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28 février 2011

LE GROGNARD 17 EST DISPONIBLE !

img706.jpgLe Grognard 17 est disponible. Il s’agit d’un Grognard « spécial poésie », élaboré par Gaston Vieujeux et Stéphane Beau et préfacé par Luc Vidal, responsable des éditions du Petit Véhicule.

 

Les poètes réunis dans ce volume sont :

 

Thérèse André-Abdelaziz, Pascale Arguedas, Philippe Ayraud, Bernard Le Blavec, Martine Brugière, Jacques Coly, Jean Crill, Chantal Dupuy-Dunier, Heptanes Fraxion, Cathy Garcia, Michel L'Hostis, Jean-Claude Lamatabois, Denis Langlois, Alain Lebeau, Jean-David Lemarié, Jean Lenturlu, Guy Lheureux, Guy Lorant, Guy Meunier, Yves Moulet, Grégoire Parville, Henri Philibert, Stéphane Prat, Pascal Pratz, La Revoyure, Aude Rubin de Cervens, René Sartre, Guillaume Siaudeau, Eric Simon, Collette Thévenet, Aglaé Vadet, Luc Vidal, Gaston Vieujeux, Thomas Vinau, Paul-Henry Vincent.

 

La partie « Du côté des livres » a été réalisée par : Goulven Le Brech, Stéphane Beau et

Jean-Louis Millet

 

Illustrations : Stéphane Prat, Nicolas Désiré Frisque, Magali Planès, Cathy Garcia, Sarah Dao, Guy Lheureux et Jean Lenturlu.

 

Le volume coûte 10 € et peut nous être commandé par Email.

 

Et comme nous attaquons une nouvelle année, n’hésitez pas à vous abonner. Il vous en coûtera 30 € et vous recevrez directement dans votre boîte aux lettres les 4 numéros de l’année.

27 février 2011

LE GROGNARD EN ESCALE...

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Eric Simon présente à Nantes, les 1er, 2 et 3 mars « Des Poètes en escales » à l’Université permanente de Nantes.

 

Le programme détaillé, les horaires, l’adresse exacte, et tout et tout, c’est ICI.

 

Et grâce à la gentillesse d’Eric, Le Grognard n°17 (mars 2011), Spécial Poésie, tout juste arrivé de chez l’imprimeur, sera présenté en avant-première à un auditoire hautement poétique !

19 février 2011

CONJUGAISON CAPITALISTE

Affiche chipée sur le blog des Voix Dissonantes de Jean-Louis Millet.

Elle a plus de quarante ans, mais elle est toujours aussi juste (hélas)...

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18 février 2011

JOSSOT SORT DE L'OMBRE

Grâce au travail acharné de Henri Viltard, le caricaturiste Jossot sort de l'ombre avec une réédition du Foetus récalcitrant (dont nous reparlerons normalement dans un futur Grognard), et avec une exposition dont vous retrouverez tous les détails ICI.

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17 février 2011

SUKKWAN ISLAND

sukwan.jpgUne brève note de lecture sur Sukkwan Island de David Vann, note publiée en commentaire sur le blog Lectures et autres en avril 2010.

Curieux livre, prenant, presque envoûtant, qu’on a envie de finir d’une traite ; livre bien écrit, qui n’est pas sans rappeler La Route de McCarthy, comme je l’ai lu je ne sais plus où, moins du fait qu’il met en scène un père et son fils, que par la noirceur du thème et par l’économie des moyens mis en oeuvre.

Bon livre, indéniablement, mais sacrément dérangeant car, pour poursuivre le parallèle avec La Route, si McCarthy a enveloppé son histoire dans un manichéisme assez basique (les bons sont irrémédiablement bons et les méchants définitivement méchants), David Vann ne nous propose, pour sa part, aucun réconfort moral. Son approche de la nature humaine est quasi clinique (et sur ce plan là, pour rester dans les grandes références, il me fait plutôt penser à Jonathan Littell qu’à McCarthy).

Sukkwan Island soulève en effet pour moi les mêmes questions que Les Bienveillantes : la littérature peut-elle se contenter de décrire la noirceur de la nature humaine sans faire référence (même implicitement) à une humanité supérieure, à une moralité plus haute, à une harmonie plus vaste. Sacrée question, qui mériterait un vrai débat. Nous avons tellement baigné dans un modèle dominant de littérature transcendante que nous sommes désemparés face à cette littérature sans espoir que délivrent des auteurs comme Vann ou Littell.

SB

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16 février 2011

A LA ROTONDE

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Poésie à La Rotonde, 2, rue Louis Blanc à Nantes

Mardi 22 février 2011 à 20h

1ère partie : Franck VENAILLE, extraits de "C'est nous les modernes!" (éd. Flammarion) et "Chaos" (Mercure de France), lus par M. Daltier.

2ème partie : Chanson et musique impromptues

 

Mardi 8 mars 2011 à 20h

Scène libre : Poésie, musique et chanson

 

Et à suivre plus tard :
 

poésie de Michel Houellebecq, anthologie Émile Boissier, Jean-Claude Lamatabois, Guy Viarre, Rimbaud et la Commune, Patrick Laupin, etc...

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15 février 2011

HUIT PETITS NOIRS

img627.jpgSous la direction éclairée de Philippe Ayraud, la Bibliothèque de Vertou (44) a organisé un atelier d'éciture de nouvelles "noires".

Les textes des participants ont été réunis dans Huit petits noirs.

14 février 2011

UN AUTRE TOUR DE MANEGE ?

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Le samedi 19 février à 16 heures, à la libraire Coiffard (Nantes) Pierrick Hamelin présentera son Manège.

Tous les détails en cliquant sur l'image.

07:40 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (0)

10 février 2011

LE BLUES DU MARIONNETTISTE...

9782879296920_1_75.jpgQuelques sentences piochées dans La Secrète mélancolie des marionnettes, le dernier livre (mais premier roman) de Denis Grozdanovitch (éditions de l’Olivier, 2011)

 

« La grande question demeurerait plutôt celle de cette conscience douloureuse que nous avons développée en refusant de nous adapter au monde tel qu'il est. »

 

« La littérature, vraiment, excusez-moi, quelle énergie dépensée en pure perte. »

 

« Ce qui est improbable a toutes les chances d’être réel. »

 

« Chesterton a dit quelque chose de très juste à propos de ce genre d’esprit : "Le fou est celui qui a tout perdu sauf la raison". »

08 février 2011

LES CREVASSES NE MANQUENT PAS...

guillaume_siaudeau_crevasses.jpgLes premières jonquilles commencent à pointer le bout de leur nez jaune dans les jardins. Flotte dans l’air en ce début de février, dès que le soleil parvient à s’imposer, comme un avant-goût de printemps. Et grâce à Guillaume Siaudeau et Cathy Garcia, c’est même le Printemps des Poètes qui a de l’avance cette année !

 

A l’occasion d’un mini salon du livre organisé par les éditions du Petit Véhicule j’ai eu le plaisir, il y a quelques jours, de croiser « pour de vrai » Guillaume Siaudeau avec lequel j’avais déjà échangé quelques mails et dont j’avais déjà pu apprécier le talent via le net ou au travers de ses publications. Et le garçon est à l’image de ses poèmes : simple, chaleureux, discret et subtil.

 

Le premier mot qui m’est venu à l’esprit après avoir lu les poèmes réunis dans Quelques crevasses, le recueil qu’il vient de faire paraître aux éditions du Petit Véhicule, a été : « évidence ». Car c’est incroyable de voir comment, avec des mots de tous les jours, sans aucun artifice ni pauses affectées, il nous distille des instantanés de poésie avec autant d’aisance et de culot que s’il nous distribuait des sourires. Là où d’autres, laborieux, s’échineraient à construire de lourdes pyramides de mots, lui, en deux lignes, il nous balance la beauté en pleine poire, comme ça, en sifflotant et sans donner l’impression de peiner !

 

Allez, deux exemples, pour vous inciter à aller goûter au reste :

 

La mer sinusoïdale

et la symétrie complexe

du parcours

en dents de scie

des mouettes

sur la courbe de l’horizon

 

*

 

On arrive

comme on repart

avec la même surprise

faible

frêle

et la gueule

béante

 

179300_178910898813487_100000837353481_358858_635143_n.jpgC’est par le biais d’une publication chez Asphodèle que j’ai découvert Guillaume Siaudeau, et c’est chez ce même éditeur que j’ai le plaisir de retrouver Cathy Garcia, poétesse dont tous ceux qui s’intéressent un tant soit peu à la poésie contemporaine connaissent forcément le nom. Son dernier né ? Celle qui manque.

 

A première vue, rien n’est plus éloigné de l’écriture de Guillaume Siaudeau que celle de Cathy Garcia. Alors que le premier semble porter sur la vie un regard doux et paisible, Cathy Garcia mène un combat sans pitié contre elle-même. Si j’ai parlé de « sourire » pour Guillaume Siaudeau, il convient plus de parler de « cri » à propos de Cathy Garcia (on retrouve d’ailleurs le célèbre personnage de Munch dans un de ses collages qui illustrent le volume). Même l’acte d’écrire, loin d’être l’expression d’une joyeuse harmonie, est chez elle bien souvent un aveu d’impuissance : « Ecrire. Ecrire quoi ? Tourner, tourner la même soupe, une connerie christique s’imaginant offrir ses tripes. Manquer de pudeur ? Mais c’est bien pire que ça ! Montrer ses fesses, sans culotte, certes c’est osé, mais les montrer sans peau ? ».

 

Et pourtant, malgré les différences de styles et de tonalités, Guillaume Siaudeau et Cathy Garcia se retrouvent sur l’essentiel : la sincérité et l’honnêteté. Aucun des deux n’écrit pour la gloire : s’ils se remettent à l’ouvrage chaque jour c’est parce que la béquille des mots leur est indispensable pour colmater les brèches de leurs crevasses intimes. Tous deux n’écrivent pas pour écrire, mais pour vivre, tout simplement. « Vivre et justifier quoi ? » Nous demande Cathy Garcia, avant de répondre pour nous : « Rien. Nothing. Nada. »

 

Stéphane Beau