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04 janvier 2012

MANIFESTE DU MODELE

166963_2820044775369_1086394922_33049166_1374572357_n.jpgEn marge de la revue Amer, les Âmes d’Attala poursuivent leur travail éditorial avec toujours autant de fougue et de talent. Dernier bijou sorti de leurs diaboliques ateliers : Sang froid, recueil de photographies signées Lnor.

La particularité de cette jeune artiste est d’être à la fois une photographe talentueuse et une modèle militante, double casquette qui ôte à son regard toute dimension de voyeurisme et qui donne à ses photos de femmes (exclusivement, dans ce volume) une force et une humanité palpable.

Le recueil se clôt sur une forme de « manifeste du modèle » rassemblant toute une série de percutants aphorismes. Certains sont très concrets : « Le froid ne participe en rien à la qualité de nos poses, ni à celles de vos œuvres. Nous voulons du chauffage ! » D’autres beaucoup plus militants, voire poétiques : « Souvent les modèles se tiennent mal, car elles sont rarement des filles modèles. Et pourtant elles savent se tenir. » ; « Nous imposons la pose pour ne pas exposer notre corps. Poser, c’est suspendre sa nudité. »

Pour toutes informations complémentaires sur ce livre, un mail ICI.

Et dans tous les cas, une visite sur le site des éditions s’impose.

24 décembre 2011

LES DÉLAISSÉS DE CATHERINE MALARD

les-delaisses.jpgSecond bouquin (Cf. note du 21 décembre) ramené dans ma besace à l’occasion de « Noëlivres », le salon d’hiver des éditions du Petit Pavé : Les Délaissés de Catherine Malard.

Ce livre, écrit avec beaucoup de soin, renferme une belle galerie de portraits, saisis sur le vif, d’hommes et de femmes dont le parcours n’a pas été un long fleuve tranquille : SDF, réfugiés, exilés, exclus qui n’ont plus assez d’énergie pour crier leurs peines, pour qui « les mots sont des paquets mal ficelés de souffrances désormais nouée au creux de [leurs] entrailles ».

Mais c’est aussi un ouvrage particulièrement salutaire en ces temps troubles où la différence tend à être de plus en plus systématiquement pointée du doigt, voire même criminalisée, en ces temps où la chasse aux pauvres est de nouveau ouverte, où la haine de l’étranger devient un sport officiel, où les acquis sociaux et autres modalités de protection sociale sont en passe de devenir des vestiges historiques d’un autre temps. Bref dans ce monde en lambeaux où la démocratie a perdu l’essentiel de son âme et où le cynisme est roi, le fait de redonner la parole aux humbles, aux oubliés, aux déclassés, aux délaissés s’apparente presque à un acte de résistance.

A ce titre, le nouveau livre de Catherine Malard mérite toute notre attention et doit être conseillé à toutes celles et tous ceux qui ne veulent pas s’avouer vaincus et qui espèrent encore qu’un jour la devise républicaine, « Liberté Egalité Fraternité » traduise enfin une réalité avérée.

Les Délaissés, Catherine Malard, éditions du Petit Pavé, 2011

22 décembre 2011

JOLIE LANGUE...

jusdebouche_guillaume_siaudeau.jpgEt un p’tit nouveau pour Mister Siaudeau qui ne s’arrête plus !

Jus de bouche vient de paraître aux éditions Gros textes.

Les amateurs de Guillaume Siaudeau dénicheront forcément leur bonheur dans ce nouvel opus où l’on retrouve tout ce qui fait le charme de ce discret poète. Son humour : «  On l’a retrouvé / étalé dans son lit / la gorge tranchée / par un coup de froid / et se vidant lentement / de sa morve » ou : « Il était vraiment con / plus con que la plupart des cons » ; son art du télescopage : « Elle est une bouche d’incendie / près d’une rivière en crue » ; et surtout son don pour la formule qui fait mouche : « Nous sommes deux chevaux de manège / qui filent dans le soir / attendre le dernier train fantôme » ou encore, « La jolie fille qu’il croisait / dans l’ascenseur / avait des hauts et des bas ».

Avec, une fois de plus, une magnifique illustration de couverture signée Magali Planès

A commander d’urgence (et pour la modique somme de 6 €) ICI.

21 décembre 2011

JE SUIS MORT HIER, A QUATORZE HEURES...

je-suis-mort-hier-web (1).jpgL’avantage des salons c’est qu’on y fait parfois d’agréables découvertes. C’est ainsi que je suis revenu, dimanche dernier, de Noëlivres, le rendez-vous de noël des éditions du Petit Pavé, avec deux ouvrages dans ma besace.

Le premier (dont je parlerai bientôt) sciemment choisi en raison de son titre et de son thème (Les Délaissés de Catherine malard), le second, conseillé par Gérard Cherbonnier le tenancier de la maison : Je suis mort hier, à Quatorze heures… de Michel Garier

Drôle de petit bouquin que ce dernier, reposant sur une idée à la fois originale et universelle : le narrateur, fraîchement décédé, assiste à ses propres obsèques et son esprit survole, quelques temps durant, les foyers des êtres qui lui ont été chers. Qui n’a jamais rêvé de cela ? Personne, j’en suis certain.

Sur ce thème relativement casse-gueule, Michel Garier parvient à construire un récit jamais ennuyeux et parfaitement plaisant, faute d’être véritablement original. La simplicité de son ton et la justesse de ses observations font qu’on se laisse embarquer, entre sourires et larmes naissantes, dans les pérégrinations de son héros fantomatique.

Pour vous donner envie de découvrir ce petit livre plein de charme, je vous propose un court extrait :

« Homme ordinaire, j’ai été pleuré de façon ordinaire, sans excès ni parcimonie. En attendant la suite j’appartiens provisoirement à la catégorie des morts récents, ceux dont le cadavre est encore tiède, et dont on parle encore avec une mine de circonstance. J’entrerai bientôt dans la catégorie des morts confirmés, recensés classe 2008, les morts rentrés dans les rangs. Je serai alors mort comme le sont mes parents, mes grands-parents, et tous ceux qui m’ont précédé. On dira de moi : « Ah, cela fait déjà deux ans qu’il est mort ? » Et l’on parlera d’autre chose.

Je suis mort hier, à quatorze heures…, Michel Garier, éditions du Petit Pavé, 2010

20 décembre 2011

DES NOUVELLES DE PASCALE ARGUEDAS

MERE A DOS.jpegDans la série « Les auteurs du Grognard publient », voici quelques nouvelles de Pascale Arguedas qui propose, aux éditions Gaïa Village Publications, deux textes au format numérique : Mère à dos et Manu.

Personnellement, je n’ai toujours pas réussi à me résoudre à dépenser des euros pour télécharger ce type de fichiers numériques, c’est-à-dire une poignée d’octets. Même si l’étau se resserre autour de moi des convaincus des bienfaits de ce nouveau support.

Mais livre papier ou support virtuel, la plume de Pascale Arguedas reste la même, alors si vous n’êtes pas, comme moi, réfractaire à ce type de fichier, n’hésitez pas à vous laisser tenter.

13 décembre 2011

LE GRAND BORBORICHON

hock.jpgJoaquim Hock parle ICI de son dernier livre, Le Grand Borborichon, recueil de contes azimutés publié par les éditions Durand Peyroles.

Les habitués du Grognard retrouveront dans ce recueil, outre les dessins de Joaquim Hock à l'esthétique facilement reconnaissable, deux textes ("Les Lapins" et "La Fuite des arbres") respectivement parus dans les numéros 3 et 12 de notre revue.

Tous les détails sur ce livre (dont les infos pour le commander !) ICI.

24 novembre 2011

ARTS ET RESISTANCES

img105.jpgLe n°4 (novembre 2011) d'Arts et résistances, la revue des éditions Gros textes, est disponible.

Plus rebelle que jamais, elle accueille quelques aphorismes signés Bibi.

Un grand merci à Yves Artufel qui a même eu la gentillesse de reprendre un de mes aphorismes pour habiller la quatrième de couverture : c'est un honneur qui me touche sincèrement.

Plus de détails ICI.

SB

(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

29 octobre 2011

DANIEL ROBERT EST DANS CHIENDENTS...

img093.jpgLes éditions du Petit véhicule continuent à enchaîner les numéros de leur nouvelle revue, Chiendents dont la périodicité est parfaitement aléatoire (« on peut même en publier trente par an, si on veut » nous soufflait même Luc Vidal, le responsable des éditions, il y a quelques jours.

Ce troisième numéro, coordonné par Pierrick Hamelin (auteur de magnifiques ouvrages tels que Manège ou Promenades philosophiques, publiés aux Perséides, et également au sommaire du dernier Grognard consacré au « Sentiment océanique), s’attache à nous faire redécouvrir Daniel Robert (1952-1981) poète et peintre nantais qui a passé une bonne partie de sa courte vie en asile psychiatrique.

Joliment illustré par des reproductions en couleur de ses tableaux, ce numéro contient un entretien avec le frère de Daniel Robert ainsi qu’une sélection représentative de ses poèmes.

Belle occasion pour les amateurs de curiosités et d’auteurs oubliés, de se plonger dans l’univers touchant de ce poète méconnu. Et pour 4 € en plus, ce serait bête de se priver.

Pour toute commande, c’est ICI.

26 octobre 2011

COMME EN POÉSIE N°47

img091.jpgLe n°47 de Comme en poésie est disponible.

On y rencontre quelques contributeurs qui feront également leurs premiers pas dans le prochain Grognard à paraître en décembre (Marc Bonetto, Tristan Felix) ainsi que quelques noms que l’on a toujours plaisir à retrouver (ceux de Patrice Maltaverne ou de Michel l’Hostis par exemple).

A noter que les couples (littéraires ou réels) sont à l’honneur dans ce numéro de septembre.

Tous les détails ICI.

25 octobre 2011

MIDI 35/36

img089.jpgLe numéro 35/36 de la toujours très somptueuse revue MIDI est disponible.

Au sommaire, plein de belles choses. Signalons plus particulièrement une étude très touchante sur Colette Thomas, femme d’Henri Thomas (traducteur de Jünger, entre autres) et amie d’Antonin Artaud.

Occasion de lire également un beau récit intitulé « L’arrière saison », signé Goulven Le Brech.

Un numéro magnifiquement illustré qui coûte 14 € et qui peut être commandé ICI auprès de Françoise Thieck Champin