sur le blog de la Tempête !
10:58 Publié dans Avis de naissance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06 septembre 2009
Midi n°29
Le n°29 de la revue MIDI est disponible. Agrémenté d’un CD 4 titres de Dulac, il nous offre, comme à chaque livraison, un sommaire somptueux et raffiné. Parmi les textes publiés, citons les vibrantes lettres de Colette Thomas Gibert à Jean Paulhan, Les souvenirs d’enfance de Jacqueline Paulhan ou les très belles Femmes en miettes dorées de Françoise Tieck.
(Pour le détail des auteurs de ce numéro, cliquez sur la couverture)
L’exemplaire est à 14 € et peut être commandé ici : bernardchampin@orange.fr
06:04 Publié dans Avis de naissance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




































