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20 décembre 2011

DES NOUVELLES DE PASCALE ARGUEDAS

MERE A DOS.jpegDans la série « Les auteurs du Grognard publient », voici quelques nouvelles de Pascale Arguedas qui propose, aux éditions Gaïa Village Publications, deux textes au format numérique : Mère à dos et Manu.

Personnellement, je n’ai toujours pas réussi à me résoudre à dépenser des euros pour télécharger ce type de fichiers numériques, c’est-à-dire une poignée d’octets. Même si l’étau se resserre autour de moi des convaincus des bienfaits de ce nouveau support.

Mais livre papier ou support virtuel, la plume de Pascale Arguedas reste la même, alors si vous n’êtes pas, comme moi, réfractaire à ce type de fichier, n’hésitez pas à vous laisser tenter.

Commentaires

Félicitations ! Et qu'importe le support pourvu qu'on ait l'ivresse !
En ce qui me concerne, ce n'est pas du support que je me suis éloigné, mais du "supporteur"

Écrit par : Bertrand | 20 décembre 2011

Merci !

Écrit par : Pascale | 20 décembre 2011

Je me suis intéressé très tôt aux "liseuses", mais cela m'a redonné curieusement le goût du papier. Profitant de mon temps libre pour lire mon auteur préféré (Faulkner), je m'imagine mal lisant ces milliers de pages sur écran...
Pour profiter pleinement de ce nouveau support, il ne faut pas lire des PDF sur un ordi, mais lire ces fichiers en format epub (plus souple) et de préférence sur des terminaux adaptés, comme un ipad ou une liseuse Sony ou Kindle.
Cela ne remplace pas la lecture sur papier mais il existe indéniablement un public pour cette nouvelle pratique. Je compte prochainement mettre le livre de Cottet-Emard paru au Pont du Change en livre numérique, et j'ai réédité certains de mes livres anciens dans ce format, car ils étaient devenus introuvables en librairie.

Écrit par : J.J. Nuel | 20 décembre 2011

Il existe probablement un public pour les lectures numériques - je me trompe peut-être mais majoritairement en France maintenant ce n'est pas le même lectorat que sur papier. Lors d'une dédicace en salon, 8/10 n'en voulait pas (dont 2 ne savaient même pas que ça existait !), 2/10 le rejetait, je n'ai vendu que des livres papier. C'est pas gagné, comme dirait l'autre (c'était quand même en région parisienne - rien ne vait le terrain pour comprend're la réalité ! Je pense que la grande chance du numérique pour les écrivains est en effet l'édition de livres épuisés à moindre coût, comme tu l'évoques JJ, mais aussi, et c'est mon cas, des textes qui ont peu de chance sur papier car ne correspondant pas au calibrage et normes débiles de l'air du temps (par exemple, de ouvrages où il est difficile de mettre une étiquette (genre, tranche d'âge), ou des textes courts entre 20 et 50 pages).

Écrit par : Pascale | 21 décembre 2011

Le numérique a des qualité, notamment pour donner accès à des bases de données. Je passe beaucoup de temps sur Gallica ou sur des sites mettant en téléchargement gratuit des articles, des livres épuisés... Très bon instrument de recherche, en effet. Utile quand on ne souhaite consulter que quelques pages d'un bouquin de 500 pages par exemple, et qu'on n'achèterait pas autrement.

Par contre ce que je reproche le plus aux livres numériques, c'est qu'en les achetant, on n'achète rien. Si encore on me vendait une petite boite avec une pochette, éventuellement une quatrième de couv, un petit fichier matérialisé par une disquette ou quelque chose dans le genre, à la limite, je dirais pourquoi pas. Je pourrai classer ce fichier dans une bibliothèque (ou une "fichiothèque"), le garder en mémoire dans un lecteur d'ebooks éventuellement. Mais pour le moment, ce que les éditeurs de livres numériques vendent, c'est du vent. Et à des prix incroyables : je viens d'aller voir sur le site de la fnac, par exemple. Le dernier Marc Levy (c'était le premier nom affiché) vendu à 15,99 € ! On n'est même pas loin du vol caractérisé (rappelons qu'un fichier électronique, une fois qu'il existe, qu'il soit dupliqué à 2 ou 200000 exemplaires, ne coûte pas un centime de plus.)

Écrit par : stephane | 21 décembre 2011

Tu as raison sur le prix, tous les éditeurs papiers qui se mettent à faire du numérique frilleusement commettent cette erreur. C'est du vol. Pour la dématérialisation, tu me fais rire !

Écrit par : Pascale | 21 décembre 2011

Pour la dématérialisation, tu me fais rire !
Écrit par : Pascale | 21 décembre 2011

Traite moi de vieux con pendant que tu y es !!! ;-))

Écrit par : stephane | 21 décembre 2011

;-)))

Écrit par : Pascale | 21 décembre 2011

Pour le moment, en tant que lecteur, je ne ressens pas encore l'urgence de m'équiper d'une kindle ou autre Kobo. En revanche, en tant qu'auteur, je commence à être intéressé.

Écrit par : Christian Cottet-Emard | 22 décembre 2011

@ Christian : Ah oui ? Et pour quel usage ? On peut retravailler ces textes sur ce genre de machine ? Je pensais que ce n'était que des "liseuses".

Écrit par : stephane | 22 décembre 2011

Stéphane, je viens de lire un livre pour toi (à paraître l'année prochaine), "La liseuse" de Paul Fournel : http://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&ISBN=978-2-8180-1417-2

Écrit par : Pascale | 22 décembre 2011

Ce qui m'intéresse en tant qu'auteur dans ce système, c'est comme le dit très justement Pascale, l'édition de textes hors du calibrage et des normes de l'édition papier. Et aussi une nouvelle chance pour les auteurs, toute proportion gardée, de reprendre un peu la main sur le destin commercial de leurs textes.

Écrit par : Christian Cottet-Emard | 22 décembre 2011

@ Pascale : Un livre pile poil dans le thème en tout cas. Tu l'as lu ? Il vaut le détour ?

@ Christian : C'est sûr qu'en tant qu'auteur, l'édition numérique offre des possibilités de donner une certaine consistance à des travaux qui ne verraient pas le jour autrement. Mais ce qui me frappe dans cette question c'est que la plupart des auteurs que je connais, et qui avouent songer à publier leurs textes au format numérique, reconnaissent ne pas être vraiment attiré par ce support en tant que lecteur. Personnellement, je me considère autant comme lecteur que comme auteur. Mon amour des livres est un tout : j'aime écrire parce que j'aime lire des livres en papier ; j'aime lire des livres en papier parce que j'aime écrire et j'aime l'univers de l'écriture. Le livre numérique tendrait à dissocier deux mondes : celui des auteurs (qui continueraient à ne lire que des livres papiers) et les lecteurs (qui liraient de moins en moins de livres papiers (ce que Pascale nous explique quand elle nous dit que les lecteurs de livres classiques et les lecteurs de livres numériques ne sont pas forcément les mêmes "lecteurs"). Plus que la question de support, c'est cette rupture qui m'inquiète.

Écrit par : stephane | 22 décembre 2011

Ce n'est pas une question de support mais de contenu.
L'édition de livres sur papier se concentre sur les poids lourds, les best-sellers, et se ferme de plus en plus aux auteurs moins médiatisés. Résultat, on voit aujourd'hui une édition sur papier dominée par deux pôles, l'un constitué d'auteurs à gros tirages publiés par de grands groupes et l'autre constitué d'auteurs à tirages confidentiels publiés par de petits et micro-éditeurs. Là aussi, comme dans toute la société, la « classe moyenne » faiblit ! Je vois le livre numérique comme un outil qui peut éventuellement fournir une troisième voie pour une production qui ne relève ni du best-seller ni du micro-tirage. Et cela concerne aussi bien les auteurs que les lecteurs. Même si je trouve pour l'instant (je peux changer très vite) le support numérique moins attrayant que le support papier, je ne compte pas le négliger. Quant à une éventuelle rupture entre deux catégories de lecteurs, je n'ai aucune inquiétude à ce sujet.
Comme les arguments me viennent en vrac, je pense aussi au livre numérique comme alternative à l'autoédition papier (qui paraît-il a dépassé en chiffre d'affaire, aux États-Unis, le volume de l'édition classique) à laquelle ont recours de plus en plus d'auteurs déçus ou refusés par le circuit traditionnel, solution qui permet aujourd'hui à un auteur d'accéder au livre papier grâce aux tirages à la demande mais qui n'est pas satisfaisante sur le plan de la commercialisation. Là encore, le livre numérique offre de nouvelles perspectives. Alina Reyes, par exemple, vient de franchir le pas.

Écrit par : Christian Cottet-Emard | 23 décembre 2011

@ Stéphane : oui, lu et très bien.
@ Christian : je suis d'accord avec toi et n'ai aucune inquiétude sur la rupture évoquée par Stéphane, tout simplement parce que le fond du problème, et je me répète depuis des années, n'est pas le support mais le marketing sauvage qui n'a plus rien à voir avec la littérature et, très important, la pénurie de lecteurs. C'était le thème de mon dernier billet d'humeur, d'ailleurs. Quel que soit le support, le vrai problème est dans une offre plus qu'abondante et une demande qui s'apauvrit chaque jour.
Pour en revenir au numérique, en France on débute donc il ne faut pas espérer que cela change grand chose pour l'instant. Deux amis édités depuis des années sur ce support me disent qu'il n'ont pas de lecteurs. Il faut attendre patiemment que les habitudes se mettent en place car je crois que l'escroquerie dont sont victimes les petits éditeurs papier, extrêmement professionnels, et dont ils meurent les uns derrière les autres, est le manque de visibilité, de trésorerie pour affronter tous les intermédiaires qui profitent de leur travail.
Au final, je ne suis pas certaine que le numérique change quelque chose pour les auteurs confidentiels (plus de lecteurs en numérique ?). C'est surtout une redistribution des rôles (diffuseurs, distributeurs, libraires exit) et une économie qui se tourne vers un autre mode de fonctionnement.

Écrit par : Pascale | 23 décembre 2011

Je crois que tu as parfaitement résumé la situation quand tu écris que "Quel que soit le support, le vrai problème est dans une offre plus qu'abondante et une demande qui s'apauvrit chaque jour" et que tu précises "Au final, je ne suis pas certaine que le numérique change quelque chose pour les auteurs confidentiels (plus de lecteurs en numérique ?)"

J'en retiens pour ma part que, absence de lecteur pour absence de lecteurs, rien ne presse pour passer au numérique et que je vais donc continuer pendant quelques temps encore à publier et à lire des livres en papier. Et plus tard, on verra : je serai peut-être complètement bigleux à ce moment là et je n'écouterait plus que des livres audios - enregistrés par Pascale, of course - en mâchouillant mon dentier !

Écrit par : stephane | 23 décembre 2011

Pensons à nos vieux jours : je critique de moins en moins pour libérer du temps à l'enregistrement des livres que j'aime, oui. La vue faiblissant aussi, je prends les devants, espérant que les oreilles ne s'ensableront pas trop vite entre temps !

Écrit par : Pascale | 23 décembre 2011

En tout cas, ce que je sais, c'est que si demain, Pascale, Bertrand ou d'autres que j'apprécie comme Stéphane Prat, Jean-Jacques Nuel ne se mettaient plus qu'à publier des ebooks il est quasi sûr que je ne lirais plus rien d'eux (je n'ai jamais téléchargé les bouquins de Bertrand chez F. Bon, pas plus que ceux de Jean-Jacques chez Publibook (je crois) ou les tiens, Pascale chez Gaïa).

Autrement dit, et comme je ne pense pas être unique en mon genre, si en publiant des ebooks vous ne gagnez pas de nouveaux lecteurs mais que vous perdez les anciens, l'intérêt du truc me semble TRES discutable.

Écrit par : stephane | 23 décembre 2011

Chez feedbooks !!! pour Jean-Jacques Nuel !! Oups.

Écrit par : stephane | 23 décembre 2011

Ce n'est pas ainsi qu'il faut raisonner : ces publications n'auraient jamais vu le jour sur papier, donc on ne perd rien, on prend juste le risque d'être lus par des e-lecteurs ;-).

Écrit par : Pascale | 23 décembre 2011

Stéphane, il ne s'agit en aucun cas de renoncer à la publication papier au profit des ebooks. C'est un support complémentaire, rien de plus.

Écrit par : Christian Cottet-Emard | 23 décembre 2011

Je suis aussi conscient de la nécessité de se garder d'engouements pour des innovations qui ne tiennent pas forcément leurs promesses.
Cela me rappelle mon enthousiasme pour les radios libres où j'ai animé pendant plusieurs années des programmes où l'on parlait de littérature. Quand on voit ce qu'on a fait de cette liberté... Tout ça pour arriver à Nostalgie et autres !
En revanche, je ne croyais pas tellement aux blogs au début, et pourtant, quelle réussite ! Alors pour les ebooks, attendons de voir.

Écrit par : Christian Cottet-Emard | 24 décembre 2011

De toute façon on est à un moment de bascule, il ne sert donc à rien de refuser tout en bloc ou de s'emporter allègrement. Patience et longueur de temps...

Écrit par : Pascale | 24 décembre 2011

Je découvre vos échanges très riches, je vois que le thème vous inspire ! Pour l'instant, l'ebook est très marginal en France et n'est pas prêt de détrôner le papier, qui perdurera (je pense en particulier à de très belles éditions papier qui n'ont pas d'équivalent en numérique). Le numérique n'est qu'un nouveau support, complémentaire du précédent, et correspond à un autre mode de lecture (et peut-être à un autre lectorat, plus jeune). Nous verrons bien. Simplement, je reste curieux et ne veux pas me tenir à l'écart de cette nouvelle possibilité de diffuser l'écrit.

Écrit par : J.J. Nuel | 26 décembre 2011

Bonjour
Je découvre vos réflexions sur le livre numérique et je tiens à préciser notre initiative: Gaïa Village Publications est née de trois constats:
- Le prix du livre numérique est maintenu artificiellement élevé pour préserver les marges des maisons d'étions "traditionnelles" qui n'y vont qu'à reculons, pour des raisons plurielles: réel problème de coût des structures existantes, maintien de la "tour d'ivoire" des grandes maisons d'éditions etc.. Il ya donc une ségrégation par le revenu et/ou la notoriété qui n'est pas acceptable.
- Le format papier interdit d'existence des oeuvres qui mériteraient de voir le jour (nouvelle unique - poésie (peu rentable) - roman d'auteurs encore inconnus qui mériteraient de franchir la barre très élevée de l'édition papier mais sont..inconnus, donc à risque commercial etc.). Ainsi la très belle nouvelle de Michèle BAYAR "Filiation" n'aurait jamais vu le jour sans cela, entre autres textes dont ceux de Pascale ARGUEDAS qui m'ont beaucoup plu.
- Enfin, des oeuvres épuisées qui ne connaîtront jamais un autre tirage disparaissent et pour certaines c'est bien dommage.
Nous avons donc décidé, à contre-courant de nos confères installés, d'utiliser le support numérique QUI NE COUTE PAS CHER ! pour pallier ces difficultés et offrir un accès plus large à:
- des auteurs qui le méritent (mais nous sélectionnons comme n'importe quelle maison d'édition (avec un critère d'appréciation qui prend moins en compte le risque financier)
- des lecteurs aux moyens réduits ( et malheureusement cela ne va pas en s'arrangeant!
- des oeuvres au format inadéquat au tirage papier car elles disparaissent très vite dans les étagères et n'offrent alors aucun visuel.

Le livre numérique ne tuera pas le papier, il recomposera simplement un paysage, comme l'a fait en son temps le livre de poche, et, effet bénéfique pour la littérature, restreindra très probablement la part de la grande distribution qui n'apporte aucune valeur ajoutée et concurrence durement les librairies.
Si nos valeurs vous intéressent n'hésitez pas à nous écrire et/ou à nous envoyer des manuscrits (fichiers)

Écrit par : Pierre-Michel March | 10 février 2012

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