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18 novembre 2009

Le Cinquième Evangile - Han Ryner

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Les éditions Théolib viennent  de  republier  le Cinquième Évangile de Han Ryner, et c'est. C. Arnoult, grand spécialiste de la question, qui signe la postface de cette réédition.

J'admets avoir eu une petite hésitation avant de me plonger dans la lecture de ce bouquin. Les évangiles, mêmes anarchistes, quand même, ce n’est pas trop ma tasse de thé... Et édités en plus par des éditions qui ne cachent pas leur étiquette théologique...

Et pourtant, je ne regrette pas ma lecture car le portrait de Jésus que nous dresse Han Ryner, un Jésus complètement dépouillé de tous ses « gadgets » miraculeux constitue un personnage d'une grande intensité et d'une grande véracité. Ce Messie, qui passe tout son temps à refuser l'étiquette de Christ, est incroyablement humain. Et quand il meurt finalement (enfin, il meurt… oui et non… Han Ryner s’en tire plutôt habilement sur ce point là) il apparaît complètement désabusé, persuadé que son discours (invitant les hommes à se débarrasser de toutes leurs haines et de tous leurs mensonges, aussi bien intimes que sociaux) n’a pas été entendu, même par ses plus proches disciples qui transmettront, il en est sûr, une version totalement erronée de son message.

 

Ajoutons que l'ensemble est écrit dans une langue parfaite, ce qui n'est pas négligeable !

 

Le mot de l’éditeur :

Libre-penseur et libertaire, Han Ryner (1861-1938) fut un écrivain de génie. On lui doit notamment un livre, Le cinquième évangile, qui a la forme d’une paraphrase, mais est en fait une réappropriation tout à fait remarquable des évangiles. S’il ne s’agit en aucun cas d’être ici fidèle à l’histoire, et moins encore de faire œuvre d’exégète, Ryner ne renoue-t-il pas pour autant avec le souffle profond de l’Évangile ? Tel fut du moins l’avis des libéraux, notamment Étienne Giran, qui non seulement en fit un éloge, mais le prêcha lors de cultes dominicaux… Nous en donnons ici deux extraits.

Le livre se commande directement auprès de l’éditeur.

Commentaires

Merci pour ce billet ! Oui, le cinquième est un drôle d'évangile. Et d'un anarchisme bien particulier aussi.
Je mets en ligne ces temps-ci des textes de critique (d'époque) sur "Le Cinquième évangile". On verra comment des gens de diverses tendances ont pu le comprendre - c'est parfois amusant.
Les éditions Théolib, toutes théologiques qu'elles puissent s'étiqueter, relève d'un courant du protestantisme bien particulier, le protestantisme libéral, qui semble poser en principe un certain antidogmatisme. Leur théologie relève davantage de la recherche personnelle que de l'affirmation. Théolib se situe d'ailleurs dans la frange la plus "radicale" de ce courant.
J'avoue que j'ai été assez étonné que des chrétiens puissent accepter, par exemple, le fait que le Jésus du "Cinquième évangile" ne ressuscite pas. Apparemment, c'est quelque chose qui ne pose pas vraiment de problème aux protestants libéraux, la résurrection étant souvent considérée comme une métaphore.
Je précise que si j'ai bafouillé un petit quelque chose en guise de postface, la préface est de Pierre-Yves Ruff, dont le point de vue n'est pas le mien mais s'avère tout à fait intéressant.
On trouvera davantage d'infos et de réflexions sur cette réédition ici :
http://hanryner.over-blog.fr/article-reedition-du-cinquieme-evangile-39011615.html

Écrit par : C. Arnoult | 18 novembre 2009

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