Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05 avril 2011

NOUVEAUX DELITS N°39

img763.jpgLe n°39 de Nouveaux Délits est disponible et je suis très fier d'avoir été invité par Cathy Garcia pour participer à cette nouvelle livraison.

D'autant plus fier que la nouvelle que je publie dans ce numéro (extrait de La Chaussure au milieu de la route, Durand-Peyroles) est entourée par des textes ou des illustrations de personnes que j'apprécie : Patrice Maltaverne, Marlène Tissot, Joaquim Hock, et Cathy Garcia elle-même, bien entendu... Presque l'impression d'être en famille.

Pour acheter ce numéro ou tout savoir sur Nouveaux Délits, c'est ICI.

04 avril 2011

DELITS D'ENCRE...

img756.jpgPour fêter leurs quinze ans d’existence, les éditions du Petit Pavé viennent de faire paraître un numéro hors série des Brèves du P’tit Pavé.

 

Au sommaire de ces Délits d'encre, des témoignages d’auteurs et de proches, des coupures de presse et le catalogue général des livres publiés.

 

Et ce qui ressort le plus, à la lecture de ce numéro, c’est l’humanité profonde des deux têtes pensantes de cette maison d’édition, Gérard Cherbonnier et Noëlle Joffard, qui ont su créer autour d’eux cette atmosphère de générosité, de simplicité, de respect et de chaleur qui les caractérise et qui fait aujourd’hui leur force majeure.

 

Longue vie aux éditions du Petit Pavé.

 

Ce Hors série coûte 12 € et peut être commandé ICI.

18 mars 2011

LE MAGAZINE DES LIVRES FAIT PEAU NEUVE

page0-mdl-29.jpgA l'occasion de la parution de son vingt-neuvième numéro, le Magazine des livres change de formule.

Il devient mensuel et abandonne le papier glacé pour adopter le format journal.

Et je trouve que cette nouvelle tenue lui va à ravir !

15 mars 2011

ATTENTION : TRAVERSEE D'OURS

img726.jpgDécouverte ces jours-ci de la revue trimestrielle Chemins de traverses, éditée par l’association « L’Ours blanc ».

 

Sous la couverture, froide et peu engageante à mon goût du dernier numéro (37 - décembre 2010), se cachent des textes (études littéraires, nouvelles, poèmes..) d’une bien belle tenue littéraire.

 

On y goûtera notamment une analyse très fouillée de Lucien Nosloj sur Charles Robert Mathurin, ou de très éclairants souvenirs du tournage d’Au dessous du volcan de John Huston, en 1984, par Christian Rome qui était présent sur les lieux à l’époque.

 

Pour tout savoir sur les éditions de l’Ours blanc c’est ICI.

14 mars 2011

LE LUNDI, C'EST POESIE...

img728.jpgComme en poésie, la revue trimestrielle de Jean-Pierre Lesieur continue, imperturbable, son petit bonhomme de chemin.

Au sommaire de ce n°45, des tonnes de poèmes, comme à chaque fois.

Petit coup de coeur personnel pour ceux de Béatrice Kad.

Plaisir aussi de retrouver ici Jean-Baptiste Pedini.

A noter enfin le passionnant entretien entre Jean Chatard et Roger Laly qui a cotoyé Desnos dans les camps de la mort et qui revient, avec beaucoup de dignité, sur cette horrible période.

img727.jpgRestons dans le domaine de la poésie avec Eric Simon qui, en plus d'être un généreux ambassadeur de la poésie, toujours prompt à offrir la paroles aux autres écrivains, est également lui-même un très subtil et exigeant poète.

Il publie artisanalement ses poèmes en plaquettes et les partage avec qui le veut. N'hésitez pas à nous contacter pour commander Où ça. Nous nous ferons un plaisir de lui faire suivre votre demande.

Un extrait :

Dans les ratures

Les fêtes inconnues
Dans la fôret blanche
Nous aurions aimé marcher
Peut-être sauter le pas
Et corriger l'extrême
Nous aurions banni l'espace
Le périple et l'inventaire
Le mutisme des dieux
Inventé dans nos leurres
Cet horizon à demi mots
Pourquoi pas le fautif
La manière noble des colombes

07 mars 2011

CHRONIQUES D'ACTUALITE

Chroniques1-227x300.jpgSaluons l'arrivée dans les kiosque d'un nouveau mensuel : Chroniques d'actualités qui propose un " retour aux fondamentaux ".

On y trouvera " des écrivains qui s'expriment sur l'actualité en toute liberté, [du] débat d'idées, de la provocations, des polémiques, de l'indignation, de l'humour également ".

Signalons, dans cette première livraison, l'article de Frédéric Saenen sur la Belgique et la " Lettre ouverte à Stéphane Hessel " signée Marc Alpozzo.

Prochain numéro : le 19 mars.

06 mars 2011

NON AU LITTERAIREMENT CORRECT

non.JPGQuelques citations (plus proches de Pierre Dac que de Lamartine) Glanées dans Non au littérairement correct, petit livre parfaitement décapant et hautement recommandable d’Eric Dejaeger, tout juste paru aux éditions Gros Textes :

 

Au pays des Golems Les capotes sont en glaise.

 

Quelle est la différence entre une guerre intestine et une guerre coloniale ?

 

Je finis toujours par trouver un « petit » éditeur éclairé. Les autres les « grands », ne sont qu’ampoulés.

 

Au petit coin, le poète se retient longuement de pisser : il se mire dans l’eau de la cuvette.

 

Ne pas confondre le Saint Nectaire, fromage français, et le nain sectaire, président français.

 

Si vous voulez lire le reste : achetez-le ! Ce n'est pas cher (8 €) et lire de tels ouvrages, en ces temps curieux ou le droit de vote ne veux plus dire grand chose, relève presque du devoir civique ...

15 février 2011

HUIT PETITS NOIRS

img627.jpgSous la direction éclairée de Philippe Ayraud, la Bibliothèque de Vertou (44) a organisé un atelier d'éciture de nouvelles "noires".

Les textes des participants ont été réunis dans Huit petits noirs.

10 février 2011

LE BLUES DU MARIONNETTISTE...

9782879296920_1_75.jpgQuelques sentences piochées dans La Secrète mélancolie des marionnettes, le dernier livre (mais premier roman) de Denis Grozdanovitch (éditions de l’Olivier, 2011)

 

« La grande question demeurerait plutôt celle de cette conscience douloureuse que nous avons développée en refusant de nous adapter au monde tel qu'il est. »

 

« La littérature, vraiment, excusez-moi, quelle énergie dépensée en pure perte. »

 

« Ce qui est improbable a toutes les chances d’être réel. »

 

« Chesterton a dit quelque chose de très juste à propos de ce genre d’esprit : "Le fou est celui qui a tout perdu sauf la raison". »

08 février 2011

LES CREVASSES NE MANQUENT PAS...

guillaume_siaudeau_crevasses.jpgLes premières jonquilles commencent à pointer le bout de leur nez jaune dans les jardins. Flotte dans l’air en ce début de février, dès que le soleil parvient à s’imposer, comme un avant-goût de printemps. Et grâce à Guillaume Siaudeau et Cathy Garcia, c’est même le Printemps des Poètes qui a de l’avance cette année !

 

A l’occasion d’un mini salon du livre organisé par les éditions du Petit Véhicule j’ai eu le plaisir, il y a quelques jours, de croiser « pour de vrai » Guillaume Siaudeau avec lequel j’avais déjà échangé quelques mails et dont j’avais déjà pu apprécier le talent via le net ou au travers de ses publications. Et le garçon est à l’image de ses poèmes : simple, chaleureux, discret et subtil.

 

Le premier mot qui m’est venu à l’esprit après avoir lu les poèmes réunis dans Quelques crevasses, le recueil qu’il vient de faire paraître aux éditions du Petit Véhicule, a été : « évidence ». Car c’est incroyable de voir comment, avec des mots de tous les jours, sans aucun artifice ni pauses affectées, il nous distille des instantanés de poésie avec autant d’aisance et de culot que s’il nous distribuait des sourires. Là où d’autres, laborieux, s’échineraient à construire de lourdes pyramides de mots, lui, en deux lignes, il nous balance la beauté en pleine poire, comme ça, en sifflotant et sans donner l’impression de peiner !

 

Allez, deux exemples, pour vous inciter à aller goûter au reste :

 

La mer sinusoïdale

et la symétrie complexe

du parcours

en dents de scie

des mouettes

sur la courbe de l’horizon

 

*

 

On arrive

comme on repart

avec la même surprise

faible

frêle

et la gueule

béante

 

179300_178910898813487_100000837353481_358858_635143_n.jpgC’est par le biais d’une publication chez Asphodèle que j’ai découvert Guillaume Siaudeau, et c’est chez ce même éditeur que j’ai le plaisir de retrouver Cathy Garcia, poétesse dont tous ceux qui s’intéressent un tant soit peu à la poésie contemporaine connaissent forcément le nom. Son dernier né ? Celle qui manque.

 

A première vue, rien n’est plus éloigné de l’écriture de Guillaume Siaudeau que celle de Cathy Garcia. Alors que le premier semble porter sur la vie un regard doux et paisible, Cathy Garcia mène un combat sans pitié contre elle-même. Si j’ai parlé de « sourire » pour Guillaume Siaudeau, il convient plus de parler de « cri » à propos de Cathy Garcia (on retrouve d’ailleurs le célèbre personnage de Munch dans un de ses collages qui illustrent le volume). Même l’acte d’écrire, loin d’être l’expression d’une joyeuse harmonie, est chez elle bien souvent un aveu d’impuissance : « Ecrire. Ecrire quoi ? Tourner, tourner la même soupe, une connerie christique s’imaginant offrir ses tripes. Manquer de pudeur ? Mais c’est bien pire que ça ! Montrer ses fesses, sans culotte, certes c’est osé, mais les montrer sans peau ? ».

 

Et pourtant, malgré les différences de styles et de tonalités, Guillaume Siaudeau et Cathy Garcia se retrouvent sur l’essentiel : la sincérité et l’honnêteté. Aucun des deux n’écrit pour la gloire : s’ils se remettent à l’ouvrage chaque jour c’est parce que la béquille des mots leur est indispensable pour colmater les brèches de leurs crevasses intimes. Tous deux n’écrivent pas pour écrire, mais pour vivre, tout simplement. « Vivre et justifier quoi ? » Nous demande Cathy Garcia, avant de répondre pour nous : « Rien. Nothing. Nada. »

 

Stéphane Beau