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23 août 2007

Revue AGONE n°37

9b47915f1f4e3f5176594d3951269f4c.jpgRevue Agone 37, 2007

La joie de servir : En librairie le 14 septembre 2007

« S'il ne fait aucun doute que des révoltes ont existe, ce qui appelle manifestement une explication, c'est plutôt le fait qu'elles n'aient pas été beaucoup plus fréquentes. » Cette remarque de Max Weber pose le problème que traitent, chacun a leur façon, les articles rassembles dans ce numéro....

SOMMAIRE

La joie de servir. Trois personnages de domestiques, Isabelle Kalinowski
Les philosophes et le service des tyrans, Frédéric Junqua
Servir les hommes..., Tassadit Yacine
Portrait de l'artiste en reformiste, Bendy Glu
Les écrivains belges de langue « francaise », Paul Dirkx
Entretien avec une danseuse de l'Opéra de Paris, par Joël Laillier
Récit d'un capitaine de l'armée de terre, Christel Coton
Le « lièvre » en athlétisme, Manuel Schotte
Accueil dans une Caisse primaire d'assurance maladie, Pascal Martin
Carnets d'un intérimaire (extrait), Daniel Martinez
Servir au fast-food. « Petit boulot » et engagement dans le travail, Vanessa Pinto

Histoire radicale
Situation du mouvement ouvrier & du socialisme (1943), par Julian Gorkin; présentation Charles Jacquier; traduction de l'espagnol Miguel Chueca.

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05 août 2007

Frantz Jourdain : A la Côte

8498fe912020e5e39c189d34fd30186a.gifA l’occasion du premier numéro du Grognard nous avons réédité un article de Frantz Jourdain : « La Foule ». C’est avec plaisir que nous signalons également la réédition, Chez L’Harmattan, dans la collection Les Introuvables d’un de ses recueils de nouvelles : A la côte.

Tout au long d’une quinzaine de textes, Jourdain déroule cette grande sensibilité qui est la sienne, ce regard plein de tendresse qu’il porte sur ceux que le sort ou la nature a cruellement frappés.

Ce qu’en dit l’éditeur :

La majeure partie des héros des récits de ce recueil sont des êtres socialement invisibles, portés par le rythme de la vie, le jour, la nuit, l'alimentaire, la mort, dans l'ombre d'une société "imbécile et méchante", vouée au seul culte de l'apparat. C'est cette société figée, conservatrice, chauvine, égoïste, que dénonce Jourdain, prenant à corps et à mots la défense des laissés pour compte et des petits artistes. Frantz Jourdain (1847-1935) a écrit cet ouvrage dans les années 1880 et publié en 1889 (Librairie Moderne).

Bref, un petit livre plein de charme par un auteur qui gagne à être redécouvert.

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30 juillet 2007

L'Homme sans qualités

c9330f29d6be964f2576128bc6079d34.jpgIl y a des rendez-vous ratés que l’on a du mal à digérer… Je viens de ressentir cela avec Robert Musil et son Homme sans qualités. Il y a des années que je veux lire ce livre et que j’attends le moment propice pour me plonger dedans. Cet été, j’ai cru que le moment était venu… et… grosse déception ! Impossible d’ingurgiter cette espèce de baratin sans intérêt qui constitue l’essentiel du roman !

Moment de doute : suis-je si nul que je n’arrive pas à percevoir tout ce qu’il y a de génial dans ce texte ? Moi qui ai adoré La Montagne Magique de Thomas Mann, comment puis-je sécher ainsi, lamentablement, devant ce monument de la littérature ?... Comment ? Parce qu’il est chiant, tout simplement !

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25 juillet 2007

La Sensibilité Métaphysique - Jules de Gaultier

4ba5a2ab5eabed663856afa79d3f9954.jpgPour notre plus grand plaisir les éditions du Sandre viennent de republier cet essai de Jules de Gaultier (paru initialement en 1924).

4ème de couverture :

Une sensibilité possédant le bonheur n’engendrerait ni métaphysique, ni philosophie. C’est le mécontentement, c’est une sensation de malaise qui détermine l’esprit à s’inquiéter et à se mettre en mouvement pour chercher un remède. Au cours d’une première tentative il s’avise de vouloir réformer la vie. La vie étant ressentie comme un mal, il lui semble que les choses soient autrement qu’elles ne doivent être, il veut qu’elles deviennent autres qu’elles ne sont et c’est cette tentative de réformer l’existence, cet espoir qu’elle deviendra autre qu’elle n’est qui engendre toutes les démarches du messianisme. Cette tentative échoue : parvenue à ses formes les plus hautes, elle se manifeste comme impliquant une contradiction avec elle-même. Il apparaît que sa réussite, fût-elle, par impossible, possible, aurait pour effet de révéler cette contradiction. C’est alors qu’une autre tentative se produit et recherche si ce n’est pas faute de négliger un des éléments impliqués dans l’existence, si ce n’est pas en raison de l’erreur de perspective déterminée par cette négligence, que l’existence se révèle à sa propre vue sous ce jour défavorable. Cette seconde tentative aboutit sous les auspices de la sensibilité spectaculaire à montrer qu’il ne faut rien changer qu’un point de vue, et que l’existence comporte en elle-même et en fonction du jeu immanent qui l’anime sa justification immédiate.

Jules de Gaultier

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03 juillet 2007

Chômeurs qu'attendez-vous pour disparaître?

b713d74f2a283bdad74a53c9fe8ce3a6.gifUn petit mot sur l’ouvrage collectif : Chômeurs, qu’attendez-vous pour disparaître, paru il y a quelques mois de cela aux éditions « Après la lune ».

Lors de sa parution, j’avais jeté un regard assez peu clément sur ce bouquin que j’avais catalogué – bien trop hâtivement, je le constate maintenant – dans la catégorie de ces pamphlets bidons, vite (et mal) écrits par quelques littérateurs en manque de liquidité. On en voit tellement de ces « témoignages » plus ou moins plausibles, de ces récits d’enfances violées, de destins volés, de ces mémoires d’ex-sportifs ex-dopés, d’ex-flics, d’ex- star d’un jour, de ces « livres scoops » sur la corruption, sur la vie sexuelle et les déboires conjugaux de nos chers élus…

Tout faux ! Avec beaucoup d’intelligence, de nuance et de pertinence Chômeurs, qu’attendez-vous pour disparaître, nous offre un panorama très précis de la réalité du chômage aujourd’hui. Et pas seulement de sa réalité « statistique ». La parole est amplement laissée à ceux qui vivent le chômage au quotidien : les chômeurs, mais aussi quelques représentants de l’ANPE qui expriment au fil des pages l’immensité de leur souffrance.

Le livre, dirigé et édité par Jean-Jacques Reboux réussi ce pari, pourtant improbable, sur un sujet où la souffrance, la rage et le désespoir auraient pu autoriser un débordement d’invectives de condamnations et de règlements de comptes, d’offrir un plaidoyer très noble, très digne et très clair de la condition de milliers d’hommes et de femmes dont l’humiliation est le pain quotidien.

Un livre plein d’humanité qui évite soigneusement de sombrer dans le manichéisme : bref, un livre important qui a définitivement trouvé sa place, dans ma bibliothèque, entre La Misère du Monde de Bourdieu et La France Invisible , ouvrage dirigé (par mon – quasi – homonyme) Stéphane Beaud.

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25 juin 2007

Francis Poictevin

502b3d03f12932efb11453fc5eb0c966.jpgQuelques lignes de Francis Poictevin (1854-1904). Auteur dont la délicatesse et la religiosité élégante ne sont pas sans me faire songer à Christian Bobin (en plus précieux, bien sûr). Il aurait également servi de modèle (parmi d’autres) à Huysmans, pour son personnage de Des Esseintes.

« Quand je me réveillai ce matin, il m’a semblé perdre je ne sais quelle ombre précieuse, aux linéaments agiles et faibles, mais en sa transparence laissée je ne revoyais même plus la cristallisation pâlie du rêve que je sentais si bien m’avoir possédé.

Par ces grands vents qui, dans les pins au bord de la mer enthousiasment, on pense à l’autre rivage de l’Atlantique, à la fréquence de ces trombes s’engendrant et descendant, destructivement gyrantes, des hautes couches courantes de notre atmosphère.

Ce soir, on n’entend que le vent effroyable, sa glissante furie sibilante. »

Presque – 1891

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22 juin 2007

Souvenirs souvenirs...

1eca8898578dfea4975710215ef47878.jpgCe sont de mauvaises bêtes que les souvenirs. Si on les caresse, il vous mordent ; si on les questionne, ils vous mentent.

 

Roland Dorgelès

Bouquet de Bohème

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03 juin 2007

Benjamin De Casseres 11

3e8e90efe0f41e9a53ca038c330fa0f4.jpgFantaisie

 

Un monstrueux eunuque noir

Dans un violent accouchement d’étoiles

S’éleva de l’abysse.

Dans sa main droite il tenait

Ouvert un parasol rouge,

Avec les points mathématiques

Des espaces tracés dessus.

Sur le doigt du milieu de sa main gauche

Tendu devant lui,

Miroitait un anneau de rubis ensanglantés.

Et comme il marchait vers l’écliptique

De la Terre

J’ai entendu une rumeur dans mon âme :

« Contemple-la ! –

L’Absurdité finale,

L’impuissante incarnation de
La fantaisie de la vie ! »

 

Benjamin De Casseres, Black Suns

(Traduction, S. Beau 2007)

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24 mai 2007

Han Ryner

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2007 marquerait-il le retour de cette belle figure de l’individualisme anarchiste qu’était Han Ryner (1861-1938) ? Je n’en sais rien. En tout cas, c’est avec plaisir que nous signalons deux événements notables le concernant :

 

1) La réédition du Père Diogène, livre initialement paru chez Figuière en 1920  (éditions Premières Pierres)
2) L’ouverture d’un Blog qui lui est entièrement consacré.

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17 mai 2007

Sandra Laugier

medium_multitudes.gifUn petit lien vers le site de la revue Multitudes et plus précisément vers la série des articles de Sandra Laugier dont le travail sur la pensée de Thoreau et d’Emerson est tout aussi original qu’essentiel.

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