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24 mars 2012

QUELQUES NOUVELLES DES REVUES...

lequier.jpgEn ce début de printemps, les publications fleurissent. Pas le temps de signaler tout ce qui germe, tout autour de moi. Cueillons-en malgré tout quelques-unes, histoire de confectionner un joli bouquet de saison…

Commençons par les Cahiers Jules Lequier, dont le numéro 3 vient de paraître. Ces cahiers, organisés par Goulven Le Brech deviennent de plus en plus riches et de plus en plus somptueux. Ce nouvel opus contient notamment des fac-similés d’écrits de Lequier qui ne manqueront pas d’intéresser toutes celles et tous ceux qui aiment bien, parfois, jeter un œil dans le moteur de la machine à penser qu’est le cerveau humain…

 

Présentation de l’éditeur :

« Rien n’est perdu dans les travaux humains » a écrit Jules Lequier, « tous les genres de spéculation vers lesquels s’est tournée à diverses époques l’autorité de l’esprit humain ont droit au respect, à l’examen, à l’étude ». Dans cet esprit, cent cinquante ans après la disparition du philosophe, ce troisième Cahier Jules Lequier propose des témoignages sur sa vie et des mises en perspective de sa philosophie. Il propose par ailleurs une incursion inédite dans les archives du philosophe, par la publication de fac-similés de pages du Cahier B du Fonds Jules Lequier (MS 249).

 

Tous les détails ICI.

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img282.jpgContinuons avec les éditions du Petit Véhicule qui viennent déjà de publier le dixième numéro de leur revue Chiendents.

Cette revue, au rythme de publication parfaitement aléatoire, se veut avant tout un support de découvertes d’auteurs, de penseurs, d’artistes, un moyen de créer du réseau, de générer des rencontres, de faire naître des amitiés, bref, de créer de la vie, tout simplement !

Le n°10 est consacré à Christian laborde, « Le d’Artagnan des mots » (ce volume sera-t-il distribué par Intermarché, « les mousquetaires de la distributions ? L’éditeur demeure mystérieux sur ce point…)

L’exemplaire coûte 4 €. Et les dix premiers numéros peuvent être commandés pour une somme totale de 20 € + 5 € de port.

Si vous souhaitez profiter de l’occasion et vous plonger dans l’univers de Roger Wallet, Philippe Lacoche, Jean-Louis Rambour, Jean-Luc pouliquen et compagnie, rendez vous ICI !

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Leroux-mini-gazette-1.jpgEnfin, un peu dans le même esprit que Chiendents, les éditions gros textes proposent une nouvelle revue : la Mini Gazette de l’épicerie dont la périodicité restera, elle aussi, capricieuse. Pour un coût symbolique (1 €), elle compte proposer des textes courts (une trentaine de pages) posant sur le monde actuel un regard critique et quelque peu libertaire (miam !)

Les deux premiers numéros sont De la représentation à l’autonomie,  de Jean-Paul leroux, agréable réflexion sur la valeur de la représentation dans le modèle démocratique ; et le célébrissime Almanach du Père Peinard d’Emile Pouget que nous retrouvons avec plaisir.

Tous les détails ICI.

De la représentation à l’autonomie, Présentation de l’éditeur :

Alors que le système capitaliste est à la fois triomphant et incapable d’échapper aux crises destructrices et que nous subissons une politique ultralibérale, est-il possible d’échapper au désastre ? Sur quelles pistes pratiques et théoriques devons-nous engager nos luttes si nous voulons conserver l’espoir de transformer notre monde de façon positive ? Ces petits textes n’ont pas d’autres prétentions que de nous sortir du pessimisme ambiant, ils ne donnent pas de recettes parce qu’il appartient à chacun d’entre-nous d’inventer un nouveau monde. Ils indiquent une direction, un mouvement. Ils font le pari de l’inventivité politique de chacun.

 

Pouget-mini-gazette-2.jpgAlmanach du Père Peinard, présentation de l’éditeur :

 

…Y a pas à tortiller : cette vaste blague de la souveraineté populaire est tombée rudement à pic pour nous faire perdre le nord. Sans elle on serait arrivé à comprendre que le gouvernement est une mécanique dont tous les rouages fonctionnent dans le but de serrer la vis au populo ; puis, avec deux liards de réflexion, on aurait conclu que le meilleur usage qu'on puisse faire de cette affreuse machine, c'est de la foutre au rencard.

 

On en serait venu à conclure que pour avoir ses coudées franches, pour vivre sans emmerdements, faut se passer de gouvernement.

Tandis que, grâce à l'embistrouillage de la souveraineté populaire, on a eu un dada tout opposé : on a cherché, — et des niguedouilles cherchent encore, — à modifier la mécanique gouvernementale de façon à la rendre profitable au populo.

Comme d'autres se sont attelés à la découverte du mouvement perpétuel ou de la quadrature du cercle, certains se sont mis à la recherche d'un bon gouvernement. Les malheureux ont du temps à perdre ! Il serait en effet plus facile de dégotter la boule carrée ou de faire sortir des crocodiles d'un œuf de canard que de mettre la main sur un gouvernement qui ne fasse pas de mistoufles au pauvre monde…

Stéphane Beau

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