Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19 mai 2011

PHILIPPE AYRAUD A LA ROTONDE

Le 24 mai, à Nantes... (Cliquez sur l'image pour lire le détail)

Philippe Ayraud à La Rotonde le 24 mai.jpg

22:44 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (1)

08 mai 2011

LE GROGNARD A SERVON SUR VILAINE

livres en fete.JPGLa revue Le Grognard tiendra un stand le 15 mai à Servon sur Vilaine (35) à l'occasion du festival "Livres en fêtes".

Pour l'occasion, nous voisinerons avec les éditions de L'Ours blanc, représentées par Philippe ayraud.

Tous les détails ICI.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

06 mai 2011

SUITES DE SURVIE...

emeutes_alanevar.jpg« Entre l’ennui et la mémoire »… Ces quelques mots, à mon sens, auraient constitué un titre plus parlant que Suites de survie, celui qu’a retenu Alanevar (quel drôle de nom !) pour son recueil de nouvelles fraîchement paru aux éditions Bouquinstinct. Car non seulement ses héros ne « survivent » pas souvent à leurs aventures, mais en plus, la notion même de « suite » leur est, la plupart du temps, absolument étrangère : ils sont tous frappés du sceau de la rupture. Le temps, dans les nouvelles d’Alanevar est fragmenté, éclaté, décousu. Soit son flux se ralenti tellement qu’il se mue en un incommensurable ennui, soit il se distend, s’effrite, et les souvenirs se glissent alors et se perdent entre les mailles de cette toile informe.

 

Mais que la mémoire s’efface (comme dans « Et pif, taf ») ou qu’elle revienne subitement (« Eugénie ou le retour des Poulpiquets ») la chute est toujours brutale, car la connexion ne se fait plus entre le passé et l’avenir : entre les deux, le présent ne tient plus ses promesses. C’est sans doute pour ça que la folie n’est jamais loin dans l’imaginaire d’Alanevar : quand le fil du temps tend à s’effilocher il n’y a plus guère d’autre moyen, pour le renouer, que de se réinventer un monde, un univers, une réalité autre, pas forcément plus joyeuse, juste un peu moins invivable (« le chat et les auvergnats », « Poncifs font font… »).

 

L’écriture d’Alanevar est soignée et ses phrases font souvent mouche : « L’homme saoul tente toujours de retrouver une dignité qu’il n’a pas forcément à jeun » ; ou encore « Notre vie, c’est de voir, toi, tu regardes ! ». Certaines nouvelles auraient peut-être gagné à être un peu plus resserrées (« Le fleuve charriait d’étranges lectures », par exemple) mais l’ensemble est, malgré cela, tout à fait réjouissant.

 

Seul motif d’agacement : le format du livre (A4), relié comme un mémoire de fac (j’en faisais déjà de semblables il y a plus de vingt ans de cela !). On a plus l’impression, en le lisant, de parcourir un manuscrit. A une époque ou la fabrication des livres est devenu un jeu d’enfant à la portée de tous, un tel mode de reliure est quasiment insupportable.

 

SB

LA COMMUNE A 140 ANS...

140 ans Commune2.jpgLe vendredi 13 mai 2011 à La Rotonde à Nantes,

à partir de 19h.

(cliquez sur l'affiche pour l'agrandir).

La Commune de Paris reste un événement insuffisamment connu, alors qu’il s’agit d’un moment essentiel de la mémoire ouvrière et révolutionnaire. Certes, cette mémoire s’est transmise au fil des générations, empêchant l’oubli total auquel la bourgeoisie victorieuse et l’historiographie des forces capitalistes s’employèrent activement et sordidement à la vouer. Pour rappel, dans la dernière semaine du mois de mai 1871, Thiers fait entrer dans Paris insurgé l’armée des bourgeois qui massacre des milliers de communards, 30000, 40000… On ne sait toujours pas avec certitude. Bernard Noël, dans son dictionnaire de la Commune fait quant à lui remarquer qu’après ce printemps 1871 il manquait environ 100 000 ouvriers à Paris. La hargne vengeresse des oppresseurs est à la mesure de leur frayeur devant cette réalisation formidable, ce mouvement d’émancipation presque miraculeux, qui s’opéra sous leurs yeux entre le mois de mars et le mois de mai. Et si les communards ont vendu si chèrement leur peau, c’est qu’ils avaient eux aussi parfaitement conscience de l’énorme saut dans l’histoire des révolutions qu’ils venaient d’accomplir. Mais depuis, qu’en reste-t-il ? La Commune demeure-t-elle un modèle figé dans le XIXème siècle finissant, un mythe de plus pour nourrir la nostalgie frustrée des peuples en colère ? Ne peut-elle inspirer encore aujourd’hui des formes d’organisation et de vie collective, d’avancées en termes politiques? D’ailleurs, la Commune est-elle une utopie, et de quel genre est-elle ? Après un XXème siècle de terreurs et de totalitarismes dont nous ne sommes toujours pas sortis, par quels détours ou chemins de traverse nous faut-il passer pour rejoindre la ligne d’horizon entrevue puis franchie par les femmes et les hommes de la Commune ? Il semble que sa tentation, ou son désir, soit toujours à portée de mots, de cris et d’élans. Comme un instinct vital, qui est  aussi l’instinct de poésie dont l’homme ne peut se défaire sans renier son humanité profonde même . C’est pourquoi cette soirée sera aussi politique que poétique, non pour les fondre ou les confondre, mais pour ouvrir la chambre d’échos qui résonne des harmonies chromatiques du grand large, le lieu de la lucidité et de l’éclair, ce mot cher à Rimbaud. Sans oublier les chants ou les chansons, toute cette culture prolétarienne authentique qu’aucun folklore ni goût malvenu de l’anachronique ne peut altérer ou réduire, puisqu’elle continue de souffler à travers le temps l’intensité de l’espoir d’un monde véritablement à hauteur d’humanité, sans possessions, sans classes, sans oppresseurs ni opprimés.  (É. Simon).

06:00 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (0)

05 mai 2011

LE GROGNARD CHEZ LES AUGUSTES...

cafe-les-augustes.jpgAprès deux soirées dans le 44 (Nantes et Vallet), notre 17ème Grognard, spécial poésie continue à faire parler de lui. A Clermont-Ferrand cette fois, au Café Lecture les Augustes.

Cela se passera le Mercredi 15 juin :


20 h 30 – Café AZ arts avec la revue LE GROGNARD. Le numéro 17 (mars 2011) de cette jeune revue de « littérature, idées, philosophie, critique et débats » est entièrement consacré à la poésie. Gaston Vieujeux et Stéphane Beau ont collecté les textes d'une bonne trentaine de poètes dont : Martine Brugière, Chantal-Dupuy-Dunier, Denis Langlois, Jean Lenturlu, La Revoyure, Colette Thévenet, Gaston Vieujeux, Paul-Henry Vincent... qui vivent en Auvergne.

Merci à Gaston Vieujeux et Paul-Henry Vincent, instigateurs de cette nouvelle rencontre autour du Grognard.

Tous les détails ICI.

02 mai 2011

LE DERNIER STADE DE LA SOIF

img796.jpg" Je ne suis pas mêlé à tout cela, ma vie n'est que détachement, ironie et frivolité, ce qui n'est peut-être pas une posture particulièrement noble, mais elle a au moins le mérite de ne pas prétendre savoir ce qui est bien pour autrui ".

Frederick EXLEY, Le Dernier stade de la soif, éd. Monsieur Toussaint Louverture, 2011

06:00 Publié dans lectures | Lien permanent | Commentaires (7)

01 mai 2011

UN PAS DE COTE...

img801.jpgThomas Vinau est de retour avec Un Pas de côté, une petite plaquette publiée chez "Pointe Sarène", un nouvel éditeur (imprimé par Gros Textes).

Les amateurs de Thomas, toujours plus nombreux, ne pourront que prendre plaisir à feuilleter les pages de cet exercice de style sur le thème de "Je suis du côté de..."

Deux extraits :

Je suis du côté
des fausses notes
des timides
du brouillard
des anachorètes
des fraises sauvages

*

Je suis du côté
des lettres ratées
des instants perdus
des grévistes
des abeilles

Le volume coûte 6 € et peut être commandé ICI.