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27 avril 2010

ON PARLE DE MOTUS...

1560892441.jpgQuelques échos sur Motus, le recueil de nouvelles de Frédéric Saenen paru en mars :

 

Une bonne partie de la littérature contemporaine m'emmerde, mais ce n'est pas le cas de ce recueil de « contes cruels », bien écrits, féroces et très jouissifs ! Comme toujours avec Le Grognard, la présentation visuelle est soignée, en l'occurrence d'excellentes photos de Floriane Rossenfosse accompagnent les textes de Frédéric Saenen. 

C. ARNOULT, Blog Han Ryner

 

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Belle écriture, des thèmes qui me parlent – sens de la vie, quête du bonheur, se mettre volontairement en faux par rapport à la « réussite » qu'elle soit sociale, médiatique, professionnelle, artistique...

 

Une croisière littéraire agréable, à contretemps, contre l'air du temps de notre temps, un ton un peu désœuvré, parfois sarcastique, des assassinats en règle (arrivistes arrivés, les « amis » virtuels, l'image de « l'artiste »).

Ensemble séduisant, présence de rythmes – changeant d'une nouvelle à l'autre –, écriture travaillée, ciselée, une respiration, alternance dans la narration de prose, dialogues, aparté. Belle architecture, l'ensemble se tient, et bien !

 

Il me semble – et je peux me tromper – que Frédéric Saenen règle dans l'écriture de ce recueil ses comptes avec la société, préfère l'ombre et l'honnêteté aux flashes, à la foule, à la superficialité, à la bêtise devenue valeur étalon pour réussir. 

Pascale ARGUEDAS, Blog du Grognard

 

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Parmi les meilleurs auteurs de nouvelles eux-mêmes, on en trouve encore à considérer ce genre comme un premier pas, une sorte d’apprentissage prudent et obligé du romanesque, ou encore comme l’exploration imaginaire de thèmes censés trouver leur véritable élucidation dans des essais plus sérieux, des extrapolations abstraites. Pourtant, si les romans de beaucoup tiennent tout de leurs nouvelles, c’est parfois qu’en réalité leurs coups d’essais constituent des coups de maître, et que leurs fictions brèves dépassent bien souvent, en ampleur comme en profondeur, leurs fictions au long court.

 

Frédéric Saenen, lui, ne s’essaie pas à la nouvelle (qu’il lit peu, nous dit-il, alors qu’il dévore des essais), pas plus qu’il ne romance l’existence (là encore, pourtant, en matière de fiction, il lirait plutôt des romans que des brèves, Faulkner notamment). La nouvelle, il y est venu pour ainsi dire à son corps défendant, en écrivant et se donnant la parole, via la lecture directe, publique, bien avant « l’insupportable vogue du slam »

 

« Au fond, écrit-il en préface du Grognard n°13, la poésie m’aura permis d’incarner mon propre langage, la nouvelle m’offre la perspective d’incarner des silences. Il est donc logique que ce premier recueil s’intitule Motus. J’espère que ces proses taciturnes ("taiseuses", dirait-on joliment en Belgique) trouveront quelques oreilles indulgentes – et complices ». Et ses silences ont indéniablement du corps, de la langue et du poids. Et un regard noir, ironique et critique sur notre actualité, ce qui n’est pas pour me déplaire. Un regard à la fois d'anticipation et rétrospectif. 

Stéphane PRAT, L’esquive du Manchot épaulard

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