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01 septembre 2012

LE SALON LITTERAIRE

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Le blog du Grognard est bien calme depuis quelques temps.

Brisons ce silence pour vous annoncer que si Le Magazine des livres, animé par Joseph Vebret a cessé de paraître avant l'été, l'aventure se poursuit sur Le Salon Littéraire. On y retrouve quelques Grognards, comme il se doit !

29 avril 2012

CADOU : LE FILM

 

cadou2.jpgLe président de la Scam et Pierre Mathiote ont le plaisir de vous inviter à la projection de

René Guy Cadou ou les Visages de Solitude

Un film documentaire de 52 minutes d’Emilien Awada, avec la participation de Margaux Serre, d'après un scénario de Luc Vidal. Une production Cinérgie Productions et Télénantes, avec la participation du CNC, de la Procirep et de l’Angoa.

« René Guy Cadou ou Les Visages de Solitude » est tout autant un acte de mémoire qu’une célébration de la poésie elle-même, à travers la vie d’un écrivain qui nous a laissé une œuvre émouvante et toujours actuelle. 

Ce documentaire, faisant dialoguer entretiens et poèmes, traduit avec force et émotion ce que Cadou souhaitait : « Le temps qui m’est donné que l’amour le prolonge ».

Diffusion simultanée du film sur www.scam.fr le mercredi 16 mai 2012 à 19 heures 30 et salle Charles Brabant à la Scam, 5, avenue Vélasquez 75008 Paris (métro Villiers ou Monceau).

La projection sera suivie d’un verre.

Réservation indispensable à contact@cinergie-productions.fr ou au 06 11 74 31 47

24 mars 2012

QUELQUES NOUVELLES DES REVUES...

lequier.jpgEn ce début de printemps, les publications fleurissent. Pas le temps de signaler tout ce qui germe, tout autour de moi. Cueillons-en malgré tout quelques-unes, histoire de confectionner un joli bouquet de saison…

Commençons par les Cahiers Jules Lequier, dont le numéro 3 vient de paraître. Ces cahiers, organisés par Goulven Le Brech deviennent de plus en plus riches et de plus en plus somptueux. Ce nouvel opus contient notamment des fac-similés d’écrits de Lequier qui ne manqueront pas d’intéresser toutes celles et tous ceux qui aiment bien, parfois, jeter un œil dans le moteur de la machine à penser qu’est le cerveau humain…

 

Présentation de l’éditeur :

« Rien n’est perdu dans les travaux humains » a écrit Jules Lequier, « tous les genres de spéculation vers lesquels s’est tournée à diverses époques l’autorité de l’esprit humain ont droit au respect, à l’examen, à l’étude ». Dans cet esprit, cent cinquante ans après la disparition du philosophe, ce troisième Cahier Jules Lequier propose des témoignages sur sa vie et des mises en perspective de sa philosophie. Il propose par ailleurs une incursion inédite dans les archives du philosophe, par la publication de fac-similés de pages du Cahier B du Fonds Jules Lequier (MS 249).

 

Tous les détails ICI.

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img282.jpgContinuons avec les éditions du Petit Véhicule qui viennent déjà de publier le dixième numéro de leur revue Chiendents.

Cette revue, au rythme de publication parfaitement aléatoire, se veut avant tout un support de découvertes d’auteurs, de penseurs, d’artistes, un moyen de créer du réseau, de générer des rencontres, de faire naître des amitiés, bref, de créer de la vie, tout simplement !

Le n°10 est consacré à Christian laborde, « Le d’Artagnan des mots » (ce volume sera-t-il distribué par Intermarché, « les mousquetaires de la distributions ? L’éditeur demeure mystérieux sur ce point…)

L’exemplaire coûte 4 €. Et les dix premiers numéros peuvent être commandés pour une somme totale de 20 € + 5 € de port.

Si vous souhaitez profiter de l’occasion et vous plonger dans l’univers de Roger Wallet, Philippe Lacoche, Jean-Louis Rambour, Jean-Luc pouliquen et compagnie, rendez vous ICI !

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Leroux-mini-gazette-1.jpgEnfin, un peu dans le même esprit que Chiendents, les éditions gros textes proposent une nouvelle revue : la Mini Gazette de l’épicerie dont la périodicité restera, elle aussi, capricieuse. Pour un coût symbolique (1 €), elle compte proposer des textes courts (une trentaine de pages) posant sur le monde actuel un regard critique et quelque peu libertaire (miam !)

Les deux premiers numéros sont De la représentation à l’autonomie,  de Jean-Paul leroux, agréable réflexion sur la valeur de la représentation dans le modèle démocratique ; et le célébrissime Almanach du Père Peinard d’Emile Pouget que nous retrouvons avec plaisir.

Tous les détails ICI.

De la représentation à l’autonomie, Présentation de l’éditeur :

Alors que le système capitaliste est à la fois triomphant et incapable d’échapper aux crises destructrices et que nous subissons une politique ultralibérale, est-il possible d’échapper au désastre ? Sur quelles pistes pratiques et théoriques devons-nous engager nos luttes si nous voulons conserver l’espoir de transformer notre monde de façon positive ? Ces petits textes n’ont pas d’autres prétentions que de nous sortir du pessimisme ambiant, ils ne donnent pas de recettes parce qu’il appartient à chacun d’entre-nous d’inventer un nouveau monde. Ils indiquent une direction, un mouvement. Ils font le pari de l’inventivité politique de chacun.

 

Pouget-mini-gazette-2.jpgAlmanach du Père Peinard, présentation de l’éditeur :

 

…Y a pas à tortiller : cette vaste blague de la souveraineté populaire est tombée rudement à pic pour nous faire perdre le nord. Sans elle on serait arrivé à comprendre que le gouvernement est une mécanique dont tous les rouages fonctionnent dans le but de serrer la vis au populo ; puis, avec deux liards de réflexion, on aurait conclu que le meilleur usage qu'on puisse faire de cette affreuse machine, c'est de la foutre au rencard.

 

On en serait venu à conclure que pour avoir ses coudées franches, pour vivre sans emmerdements, faut se passer de gouvernement.

Tandis que, grâce à l'embistrouillage de la souveraineté populaire, on a eu un dada tout opposé : on a cherché, — et des niguedouilles cherchent encore, — à modifier la mécanique gouvernementale de façon à la rendre profitable au populo.

Comme d'autres se sont attelés à la découverte du mouvement perpétuel ou de la quadrature du cercle, certains se sont mis à la recherche d'un bon gouvernement. Les malheureux ont du temps à perdre ! Il serait en effet plus facile de dégotter la boule carrée ou de faire sortir des crocodiles d'un œuf de canard que de mettre la main sur un gouvernement qui ne fasse pas de mistoufles au pauvre monde…

Stéphane Beau

27 février 2012

C'EST NOEL EN FÉVRIER...

img267.jpgUn mot rapide pour signaler la parution, aux éditions des Âmes d’Atala, de La Veillée de l’Huissier, conte de Noël de l’écrivain belge Edmond Picard (1836-1924).

L’auteur est un drôle de loustic, comme cette époque savait en fabriquer : avocat, décadent, socialiste, antisémite, franc-maçon, il est à ce titre assez représentatif de cet esprit « fin-de-siècle », cher aux Âmes d’Atala, où les idées les plus belles et les plus sordides bouillonnaient ensemble, dans le désordre le plus absolu.

Avec beaucoup d’intelligence, dans son avant-propos,  l’éditeur prend ses distances avec l’antisémitisme de Picard et les délicates illustrations de Lolita m’Gouni, dédiées à sa grand-mère « déportée à Ravensbrück, Torgau, Buchenwald et évadée de Markleeberg » achèvent de fixer les choses.

La Veillée de Noël est un conte loufoque et sombre mais non dénué d’humour noir. On y suit un huissier souffrant de troubles gastriques dus à une consommation abusive de bière qui découvre, auprès d’un charlatan débarqué des Amériques, une modalité de soin pour le moins inattendue.

Le conte étant trop court pour que je vous en dise plus sans dévoiler l'essentiel, je vous invite à prendre contact avec Les Âmes d’Atala pour commander ce très beau petit livre.

SB

17 février 2012

QUELQUES NOUVELLES DES AMIS…

amer5.jpgUn petit mot, déjà, pour signaler deux parutions récentes.

Commençons par Les Âmes d’Atala qui viennent de publier le cinquième numéro de la revue Amer. Et amer, je le suis un peu, non pas parce que le contenu me déçoit, mais au contraire parce que je découvre, à la dernière page, que l’aventure s’arrête là et qu’il n’y aura pas de numéro 6 ! Dommage, j’ai toujours considéré cette revue comme étant une de celles dont je me sentais le plus proche. Raison de plus pour me plonger avec délectation dans le dernier opus qui, axé sur le thème de la photo, entraîne le lecteur dans les vertiges de l’amour et de la mort. Entre contes érotiques (« La Chandelle de Sixte Quint ») et visites de cimetières (avec le photographe André Chabot), nostalgie punk (entretien avec le photographe Polo Garat ou Géant Vert, ancien membre de Parabellum) et belles redécouvertes (notamment le « Terrible châtiment d’un dentiste » de Léon Bloy), la recette marche toujours.

Pour toutes commandes ou infos complémentaires, passez par ICI.

*

Depaysementcouvcouli.jpgAutre belle nouvelle de ces dernières semaines : le nouveau livre de Jean-Luc Nativelle, Dépaysement, paru aux éditions Asphodèle. C’est avec un grand plaisir que je retrouve Jean-Luc Nativelle dont le livre Par Humanité (éd. du Petit Pavé) avait été pour moi une vraie découverte et avait motivé ma prise de contact avec cet éditeur qui, depuis, co-édite et soutient fermement notre Grognard.

Dépaysement est une courte étude philosophique qui, partant du sentiment d’étrangeté à soi-même qu’est le dépaysement, aboutit à une réflexion plus vaste et profonde sur le principe d’humanité.

Une petite citation : « Les dictateurs et les tyrans, généralement, ne s’y trompent pas : c’est en interdisant l’usage d’une langue, ou en en simplifiant l’usage à l’extrême, qu’on exile le mieux les hommes du monde qu’ils occupent, et qu’on les coupe d’eux-mêmes ».

Et pour plus de détails, c’est ICI.

06 février 2012

LES MATiNS DE THOMAS VINAU

ficelle.jpgChaque matin, Thomas Vinau, éditions Vincent Rougier, collection Ficelle n°106, janvier 2012.

Et un de plus pour Thomas ! J'imagine déjà, dans un siècle, la tête des futurs "amis de l'association Thomas Vinau", quand ils vont devoir s'atteler à la tâche de rassembler ses oeuvres complètes !

Joli petit livre cousu main, et bourré, comme à chaque fois, de pépites : "Un jour à jeter avec l'eau du vain" ; "Cent fois sur le métier remettre ses naufrages ".

Et comme les extraits valent mieux qu'un long discours, un dernier pour la route :

"La nuit en s'endormant. Il compose des poèmes cosmonautes. Chaque matin il se lève. Sans souvenir. Mais avec l'impression. D'avoir envoyé un nombre considérable de S.O.S. en morse. Vers le soleil".

Tous les détails ICI.

03 février 2012

F(R)ICTIONS POLITIQUES

book_42.jpgAnnoncé pour paraître en mars, aux éditions La Cause des livres, un recueil de nouvelles :

Ils se sont tant aimés : f(r)ictions politiques

par Sylvie Bahuchet, Stéphane Beau, Françoise Guérin, Alain Herbelot, Daniel Martin-Borret, Bernard Palayret, François Perche, Thierry Périssé, Gaëlle Pingault, Christian Rome, Laurent Vignat.

La Cause des livres présentera ce nouvel ouvrage à l'occasion du Salon du livre de Paris.

Tous les détails ICI.

14 janvier 2012

LACOCHE DANS CHIENDENTS

img207.jpgAllez, continuons à voyager aux côtés des éditions du Petit véhicule en signalant la publication du quatrième numéro (déjà) de la revue Chiendents.

Il est consacré à l'écrivain Picard Philppe Lacoche.

Vous ne le connaissez pas (ça peut arriver... j'avoue moi-même, que jusqu'à hier soir...) ?

Eh bien, pour 3 petits euros, Chiendents vous offre l'occasion de faire connaissance ! Sympa, non ?

13 janvier 2012

MODERNITÉ DE LA FONTAINE

img206.jpgParmi les dernières publications des éditions du Petit Véhicule, signalons cette très rafraîchissante sélection de fables de Jean de la Fontaine parue en décembre dernier. Les « standards » du maître sont là (Le lièvre et la tortue, Le renard et la Cigogne) mêlés à d’autres poèmes moins célèbres (L’Horoscope, Le statuaire et la statue de Jupiter…)

L’originalité de l’ouvrage vient surtout de sa mise en page, aérée, sur papier ivoire, qui confère aux textes de la Fontaine un faux air de poésie contemporaine. Faux air que viennent accentuer les puissantes toiles de Jean Tirilly qui ponctuent l'ensemble. Le tout emballé dans un élégant volume, relié à la chinoise.

Allez, deux extraits, juste histoire de rappeler à quel point la Fontaine est un poète « inactuel », au sens nietzschéen du terme, c'est-à-dire intemporel.

Chacun se trompe ici bas.
On voit courir après l’ombre
Tant de fous, qu’on n’en sait pas
La plupart du temps le nombre.

Et aussi :

Chacun tourne en réalités,
Autant qu’il peut, ses propres songes :
L’homme est de glace aux vérités ;
Il est de feu pour les mensonges.

05 janvier 2012

LE PASSANT DE VAULX-EN-VELIN

9782953425949FS.gifAprès Simples choses et Chaque fois l’éternité, les éditions du Pont du change proposent un nouveau recueil d’haïkus de Roland Tixier : Le Passant de Vaulx-en-Velin.

On retrouve dans ce volume la sobre et élégante nostalgie de l'auteur qui nous invite cette fois à le suivre dans les rues de « sa » ville. Mais même si son recueil est pour lui très précisément situé géographiquement, le lecteur lambda n’éprouve aucune difficulté à retrouver, dans ses propres souvenirs, des sensations très voisines de celles mises en lumière par Roland Tixier. Ainsi, quand il parle de ce « piéton parmi d’autres / invité parfois / à passer en face », ou quand il pointe du doigt cette facilité avec laquelle « on s’accoutume aux miracles / on traverse des rues ».

Le temps, chez Tixier, ne se soumet pas facilement au dictat des unités de mesures. Parfois il s’accélère et le flâneur, qu’un spleen baudelairien envahit alors, ne peut que déplorer l’écart qui se creuse entre ses souvenirs et la réalité : « froid habituel / foulards et souvenirs d’un monde qui s’éloigne ». D’autres fois, au contraire, le temps se fige et seul un détail permet au promeneur de vérifier que la permanence des choses n’est pas totale : « « sur les lieux de l’enfance / rien n’a changé semble-t-il / seuls les arbres ont grandi ».

Mais le poète n’est pas dupe pourtant. Toutes ces distorsions ne sont que des échos de sa sensibilité : « regarde autour de toi / le temps a toujours / joué cartes sur table ».

L’ouvrage coûte 12 € et peut être commandé directement auprès des éditions du Pont du change.