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28 janvier 2011

CHRISTIAN MASSE

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Une petite note pour signaler la naissance du site de Christian Massé.

En l'ouvrant pour la première fois, j'ai eu le plaisir de découvrir, sur la page d'accueil, la photo d'une couverture du Grognard, petit clin d'oeil bien sympathique de sa part !

06:00 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (2)

27 janvier 2011

LA SEMAINE DES QUATRE JEUDIS

semaine.JPGJe suis très heureux de vous annoncer la publication de La Semaine des quatre jeudis aux éditions Gros Textes, et je remercie chaleureusement au passage Yves Artufel pour le sympathique accueil qu'il a réservé à mon projet.

On trouvera, rassemblés dans ce volume, des textes et des aphorismes mis en ligne sur divers sites (les Sept Mains, Les amis de Saint-Pol-Roux, ou publiés en revues (Arts et Résistances, Mercure, Le Grognard...) ainsi qu'un bon tiers d'inédits.

L'ouvrage peut être commandé directement auprès de l'éditeur en envoyant un chèque de 8 € (+ un forfait port de 1 €) à l'adresse suivante : Fontfourane - 05380 Châteauroux-les-Alpes.

24 janvier 2011

RENCONTRE AVEC DES AUTEURS...

edpv.JPGLes éditions du Petit véhicule vous invitent à une Rencontre-signature avec les auteurs et leurs oeuvres.

Seront présents :

- Guillaume Siaudeau – Quelques Crevasses
- Luc Vidal & Nicolas Désiré-Frisque Le Chagrin et l’Oiseau perdu
- Stéphane Beau – La Chaussure au milieu de la route
-
Alain-Pierre Daguin – Compartiment freezer
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Philippe Dossal – La Moto bleue
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Yves Moulet – De vives voies ou De la route
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Jean-Bapt’ Supiot – Les Mets locaux d’antan
-
Fabienne Thomas – Ombre portée

Vendredi 4 février 2011 entre 18 h 30 et 20 h 45 et Samedi 5 février 2011 entre 14 et 19 heures

Commune libre du Bouffay – 7, rue du Vieil-Hôpital – 44000 NANTES

Tous les détails d l'invitation ici : INVITATION

Et bien sûr, nous aurons quelques Grognard sous le coude pour les amateurs...

23 janvier 2011

LES FAITS DIVERS DE JEAN BILLAUD

9782915723489_large.jpgQu’il est simple d’écrire des nouvelles !

 

C’est ce que je me disais en lisant Faits divers ou les mouvements imprévus, recueil de Jean Billaud dernièrement paru aux éditions Durand-Peyroles. Tellement simple, oui : il suffit juste d’arrêter son regard sur un événement, un instant de vie, un personnage, et de rester planté là, tranquille et confiant, à attendre que le réel dérape, que le doute s’installe, que l’angoisse s’immisce bref, que l’histoire se déploie et s’offre à nous, prête à glisser sous notre plume.

 

Tellement simple… en apparence, car rien n’est plus compliqué, en réalité, que de générer le trouble chez le lecteur avec une économie de moyens aussi radicale que celle à laquelle s’astreint Jean Billaud. N’attendez pas de coups d’éclats dans ses nouvelles : pas de cascades ni de flots de sang, pas d’intrigues complexes ni de rebondissements incroyables. À chaque fois, l’auteur se contente juste d’un petit glissement dans le réel, d’un infime décalage dans la vie d’un quidam moyen, bref d’un fait divers, pour aller explorer les zones d’ombres qui nous environnent toutes et tous, inconsciemment la plupart du temps. Car si certains de ses héros flirtent parfois avec le surnaturel, la plupart sont des êtres aussi tristement banals que vous et moi (enfin vous, je ne sais pas, mais moi, je confirme) : un professeur qui perd la tête et dont tout le monde se moque, un angoissé qui découvre sur le tard les joies du voyage, un frère et une sœur qui se retrouvent via un site de rencontres, un touriste qui s’égare dans le dédale des rues d’une ville inconnue…

 

Il faut bien admettre que le fil de l’intrigue est toujours tellement ténu qu’il en devient parfois limite insuffisant et qu’une ou deux nouvelles (« La Salade n’était pas sur la table », par exemple ou « Le Locataire de la chambre 9 ») nous laissent au bout du compte un peu sur notre faim. Mais comme l’auteur sait, pour chaque histoire, créer une ambiance originale et attachante, on ne s’agace finalement pas tant que cela de ces chûtes qui n’en sont pas et qui relèvent, la plupart du temps, plus du clin d’œil que du coup de théâtre : on se laisse emporter par la simplicité et l’humanité qui émanent de toutes ces tranches de vies, de tous ces instantanés qui nous parlent avec beaucoup d’intelligence et de subtilité de ces drôles de bêtes que sont les humains.

 

Stéphane Beau

 

Faits divers ou les mouvements imprévus, Jean Billaud, éditions Durand-Peyroles, 2011.

22 janvier 2011

LE MAGAZINE DES LIVRES N°28

img636.jpgLe numéro 28 du Magazine des livres est disponible.

Outre une instructive étude sur les écrivains réactionnaires, on y trouvera un article captivant sur le "mystère B. Traven", un entretien alcoolisé avec Laurent Lèguevaque et une étude sur Tolstoï ("Léon Tolstoï ou le malheur d'être né comte"). Le sommaire complet sera sur le site du Magazine des livres d'ici quelques jours.

Pour ma part, dans ce numéro, je rends compte de deux livres : Sur le Caillou, de Goulven Le Brech (éditions du Petit Pavé) et Noir Diptyque de Jean-François Dormois (éditions Le moule à gaufres)

19 janvier 2011

UN PETIT TOUR DE MANEGE...

img628.jpgPierrick Hamelin est resté un grand enfant, et c’est avec beaucoup de malice qu’il nous entraîne dans son Manège, titre de son dernier roman, tout juste paru aux éditions Perséides.

 

Ce roman, dont le héros est un artiste vieillissant qui, propulsé gardien de manège à Prague, organise une fête avec tous ses anciens amis pour fêter son quatre-vingtième anniversaire, est une merveille d’intelligence et d’humanité. Tout tourne (c’est le cas de le dire) autour du concept nietzschéen de l’éternel retour, et l'équilibre entre la dimension romanesque et la dimension philosophico-métaphysique est parfaite, les personnages sont crédibles et attachants et toutes les allusions directes ou indirectes aux boucles, cercles, ronds, sont juste comme il faut, ni trop pesantes, ni trop légères. Bravo !

 

J’en recauserai plus longuement d’ici peu…

18 janvier 2011

ENCYCLOPEDIE DE L'ECHEC SENTIMENTAL

img629.jpgEn ce début d’année 2011, Khun San est de retour avec un nouveau livre publié par les éditions Asphodèle : Encyclopédie de l’échec sentimental.

 

On retrouve, dans ce recueil de 26 nouvelles, qui égrène de A à Z, les « râteaux », les amours mortes, les idées de meurtres et les « je-t’aime-moi-non-plus », ce style toujours un peu oppressant qui la caractérise et cette ambiance « entre deux rêves du matin, là ou le possible et l’infini sont encore mêlés au vague laissé libre par le départ des songes ».

 

Oppressant le style souvent, certes, mais bourré d’humour. Car l’auteure a le sens de la formule qui fait mouche. Jugez plutôt : « …, dit l’homme, et sans accent » ; « A y regarder de près, c’était une ville comme les autres, une ville à perte de visages » ; « 23h15, l’heure d’aller nulle part, mais parfumée »…

 

A savourer sans modération (je vous conseille la lettre X qui est une merveille de composition).

 

Pour toute commande, la caisse est ICI.

17 janvier 2011

CHERIBIBI N°6

cheribibi-grande-couv-6.gifBelle découverte de ce début d’année : Chéribibi, magazine difficile à définir, fanzine littéraire de belle facture, dopé au rock vaudou, au polar porno et au kung-fu féministe. Farpaitement !

 

Au sommaire du sixième numéro, consacré à la boxe, nous avons le plaisir de croiser Ian Geay, le chef d’orchestre de la revue Amer (dont l’esprit est effectivement très proche). Parmi les amis, signalons également la présence de Thomas Vinau qui s’attaque, dans cette livraison, à un genre inhabituel pour lui : la nouvelle. Et je ne sais pas pourquoi, mais mon petit doigt me dit que ce coup d’essai ne demeurera pas sans suite…

 

Et puisque nous parlons du sommaire, notons pour finir deux très instructifs entretiens avec derrick Morgan, grand bonhomme du reggae, et avec Angelo Dundee, entraîneur de Muhammad Ali.

 

A découvrir d’urgence, ICI.

 

Et pour le sommaire complet du n°6, c'est par là.

15 janvier 2011

LA CHAUSSURE SUR ANARLIVRES...

anarlivres.JPGPascal Bedos, sur Anarlivres, dit du bien de La Chaussure au milieu de la route. Et nous, nous lui disons merci !

 

« Stéphane Beau, animateur de la revue et du site Le Grognard, a publié un recueil de onze nouvelles : La Chaussure au milieu de la route. Variations solipsistes (Durand-Peyroles, 101 p., 14 €). Difficile d'évoquer ces textes, entre rêve et réalité, raison et folie. La lecture une fois entamée on ne peut plus s'arrêter, de même que les personnages n'échappent pas à leur absurde destin. Etranges héros, héros soudainement étrangers au monde qui les entoure, en équilibre instable… Solitaires, bien souvent ; bibliomanes comme on dit toxicomanes, parfois ! Lorsqu'ils « chutent », on reste songeur, leur/la fin nous poursuit car ils nous ressemblent. Ordinaire, très ordinaire, leur vie a basculé pour un détail… Une chaussure au milieu de la route, c'est surprenant une seule chaussure, comment est-elle arrivée là, qui l'a mise, pourquoi ? Attention, c'est le début… vous risquez, vous aussi, de vous noyer dans « votre » réalité ! Fantastique et passionnant. »

Janvier 2011

11 janvier 2011

CHERIBIBI AIME LA CHAIR FRAICHE

cheribibi bandeau.JPG

Un grand merci à l’équipe de Chéribibi qui publie, dans le n°6 paru cet hiver, cette note sur Chair Fraîche de Maurice Drack, roman récemment réédité par les éditions du Petit Pavé.

 

CHAIR FRAÎCHE SUR LE PAVÉ DE PANAME

Maurice Drack (Éd. du Petit Pavé 2010).

Gros pavé (de Paname) salutairement exhumé, Chair fraîche est le roman d’un de ces oubliés de la littérature populaire, Maurice Drack (1834-1897). Publié à l’origine en 1887 chez Jules Lévy, « libraire-éditeur », on y retrouve tous les ingrédients rebondissants du roman feuilleton, plus une sacrée dose de parfum libertaire ! Ainsi, cette histoire d’enlèvement d’une jeune aveugle trouve des ramifications jusqu’à de bien vils malandrins, dont le chef n’est pas moins qu’un ponte de l’église catholique ! Les héros, braves évidemment, vont trouver l’aide d’une communauté d’oisifs affirmés qui ont décidé de se partager les tâches du quotidien au point de n’avoir qu’à travailler un mois par an (bon, au détour d un paragraphe on s aperçoit qu’ils ont tout d’même du personnel de maison, ça casse un peu le trip...). Tout ce beau monde s’emmêle et se démène, et le tout se dévore avec l’efficacité propre au meilleur de la littérature que certains n’appelaient pas encore « de gare » bien qu’ il y ai déjà des trains. D’autres découvertes de ce tonneau-là, c’est quand vous voulez les gars

DPC

 

 

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