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29 août 2010

LE GROGNARD 15

img476.jpgD'ici quelques jours le 15ème Grognard sera disponible. Il s'agit d'un numéro généraliste, sans thématique précise, comme nous le proposions dans les anciens numéros.

Au sommaire :

- Octave Mirbeau : Ravachol
- Pierre Michel : Octave Mirbeau et Ravachol
- Claude Pérès : La Réalité est une source de jouissance
- Rodrigue Véron : Entre cynisme et naïveté (nouvelle)
- Olivier Verdun : Le Bon Dieu sans confession
- Nasser : L'Homme de la rue (nouvelle)
- Christophe Esnault, Jean-Baptiste Pedini, Alain Helissen : L'atelier des muses (poèmes)
- Goulven Le Brech, Stéphane Beau, Pascale Arguedas : Du côté des livres

L'exemplaire coûte 10 € (pour commander, envoyez-nous un mail). Et pour un abonnement annuel (4 numéros), il faut débourser 30 € !

28 août 2010

L'INTRUS DE JOAQUIM HOCK

9782915723304.jpgImaginez un instant qu’une espèce de masse gluante, polymorphe, noire et puante apparaisse un beau jour dans votre vie pour ne plus jamais vous quitter. Pas drôle, me direz-vous... D’autant moins que le monstre en question n’est pas fin et que, lorsqu’il est en colère, il peut très bien se muer en tremblement de terre ou dévorer des villages entiers ! C’est pourtant bien avec cette vilaine compagnie que doit composer quotidiennement le héros de L’Intrus, le premier roman de Joaquim Hock (que les fidèles du Grognard connaissent bien) paru aux éditions Durand-Peyroles.

 

Ce livre fait songer, forcément, à La Métamorphose de Kafka, au K de Buzzati ou au Horla de Maupassant, mais ces références ne retirent rien à l’originalité et à l’élégance du roman de Joaquim Hock qui, avec beaucoup d’humour et de second degré, nous narre les innombrables mésaventures de son petit comptable sans envergure aux prises avec cet être sombre et imprévisible qui passe son temps à l’humilier et à lui pourrir la vie. Car la Chose ne lui laisse guère de répit et le suit partout, au restaurant, lors des rendez-vous galants, dans la rue, au bureau, et même à la guerre où la sale bête, également amatrice de cadavres, s’en donne à cœur joie et décime à l'occasion, quand elle est d'humeur sanguinaire, des bataillons entiers...

 

Malgré son ton léger et badin, L’Intrus est un roman beaucoup plus profond qu’il n’y paraît au premier abord : c’est même, par certains aspects, un roman très oppressant, très angoissant. Car plus les chapitres défilent et plus le doute s’immisce en nous : et si cette détestable entité collée aux basques du héros n’était rien d’autre que le symbole du combat tragique qu'en tant qu’individu nous devons mener quotidiennement contre les autres, contre le monde, le destin, mais aussi contre nous-mêmes, contre nos propres peurs et nos propres zones d'ombres ?

 

Les illustrations de Joaquim Hock, aussi naïves qu’espiègles, complètent merveilleusement son récit et participent à créer un univers original, où poésie et ironie s’équilibrent parfaitement.

 

Une belle réussite, donc, pour cette première publication. Et nous attendons d’ores et déjà la suite avec impatience.

26 août 2010

LA CORRESPONDANCE DE GOURMONT

img473.jpgCe garçon est fou… Ce garçon, c’est Guillaume Zorgbibe, le responsable des éditions du Sandre. Et attention, quand je dis qu’il est fou, qu’on ne se méprenne pas ! Il est fou, en effet, mais de cette sublime folie qui agite ceux qui croient encore que l’on peut publier des livres uniquement parce qu’on a envie de le faire, sans se soucier véritablement de la rentabilité financière de l’aventure…

 

Son dernier coup d’éclat ? La publication en deux volumes (près de 1200 pages au total) de la Correspondance de Remy de Gourmont. Ces ouvrages, savamment orchestrés par Vincent Gogibu, non seulement sont un trésor pour tous les amoureux de l’auteur de Sixtine, mais également une mine d’informations pour tous ceux qui s’intéressent à la littérature de cette époque. Car Remy de Gourmont, notamment en raison de son éminente place au sein de revues telles que le Mercure de France ou la Revue des idées, a été amené à correspondre avec quasiment tous les auteurs et penseurs de son temps.

 

Autrement dit, le genre d’ouvrage capital, à classer dans sa bibliothèque entre le Journal de Jules Renard et celui des frères Goncourt.

25 août 2010

VOUS AVEZ DIT CHAIR FRAICHE ?...

chair-fraiche_0.jpgJe vous en avais parlé il y a quelques semaines de cela. Voilà, il est disponible aux éditions du Petit Pavé : Chair fraîche de Maurice Drack (1834-1897). Il s’agit d’un roman policier à l’ancienne, dans le style des œuvres de Gaboriau, Boisgobey ou Sue, qui n’est pas non plus sans rappeler l’esprit des Lupin de Leblanc…

 

Si vous aimez ce genre de littérature, n’hésitez pas : foncez ! Un lien vers la préface : ICI.

24 août 2010

PERROS A LA ROTONDE...

Soirée Perros.JPG

Cliquez sur l'image pour l'agrandir...

06:00 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (0)

23 août 2010

LA PHILOSOPHIE DE COSSERY...

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Allez, fin de la trêve estivale. Il va falloir se remettre au travail. Et pour commencer en douceur, un rapide coup de chapeau à un petit livre qui plaira à tous les amoureux d’Albert Cossery : Albert Cossery, une éthique de la dérision, de Raymond Espinose. Ce livre, qui a déjà connu une première publication en 1997 a bénéficié il y a peu d’une réédition par les éditions Orizons. Le texte de ce livre est lumineux et clair et le tableau qu’il nous dresse de la philosophie de l’auteur de Mendiants et Orgueilleux, pourrait presque tenir lieu de manifeste de la résistance passive et joyeuse contre tous les pouvoirs et tous les mensonges sociaux…

Un lien vers les premières pages du livre : ICI. 

07:15 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (3)

13 août 2010

LE MUR INVISIBLE (suite)

Marlen_Haushofer.jpg« Je comprends pourquoi ce sont les autres qui ont toujours eu le dessus. Aimer et prendre soin d’un être est une tâche très pénible et beaucoup plus difficile que tuer ou détruire. Elever un enfant représente vingt ans de travail, le tuer ne prend que dix secondes. » 

 

Marlen Haushofer, Le Mur invisible, 1963

12 août 2010

LE MUR INVISIBLE...

mi.JPG« Je me rappelle à quel point les hommes pour la plupart ont peu d’imagination. C’est probablement pour eux une chance. L’imagination rend vulnérable et vous met à la merci de tout. Peut-être est-elle un signe de dégénérescence. Jamais je n’ai reproché à un être humain son manque d’imagination, je l’aurais plutôt envié d’en manquer. Il menait une vie plus facile et plus agréable que les autres. »

 

Marlen Haushofer, Le Mur invisible, 1963