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15 juillet 2011

LES LUNETTES DE PASCAL...

ne verrai pas cover2i.jpgPascal Pratz est un drôle de phénomène. C’est probablement un des types les plus insupportables que je connaisse, et en même temps, je suis incapable de ne pas éprouver une vraie sympathie à son égard. Sans doute parce que la sensibilité qui est la sienne me parle incontestablement. C’est par conséquent avec un réel plaisir que je me suis plongé dans son dernier livre Ce que je ne verrai pas (éditions Durand Peyroles).

 

Placé sous le haut patronage de Nietzsche, mais aussi de Perec, ce nouvel opus qui aligne 269 aphorismes débutant tous pas « je ne verrai pas », se présente comme une espèce de « Je me souviens du futur ». L’occasion pour Pascal Pratz de nous faire partager :

 

-         sa curiosité amusée (« Je ne verrai pas le jour du jugement dernier. Et pour cause. Dommage. Un peu d’agitation n’a jamais fait de mal à personne. » ; « Je ne verrai pas comment exactement se balance un cœur lorsqu’on lui offre deux choix. »)

 

-         ses regrets intimes (« Je ne verrai pas la taille atteinte par le chêne que tu viens de planter avec notre enfant. » ; « Je ne verrai pas ce que sont devenus les jouets qui ont fait mes joies d’enfant. »)

 

-         et ses réflexions sur la marche de l’humanité (« Je ne verrai pas la fin de l’idée selon laquelle la dignité humaine consiste à travailler pour gagner son pain. » ; « Je ne verrai pas une fille de bonne famille devenir coiffeuse, secrétaire, aide soignante ou vendeuse de supermarché, parce qu’il n’y aurait pas de sot métier. »)

 

L’ensemble est cohérent, souvent drôle et touchant, et démontre avec brio que malgré ce que l’on peut en penser, la nostalgie se conjugue aussi bien au futur qu’au passé.

 

Et si vous aussi vous souhaitez rajouter quelques « je ne verrai pas » au livre de Pascal Pratz, rendez-vous ICI.

 

Stéphane Beau

13 juillet 2011

LES EDITIONS TOL'ED

logo_toled2.jpgJe ne connaissais pas les éditions Tol’ed avant de trouver, l’autre midi, trois de leurs récentes publications dans ma boîte aux lettres. Trois petits fascicules, d’une vingtaine de pages chacun, reliés avec des agrafes et ne payant pas de mine.

 

J’ai entamé le premier volume sans plus de conviction que cela, je dois l’avouer, et je me suis laissé prendre au charme du récit de Moha Terzi, Le Tombeau du tigre, conte narrant la despotique ascension et la brutale fin d’Adder Mar’hat qui possédait le don inestimable, en plein désert, de deviner « les circonvolutions de la rivière souterraine comme tu vois le tracé d’un chemin emprunté par un convoi de mille chameaux ».

 

C’est par conséquent avec une curiosité éveillée que j’ai attaqué les deux autres volumes. S’ils ne possèdent pas la magie du premier, ils ne sont pas dénués de qualité.

 

Les danseurs Za-Pa, de Akima Son Li, propose une variation originale, violente et sensuelle sur la fade condition de « desperate housewife ».

 

Contumace, de Philippe Milbergue, décrit l’issue tragique et délirante d’un brisé de la vie qui décide un beau jour de déclarer sa flamme à la serveuse de ses rêves. La chute est forte mais la progression de la nouvelle est un peu trop lente à mon goût.

 

Ces trois petits livres sont en réalité des extraits de trois volumes plus conséquents qui doivent paraître bientôt.

 

Si l’objectif, en publiant ces trois extraits, était d’aiguiser l’appétit des lecteurs, disons le tout de go : le pari est gagné. Voilà une nouvelle maison dont nous suivrons les progrès avec un intérêt bienveillant.

 

Tout savoir sur Tol'ed ? C'est ICI.

10 juillet 2011

LE GROGNARD A LA PLAINE SUR MER

logo.jpgLe 17 juillet, les éditions du Petit Pavé sont à la Fête du livre de La Plaine sur Mer (44)

Et en cherchant bien sur un coin de leur stand, vous trouverez forément quelques exemplaires du Grognard.

Toutes les informations ICI.

09 juillet 2011

UN GRAIN DE SABLE DANS LE GROGNARD...

1165190566.jpgA l'occasion du dernier "Ruralivres" organisé par les éditions du Petit Pavé, j'ai eu le plaisir de croiser "pour de vrai" Fabrice Trochet, responsable du blog "Un Grain de sable", avec lequel j'avais échangé quelques mails il y a déjà plusieurs années de cela.

Il nous adresse un petit clin d'oeil sur son blog. Merci à lui.

07 juillet 2011

TROIS PUBLICATIONS DE GOULVEN LE BRECH

couv-fourche1.jpgUn léger ras le bol et de gros soucis informatiques font que depuis quelques semaines je manque à tous mes devoirs. Parmi ceux-ci, féliciter Goulven Le Brech, fidèle lieutenant du Grognard, qui a publié ces derniers mois trois superbes ouvrages.

 

Le plus ancien (éditions Folle avoine), La Fourche et la quenouille est un conte breton inachevé de Jules Lequier que Goulven présente en rappelant à quel point la construction intime de Lequier est indissociable de ses racines bretonnes.

 

cjl-26.jpgJules Lequier et la Bretagne, c’est justement le thème de la seconde livraison des Cahiers Jules Lequier, dirigés par Goulven (et co-édités par les éditions de l'éclat). Au sommaire de ce numéro, on trouve une longue et riche bibliographie générale et commentée de Lequier (qui parlera surtout aux initiés) mais aussi un entretien très chaleureux avec Jacques Josse qui resitue Lequier parmi les autres grands penseurs ou artistes bretons (Corbières, Palante...) et qui s’interroge sur la possibilité d’une sensibilité typiquement bretonne. Tous les détails ICI.

 

renan.jpgTroisième publication : une réédition, aux éditions du Sandre, présentée et annotée par Goulven de La Métaphysique et son avenir de Renan.

Quatrième de couverture : « Je vois l’avenir des sciences historiques : il est immense, et si ces grandes études triomphent des obstacles qui s’opposent à leurs progrès, nous arriverons un jour à connaître l’humanité avec beaucoup de précision. Je vois l’avenir des sciences naturelles : il est incalculable, et si ces belles sciences ne sont pas arrêtées par l’esprit étroit d’application qui tend à y dominer, nous posséderons un jour sur la matière et sur la vie des connaissances et des pouvoirs impossibles à limiter ; mais je ne vois pas l’avenir de la philosophie, dans le sens ancien de ce mot. » Ernest Renan

Tous les détails ICI.

06 juillet 2011

UN COFFRET SUR UNE BECANE

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Quelques mots gentils au sujet du Coffret signés Roger Wallet, et paru dans le n°2 d'une une revue a la parution parfaitement aléatoire : Les Bécanes.

Je tombe un jour sur une critique de Un rude été, mon dernier roman, peu vendu, peu lu. L’auteur, Stéphane Beau, disait simplement son plaisir de lecture d’un livre sans prétention. Nous échangeâmes quelques mails et il m’envoya ce roman, son premier. Une couverture enchâssée dans la couverture, « À l’aube de la dictature universelle » donne le ton : ce livre est l’histoire d’un livre, d’un autre, que Nathanaël trouve au grenier, dans un coffret. Il y a un Nietzsche, un Ernst Jünger, un Henri-David Thoreau, un Georges Palante... Et cet ouvrage dont l’auteur est son propre grand-père, un vieux fou sur lequel la famille a définitivement tiré un trait. Trop de malheurs seraient advenus par sa faute...

Bien sûr ces auteurs ne disent rien car leurs œuvres sont inaccessibles, inconnues et leurs noms mêmes ont disparu des dictionnaires. Depuis l’avènement de la société policée dans laquelle l’individu n’a plus lieu d’être. La Police Citoyenne veille sur les faits et gestes. Et intentions !

Le lendemain, l’inspecteur Mirmont frappe à sa porte. Les ordinateurs du ministère de la Justice ont décelé des recherches suspectes sur internet. On lui demande des comptes sur ses lectures. Fouille en règle et les sept livres incriminés s’alignent bientôt sous ses yeux. Arrestation. Cavale.

Mirmont le traque. Un curieux type, ce Mirmont. Pas zélé plus qu’il ne faut, il suffirait d’un rien pour que peut-être il avoue des convictions moins radicales mais... Quand il remet la main sur Nathanaël, celui-ci sait qu’il n’a plus le choix. Il a lu le bouquin de son grand-père et, au moment où le policier s’avance, il saute par la fenêtre et s’écrase quatre mètres plus bas, dans la neige.

Mirmont ramasse le livre. Il va le lire et, contrairement aux procédures, il ne va pas le détruire. Ce livre dans lequel Jean Crill avait écrit : « Tant que ce livre vivra, l’espoir ne sera pas mort ».

Un scénario limpide pour une idée généreuse. Ce livre aurait tout pour m’irriter mais il est modeste et généreux. La modestie est une grande qualité d’écriture. Modestes, Pierre Pachet, Georges Hyvernaud, Henri Calet... qui poussent devant eux des fictions à hauteur de vécu. Modestes, Pierre Charras, Philippe Delerm... qui ne vont jamais chercher leurs mots dans les extrêmes.

Et généreux parce que l’auteur se dessaisit de son livre, il l’abandonne au lecteur ou plutôt, comme dans Le coffret, il le lui transmet.

Reste que, face à la dictature qui, chaque jour plus que la veille, ici fait son lit, les livres pèsent peu. On voudrait les leur lancer à la figure, aux sinistres petits Papons qui nous gouvernent, mais malgré eux ils volent. Folon...

Roger Wallet

05 juillet 2011

LES CAUSERIES DE PASCALE

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Après de nombreuses péripéties, le recueil d'entretiens de Pascale Arguedas a enfin vu le jour. L'ouvrage intitulé : Conversations ou la libre parole compte deux tomes et reprend des entretiens qu'elle a mené avec André Velter, Bernard Ollivier, André Bucher, Colum McCann, Rosa Montero, Duong Thu Huong, Cécile Wajsbrot, Christian Garcin, Paul Fournel, Éric Faye, Denis Grozdanovitch, Jean-Bertrand Pontalis, Jean-Claude Lebrun, Sabine Wespieser, Michel Volkowitch, Fabienne Raphoz et Stéphane Beau.

Signalons au passage le magnifique travail éditorial des éditions du Petit Véhicule.

 

Tous les détails ICI

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04 juillet 2011

LE COFFRET ET LES MEDIATHEQUES

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Le Coffret, retenu dans la sélection adulte des livres à lire en 2010 par les médiathèques d'Alforville, Créteil et Limeil Brévannes :

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