Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15 mai 2009

Simenon, Cécile est morte

img248.jpg« Il arrivait à Maigret de hausser les épaules quand on s’émerveillait devant lui de la résignation des humbles, des malades, des infirmes, des milliers d’êtres qui vivent comme reclus, sans horizon, dans une des alvéoles de la grande vil1e ; il savait par expérience que la bête humaine s’accommode de n’importe quel nid, du moment qu’elle peut le remplir de sa chaleur, de son odeur, de ses habitudes. »

 

 

*

« Il pleuvait encore, ce matin là ; une pluie douce, morne, résignée comme un veuvage. »

 

Simenon, Cécile est morte, 1942.

21:02 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (6)

Commentaires

Maigret et son double :

1.
" Au début, on voit les gens de l'extérieur. Ce sont leurs petits travers qui ressortent le plus et c'est amusant. Puis, petit à petit, on se met dans leur peau, on se demande pourquoi ils réagissent de telle ou telle façon, on se surprend à penser comme eux et cela devient beaucoup moins drôle."
(Maigret à l'école)

2.
" C'était la période où les gens et les choses étaient nets, mais un peu lointains, encore anonymes, impersonnels.
Puis, à un moment donné, comme sans raison, cela se mettait à grouiller. Les personnages devenaient à la fois plus flous et plus humains, plus compliqués surtout, et il fallait faire attention.
En somme, il commençait à les voir par le dedans..." (Maigret et la vieille dame)

Écrit par : Stéphane Prat | 16 mai 2009

Merci pour ces extraits supplémentaires. J'avoue qu'à ma grande honte je ne découvre Simenon que maintenant. J'avais lu quelques uns de ses bouquins, gamins, mais j'avais toujours dans la rétine la silhouette de Jean Richard qui me déplaisait profondément... Je l'ai mis de côté des années durant, considérant qu'il était trop grand public pour être intéressant. Comme quoi, la connerie...

Écrit par : stephane | 16 mai 2009

Je précise que le "Il" dans ce second extrait qui ne fonctionne pas très bien désigne Maigret lui-même. Et que Simenon parle là du début d'une enquête (C'était la période où les gens etc...) C'est aussi je crois le début de l'enquête romanesque, et du décryptage presque sociologique que Simenon, en fuite permanente, faisait de sa propre existence.

Je suis un inconditionnel de Simenon. "Au-dessus de la mêlée", le nom que vous aviez donné, avec Pascal Pratz, à votre projet de collectif d'éditeurs, de revues etc... convient parfaitement à Simenon. C'est au-dessus du polar et au-dessus du roman tout court. On n'en fait jamais le tour (il a beaucoup trop écrit) et je n'ai pas encore trouvé un mauvais livre de Simenon. Dans les Maigret non plus...

Et comme beaucoup, je crois, je me retiens de le lire intégralement, de peur d'en manquer un jour, bien qu'il en ait tant écrits...

Écrit par : Stéphane Santokiste | 16 mai 2009

Bon, bin tu es bon pour une chronique sur Simenon pour le prochain Cabaret de la dernière chance dans le Grognard 11 !!!

Mais je suis d'accord avec toi : Simenon est un auteur incroyable. Tu ne peux pas savoir le nombre de coups de pieds au c.. que je me donne depuis que j'ai pris la décision de le relire !!!

Écrit par : stephane | 16 mai 2009

Je ne sais pas si ce sera dans le 11, mais ça sera forcément... Dans le 11 et le 12 peut-être! Ou le 12 et le 13 etc... J'ai le pressentiment qu'il me faudra saucissonner pour Simenon. Mais il n'y coupera pas!

Écrit par : ma cabane pour Santoka | 16 mai 2009

aglagroupie également pour Simenon et depuis belle...

Écrit par : aglaé | 20 mai 2009

Les commentaires sont fermés.