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21 décembre 2011

JE SUIS MORT HIER, A QUATORZE HEURES...

je-suis-mort-hier-web (1).jpgL’avantage des salons c’est qu’on y fait parfois d’agréables découvertes. C’est ainsi que je suis revenu, dimanche dernier, de Noëlivres, le rendez-vous de noël des éditions du Petit Pavé, avec deux ouvrages dans ma besace.

Le premier (dont je parlerai bientôt) sciemment choisi en raison de son titre et de son thème (Les Délaissés de Catherine malard), le second, conseillé par Gérard Cherbonnier le tenancier de la maison : Je suis mort hier, à Quatorze heures… de Michel Garier

Drôle de petit bouquin que ce dernier, reposant sur une idée à la fois originale et universelle : le narrateur, fraîchement décédé, assiste à ses propres obsèques et son esprit survole, quelques temps durant, les foyers des êtres qui lui ont été chers. Qui n’a jamais rêvé de cela ? Personne, j’en suis certain.

Sur ce thème relativement casse-gueule, Michel Garier parvient à construire un récit jamais ennuyeux et parfaitement plaisant, faute d’être véritablement original. La simplicité de son ton et la justesse de ses observations font qu’on se laisse embarquer, entre sourires et larmes naissantes, dans les pérégrinations de son héros fantomatique.

Pour vous donner envie de découvrir ce petit livre plein de charme, je vous propose un court extrait :

« Homme ordinaire, j’ai été pleuré de façon ordinaire, sans excès ni parcimonie. En attendant la suite j’appartiens provisoirement à la catégorie des morts récents, ceux dont le cadavre est encore tiède, et dont on parle encore avec une mine de circonstance. J’entrerai bientôt dans la catégorie des morts confirmés, recensés classe 2008, les morts rentrés dans les rangs. Je serai alors mort comme le sont mes parents, mes grands-parents, et tous ceux qui m’ont précédé. On dira de moi : « Ah, cela fait déjà deux ans qu’il est mort ? » Et l’on parlera d’autre chose.

Je suis mort hier, à quatorze heures…, Michel Garier, éditions du Petit Pavé, 2010

Commentaires

Je n'en ai jamais rêvė par contre c'est un thème largement traité en littérature, et depuis longtemps...

Écrit par : Pascale | 21 décembre 2011

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