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13 avril 2011

DEUX REVUES...

img767.jpgPas assez de temps pour entrer dans les détails, mais je m'en voudrais de ne pas signaler deux publications récentes.

Tout d'abord, un tiré à part de la revue Nouveaux délits, où Cathy Garcia reprend les quarante éditos des quarante numéros parus depuis juillet 2003.

Ce qui fait le charme de ce tiré à part, c'est qu'au travers de la lecture de ces éditos - qui nous font traverser, en accéléré, l'espace de huit années - on retrouve tout ce qui compose le quotidien des petites revues et de leurs animateurs : les moments d'euphorie, les instants de doute où l'on veut tout plaquer, les espoirs, les pannes d'inspiration...

Bref, pour faire court, disons que ce petit volume mériterait tout simplement de devenir le "Manifeste des petites revues indépendantes"...

img766.jpgAutre publication de qualité : le numéro 2 des Cahiers René-Guy Cadou consacré cette fois au poète et libraire nantais Michel Manoll.

L'équipe du Petit Véhicule, sous la houlette de Luc Vidal a encore fait du bon boulot pour proposer un sommaire varié et riche.

Et moi j'ai découvert, en Michel Manoll, un poète attachant que je ne connaissais que de nom, et auquel je vais laisser le mot de la fin :

Je n'ai pas besoin d'y voir clair
Dans le jeu où je ne suis rien :
On ne voit bien que ce qu'on aime
Et le reste n'a pas de nom.

Commentaires

J'ai beaucoup aimé le n°2 des Cahiers René-Guy Cadou, du coup j'ai commandé le n°1, que je suis en train de lire.

Écrit par : Pascale | 13 avril 2011

C'est vraiment du beau travail, soigné, poétique et instructif, même si on n'est pas particulièrement fan de Cadou.

Écrit par : stephane | 13 avril 2011

"Cadou Loire Intérieure" de Jean Rouaud (éditions joca seria, 1999) :

fin p.11 / début p.12
.........
Le secret de son identité tient dans son
double prénom. Si Cadou insistait tant pour
qu'on ne mette pas un trait d'union entre
René et Guy, c'est que les deux prénoms n'en
font pas qu'un. René Guy c'est deux frères
en une seule personne : Guy, l'aîné, mort à
dix-huit mois d'une méningite, René, de huit
ans son cadet, son remplaçant, ce qu'indique
son préfixe avec cette valeur de répétition, ce
re-né comme une redite, comme un bégaie-
ment de la naissance. Ainsi ce nouveau-né
n'est pas nouveau. René Guy, si ce n'est lui
c'est donc ton frère. Comment vit-on avec ce
corps mort accroché à son nom ? Mal et pas
longtemps.
.........

Écrit par : Michèle | 14 avril 2011

En effet, une petite coquille, et c'est pourquoi Hélène, sa femme, l'appelait simplement René...

Écrit par : Pascale | 15 avril 2011

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