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18 février 2010

W COMME WAGON-LIT

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W comme… WAGON-LIT

  

LES DOUCEURS DU WAGON-LIT

 

Quand on est seulement deux dans un wagon-lit, on est au comble de la félicité. On se couche côte à côte, l'un à droite, l'autre à gauche. Il n'y a pas de différence sensible entre cette installation et la chambre à deux lits des auberges provinciales.

 

Mais dès qu'on est obligé de vivre dans le wagon-lit à trois ou à quatre, brrrr ! ça devient délicat. Lorsque les quatre voyageurs se connaissent, c'est une partie de plaisir mais lorsqu'ils ne se connaissent pas, il y a un contact un peu gênant pendant la première heure. Si propre qu'on soit, si sain qu'on soit, si homme de bonne éducation, en un mot, qu'on puisse être, on hésite toujours à ôter ses vêtements devant des compagnons de voyage, surtout quand on doit occuper la couchette supérieure et l'escalader, demi-nu, à la barbe d'un semblable.

 

Mais c'est un instant à passer. Une fois hissé là-haut, une fois glissé dans le blanc portefeuille, vous voilà heureux pour des douze et quinze heures !

 

Un conseil quand vous vous trouvez dans un wagon-lit vous êtes quatrième, prenez toujours vos arrangements avec vos compagnons de voyage pour vous déshabiller et vous coucher à. tour de rôle. C'est le meilleur moyen de ne pas rougir devant vos semblables, si vous êtes sujet à la pudibonderie.

 

La vie en chemin de fer, 1888

Pierre Giffard

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