Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15 juillet 2011

LES LUNETTES DE PASCAL...

ne verrai pas cover2i.jpgPascal Pratz est un drôle de phénomène. C’est probablement un des types les plus insupportables que je connaisse, et en même temps, je suis incapable de ne pas éprouver une vraie sympathie à son égard. Sans doute parce que la sensibilité qui est la sienne me parle incontestablement. C’est par conséquent avec un réel plaisir que je me suis plongé dans son dernier livre Ce que je ne verrai pas (éditions Durand Peyroles).

 

Placé sous le haut patronage de Nietzsche, mais aussi de Perec, ce nouvel opus qui aligne 269 aphorismes débutant tous pas « je ne verrai pas », se présente comme une espèce de « Je me souviens du futur ». L’occasion pour Pascal Pratz de nous faire partager :

 

-         sa curiosité amusée (« Je ne verrai pas le jour du jugement dernier. Et pour cause. Dommage. Un peu d’agitation n’a jamais fait de mal à personne. » ; « Je ne verrai pas comment exactement se balance un cœur lorsqu’on lui offre deux choix. »)

 

-         ses regrets intimes (« Je ne verrai pas la taille atteinte par le chêne que tu viens de planter avec notre enfant. » ; « Je ne verrai pas ce que sont devenus les jouets qui ont fait mes joies d’enfant. »)

 

-         et ses réflexions sur la marche de l’humanité (« Je ne verrai pas la fin de l’idée selon laquelle la dignité humaine consiste à travailler pour gagner son pain. » ; « Je ne verrai pas une fille de bonne famille devenir coiffeuse, secrétaire, aide soignante ou vendeuse de supermarché, parce qu’il n’y aurait pas de sot métier. »)

 

L’ensemble est cohérent, souvent drôle et touchant, et démontre avec brio que malgré ce que l’on peut en penser, la nostalgie se conjugue aussi bien au futur qu’au passé.

 

Et si vous aussi vous souhaitez rajouter quelques « je ne verrai pas » au livre de Pascal Pratz, rendez-vous ICI.

 

Stéphane Beau

Les commentaires sont fermés.