Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14 août 2011

LA DANSE DE PLUTON

saenen.JPGAvec La Danse de Pluton, Frédéric Saenen nous offre un bien curieux premier roman. Curieux parce que l’histoire qu’il déroule apparaît au départ plutôt anecdotique : deux univers nous sont présentés en boucle. Celui de Jonathan, un jeune homme dont le père est mort peu de temps avant, et celui de Nathalie et de sa fille Anaïs. Le premier est quelque peu tourmenté. En rupture scolaire, il rêve de mettre du piment dans sa vie. Nathalie, pour sa part, divorcée, est en dépression permanente et sa fille, solitaire, est une passionnée de danse qui travaille une chorégraphie sur le thème d’Uranus, une composition de Gustav Holst tirée de la série des Planètes.

 

Très vite, le lecteur comprend que le destin de ces trois individus est de se rencontrer, à un moment ou à un autre, et pas dans un contexte particulièrement réjouissant, car le jeune Jonathan a des velléités clairement meurtrières.

 

Petit à petit, on se laisse prendre au jeu de ce roman qui ne cesse de monter en puissance et qui nous entraine inéluctablement vers une chute pourtant moins évidente que celle vers laquelle on avait l’impression de filer.

 

Au-delà de l’intrigue qui sert de toile de fond, La Danse de Pluton est aussi une réflexion sur le hasard et sur la manière dont le bien (Uranus) et le mal (Pluton) s’interpénètrent et se complètent pour sceller le destin des hommes.

 

L’ensemble est écrit dans un style fluide, sans fioritures qui, par sa simplicité, rend la dimension tragique de l’histoire encore plus prégnante.

 

Stéphane Beau

 

La Danse de Pluton, éditions Weyrich, 115 pages, 2011.

Les commentaires sont fermés.