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11 septembre 2011

LE PONT DU CHANGE EST DE RETOUR...

allais.jpgAprès une longue période de veille, les éditions du Pont du change, dirigées par Jean-Jacques Nuel, nous reviennent avec deux nouvelles publications.

La première, L’Agonie du papier et autres textes d’une parfaite actualité, est un recueil de textes d’Alphonse Allais dont tout le monde connaît (ne serait-ce que de réputation) les talents d’humoristes. Mais on oublie aussi trop souvent qu’il était également un visionnaire qui avait déjà deviné, dès 1900, bon nombre des évolutions du vingt-et-unième siècle. Pour preuve, les textes réunis dans ce (trop) fin volume, et au fil desquels il nous parle déjà de lutter contre la déforestation, de privilégier les énergies renouvelables, où il pose les premières bases du langage SMS, des livres dématérialisés ou des supports réinscriptibles. Jusqu’à l’idée d’amener la mer à Paris et de créer un vaste Paris-Plage, idée qui fera son chemin, comme on sait…

tixier.jpgLe second livre publié cet été par Le Pont du change est une réédition d’un recueil de Roland Tixier : Chaque fois l’éternité. On y retrouve cette nostalgie, délicate et simple qui nous avait déjà séduits dans son précédent recueil Simples choses, paru en 2009 chez le même éditeur. En quelques 120 poèmes, Roland Tixier nous donne à voir, à entendre et à sentir un été de ses vacances d'enfant. Chaque poème, un peu à la manière du Je me souviens de Perec, redonne vie à un souvenir ou à une émotion. Souvenirs d’atmosphères, comme dans la gare de Limoges, de « la salle d’attente / la voûte / les gens / couchés sur les bancs » ; souvenir des jeux : « Jouer au maquignon / les glands sont des cochons / les noisettes des moutons » ; flots d’impressions fugaces comme celle du « bol dans la pile / avec des bœufs dessus » ou plus troubles, certains soirs « à la veillée / djebel, oued / bled F.L.N. / à dix ans / comment comprendre ». Et cela jusqu’aux premiers jours de septembre, lorsque vient le temps de retourner en ville, là où « les platanes / sont à peine des arbres ». Bien joli livre qui parlera forcément à toutes celles et à tous ceux qui ont laissé quelque part derrière eux, une part d’enfance dont ils n’ont jamais su se défaire.

Pour commander le livre d’Alphonse Allais, c’est ICI, et pour celui de Roland Tixier, c’est .

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