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17 avril 2011

DES NOUVELLES DE STEPHANE PRAT

abruzzes4.jpgTenez-vous le pour dit : 2011 sera l'année de Stéphane Prat !

Après Retour simple, son premier roman paru dernièrement aux éditions Asphodèle, il récidive aujourd'hui avec Mes Abruzzes, recueil de nouvelles publié par les édition Kirographaires (et mon petit doigt me dit qu'on va encore entendre parler de lui avant le prochain révéillon...)

En attendant, vous pouvez déjà aller vous balader par ICI pour commander un exemplaire de Mes Abruzzes, numéroté et dédicacé par l'auteur, et par LA, pour découvrir le nouveau blog qu'il inaugure à l'occasion.

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06 avril 2011

FREDERIC SAENEN SE MET A NU (OU PRESQUE)...

26185957.jpgBon, je sais, mon titre est racoleur. Mais c'est pour attirer l'oeil des moteurs de recherche...

N'empêche que l'entretien accordé par Frédéric Saenen (dont nous avons eu le bonheur de publier Motus) à Christopher Gérard est hautement instructif. Il nous dévoile un homme généreux, humble, lucide, qui a compris que pour avoir (éventuellement) le droit d'être sévère avec les autres il faut déjà l'avoir été avec soi-même.

Tout savoir sur Frédéric Saenen ? C'est ICI.

Et pour les amateurs de (bonnes) nouvelles, nous rappelons que Motus est toujours disponible pour la somme de 10 €.

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03 avril 2011

INACTUALITES CHRONIQUES...

L1012.jpgA partir du mois d'avril, j'ai le plaisir de reprendre, dans Chroniques d'Actualité la chronique que j'ai tenue, durant quelques mois, sur Non de Non et qui s'intitulait alors Presse Purée.

Pour l'occasion, ma contribution a été rebaptisée : Inactualités Chroniques.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

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27 mars 2011

MAURICE DRACK DANS ROCAMBOLE

122.jpgJean-Luc Buard a bien aimé Chair fraîche, de Maurice Drack (Ed. du Petit Pavé), et il le dit dans le n°54 de Rocambole (consacré au centenaire de Fantômas).

 

REDÉCOUVERTE DE MAURICE DRACK (1834-1897)

Le Rocambole se doit de saluer une initiative complétant notre activité en faveur de la redécouverte du roman policier et criminel du XIXe siècle.

Les Editions du Petit Pavé viennent de rééditer, sous l’impulsion de Stéphane Beau, un roman d’aventures criminelles de Maurice Drack, Chair fraîche, datant de 1887, que le préfacier situe, à juste titre, dans la lignée de Boisgobey et de Lermina. Maurice Drack n’est pas tout à fait un inconnu pour le rocambolien, bien que cet auteur n’ait jamais été désigné comme un « précurseur » du roman policier, ne figurant ni dans le Guide du polar, ni dans le Dictionnaire des littératures policières de Mesplède, ni dans l’ouvrage d’Elsa de Lavergne (cf. Rocambole 50, pp. 146-149). Drack s’est signalé pour ses adaptations théâtrales d’après Dumas et avec Erckmann-Chatrian, qui sont citées dans les bibliographies de nos deux dossiers sur ce sujet. Il fait surtout partie de la « clique à Lermina », depuis 1868, date où il collabore à son Satan, et sera un de ses amis sans doute proche jusque dans les années 1880, faisant aussi partie de « 1’écurie Boulanger », ces auteurs dont les romans feuilletons sont publiés en livraisons illustrées par l’éditeur attitré de Lermina. Celui-ci lui consacre d ailleurs un article très bien informé dans son précieux Dictionnaire de la France contemporaine (1885).

Mais, disparu jeune, Drack ne fit plus parler de lui par la suite et on oublia ses quelques romans feuilletons, qui contribuèrent, parmi ceux de nombreux autres auteurs, à édifier le genre du roman d’aventures criminelles à la suite de Fortune du Boisgobey.

Aussi, est-ce à une vraie redécouverte que nous convie cette réédition. Ce roman relativement court (330 pages) se signale par plusieurs aspects assez originaux, à côté de caractères plus classiques.

Sa première partie, qui pose les éléments de l’intrigue et notamment le dol, est en effet composée principalement de courses-poursuites, filature, enquête, séquestrations, mise en place d’un vaste complot (captation ou détournement d’héritage, ou plutôt de la succession d’une affaire bancaire, à la suite de malversations financières), avec une série de personnages louches ou pittoresques, y compris un chien-détective nommé Phanor (clin d’oeil à Ponson du Terrail ?). Autre clin d’œil à Ponson, une partie de l’intrigue se déroule à Fay-aux-Loges, dans le Loiret. Cela ne semble pas innocent. Il y a déjà un épisode trouble dans un cabaret borgne, avec une troupe de « sirènes » (qui s’empare d’un des héros, lequel disparaît dans leurs filets).

L’originalité vient dans la seconde partie, présentant une sorte de communauté utopique, les chevaliers de la Flemme, ou « Flemmards », habitant l’abbaye de la Flemme, sise du côté de la rue Notre-Dame-des-Champs et de la rue Vavin (la configuration topographique est clairement indiquée). Les six personnages composant cette société secrète de redresseurs de torts forment une équipe comparable à celle de Doc Savage, chacun ayant une spécialité. Ce sont des as du déguisement, dotés d’un courage à toute épreuve, de capacités d’analyse extraordinaires et capables de se lancer dans l’action de façon coordonnée.

Le côté utopique vient de leur organisation sociale particulière. Chacun des six consacre, à tour de rôle, deux mois de son temps annuel au travail pour la communauté (p. 141-142), pour permettre à ses compagnons de dégager du temps libre de tout souci, pour vaquer à leurs occupations préférées, ou... jouer aux redresseurs de torts.

Nous avons ici la principale originalité de ce roman, qui met en place un affrontement entre deux groupes de personnages, une organisation vouée au mal et une confrérie de justiciers. Il n’y a pas véritablement de héros dans le roman, du moins ils sont multiples, autant que l’action, qui se déploie sur de nombreux plans, au cours de divers épisodes. Mais cet affrontement de communautés semble être un caractère assez rare dans le roman populaire. C’est pourquoi ce roman diffère du schéma général qui va des Mystères de Paris à Fantômas, en passant par Monte-Cristo et Arsène Lupin, c’est-à-dire du schéma du surhomme héroïque. Ici les héros, même s’ils sont très forts, ne sont pas des surhommes, mais l’association qu’ils forment permet d’obtenir des effets surhumains bien nécessaires pour contrecarrer les complots terrifiants qu ils ont a vaincre.

Le groupe de héros négatifs (présenté dans la troisième partie) est, lui, organisé en association religieuse, aux ramifications multiples. Ou plutôt, ce sont des personnages qui usurpent l’habit et les qualités religieuses à des fins criminelles. L’organisation dirigée par un faux Monseigneur cache ses activités sous des aspects caritatifs. Il n’y a pas, à proprement parler, de discours anticlérical dans ce roman, bien que ce choix narratif ne soit pas innocent, et puisse prêter à confusion. Le propos de l’auteur n’est pas de dénoncer l’Eglise et son organisation. Le comportement criminel des personnages négatifs ayant revêtu 1’habit religieux leur appartient en propre et n’est pas attribué à l’autorité qu’ils usurpent. Mais il est intéressant, dans le contexte de guérilla religieuse de l’époque, de voir que ces personnages empruntent ou détournent les fonctions ecclésiastiques sur une vaste échelle, avec l’hypocrisie qui va avec. A ce titre, la scène de « detournement de mineure », qui donne une partie de son sens au titre Chair fraîche, vaut le détour. L’association criminelle utilise, en effet, des moyens douteux que la morale reprouve, pour perdre de réputation les personnes aux quelles elle s’attaque.

La dernière partie, assez courte, réunit tous les fils de l’intrigue. On y assiste à l’« exfiltration » d’une victime, et on découvre les effets d’un poison qui rend fou (poison conjectural probablement, tandis qu une autre drogue, dans la troisième partie, est utilisée comme un redoutable sérum de vérité).

La conclusion est singulière : l’auteur termine sur une petite note d’amertume curieuse, le brave chien-détective Phanor n’ayant pas eu de récompense ni de reconnaissance pour son action déterminante ! Pas le moindre nonos ! Dans le feu de l’action, on l’a oublié, et c’est bien triste.

Bref, un roman fort curieux, méritant à tous points de vue une redécouverte. Félicitations à Stéphane Beau et aux Editions du Petit Pavé ! Voici un roman d’aventures criminelles inconnu, qui présente bien des caractères inhabituels, et qui ne s’inscrit pas dans les schémas traditionnels héroïques qui prévaudront par la suite.

Jean-Luc BUARD

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25 mars 2011

L'EXIL DES HUMBLES...

exil.JPG

Il faut bien le reconnaître, nous étions restés sur notre faim, Bertrand Redonnet et moi-même, depuis l'arrêt de Non de non. Il faut dire que depuis le début de notre participation, en févrie 2009, au blog collectif des 7 mains (initié par Marc Villemain), nous avions toujours trouvé de nouveaux moyens de croiser nos plumes (avec la Tempête dans un encrier par exemple). Alors, forcément, on s'habitue.

C'est donc avec plaisir que j'ai répondu à la toute récente invitation de Bertrand à intervenir une fois par quinzaine sur son Exil des mots. (J'espère d'ailleurs qu'il nous rendra la politesse sur le blog du Grognard).

Ce jeudi s'ouvre donc une série de portraits, rassemblés sous le titre : Les Humbles.

Si vous avez cinq minutes, venez donc dire un p'tit bonjour à Johnny, premier invité de ctte galerie de portraits !

SB

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17 mars 2011

PAN SUR MES DOIGTS...

Desert-solitaire-Ed-Abbey.jpgPas sûr qu’Edward Abbey aurait apprécié mes « variations solipsistes » (sous titre de mon recueil de nouvelles La Chaussure au milieu de la route, Durand-Peyroles, 2010)

 

« Quant à la "réclusion solitaire de l’esprit", ma théorie est que le solipsisme, comme d’autres absurdités des philosophes de métiers, est le produit de trop de temps gâché entre les rayonnages d’une bibliothèque et les couvertures d’un livre, dans des cafés enfumés ‘c’est mauvais pour le cerveau) et dans des séminaires bavards. Pour réfuter le solipsiste ou l’idéaliste métaphysique, il vous suffit de l’emmener dehors et de lui lancer une pierre à la tête : s’il se penche pour l’esquiver, votre homme est un menteur »

 

Edward Abbey, Désert solitaire, Gallmeister, 2010.

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16 mars 2011

A LA ROTONDE (NANTES)

img009.jpg

Cliquez sur l'image pour lire le programme

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02 mars 2011

RENE GUY CADOU A NANTES...

cadou mars 2011.jpgLes éditions du Petit Véhicule et Dimexpo présentent

René Guy Cadou ou les visages de la solitude.

Le Vernissage a lieu le 5 mars et l'exposition proprement dite le 6 mars.

Tous les détails sur l'affiche (il suffit juste de cliquer dessus pour l'agrandir)...

Et un grand merci à Luc Vidal qui nous a invité à présenter le n°17 du Grognard (mars 2011) consacré à la poésie à l'occasion de cette exposition.

18 février 2011

JOSSOT SORT DE L'OMBRE

Grâce au travail acharné de Henri Viltard, le caricaturiste Jossot sort de l'ombre avec une réédition du Foetus récalcitrant (dont nous reparlerons normalement dans un futur Grognard), et avec une exposition dont vous retrouverez tous les détails ICI.

affiche_exposition_jossot.jpg

17 février 2011

SUKKWAN ISLAND

sukwan.jpgUne brève note de lecture sur Sukkwan Island de David Vann, note publiée en commentaire sur le blog Lectures et autres en avril 2010.

Curieux livre, prenant, presque envoûtant, qu’on a envie de finir d’une traite ; livre bien écrit, qui n’est pas sans rappeler La Route de McCarthy, comme je l’ai lu je ne sais plus où, moins du fait qu’il met en scène un père et son fils, que par la noirceur du thème et par l’économie des moyens mis en oeuvre.

Bon livre, indéniablement, mais sacrément dérangeant car, pour poursuivre le parallèle avec La Route, si McCarthy a enveloppé son histoire dans un manichéisme assez basique (les bons sont irrémédiablement bons et les méchants définitivement méchants), David Vann ne nous propose, pour sa part, aucun réconfort moral. Son approche de la nature humaine est quasi clinique (et sur ce plan là, pour rester dans les grandes références, il me fait plutôt penser à Jonathan Littell qu’à McCarthy).

Sukkwan Island soulève en effet pour moi les mêmes questions que Les Bienveillantes : la littérature peut-elle se contenter de décrire la noirceur de la nature humaine sans faire référence (même implicitement) à une humanité supérieure, à une moralité plus haute, à une harmonie plus vaste. Sacrée question, qui mériterait un vrai débat. Nous avons tellement baigné dans un modèle dominant de littérature transcendante que nous sommes désemparés face à cette littérature sans espoir que délivrent des auteurs comme Vann ou Littell.

SB

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