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30 avril 2009

Hopper City - Thomas Vinau

IMG_0224_JPG.jpgUn petit mot pour signaler la publication, il y a quelques semaines de cela déjà, du dernier livre de Thomas Vinau aux éditions Nuit myrtide : Hopper city. Très beau petit livre-concept de 80 pages tout au long duquel on peut suivre, au fil de micro-poèmes de quelques vers, et comme l’explique très bien l’éditeur : « le récit synecdotique, imagiste, de la création d'une ville au fin fond de l'ouest américain. »

 Bien bel ouvrage donc, et magistrale preuve que le livre n’est pas qu’un « support » comme on l’entend trop souvent en ces temps de passage aux « supports numériques », mais bien une véritable composante de l’écrit lui-même.

29 avril 2009

Charles Darwin vs Stephen King

« Ce que Darwin a été trop poli pour dire, mes amis, c’est que nous sommes parvenus à régner sur la terre non parce que nous étions les plus malins, ou les plus méchants, mais parce que nous avons toujours été les plus déments, les plus grands enfoirés meurtriers de toute la jungle. »

Stephen King, Cellulaire.

27 avril 2009

Traction-Brabant et Traversées

T-B7-1.jpgPatrice Maltaverne, le responsable du valeureux et vigoureux poézine Traction-Brabant nous informe qu’il sera à Nantes le jeudi 14 mai au café La Rotonde pour y présenter son travail et pour y lire des poèmes.

 

D’autres soirées lectures sont également prévues. Le programme ci-dessous :

 

POESIE A LA ROTONDE

2 rue Louis Blanc à Nantes

 

jeudi 14 mai 2009 20 h

Patrice MALTAVERNE

et le poézine Traction-Brabant

*

jeudi 28 mai 2009 20h

Libres lectures avec les poètes

*

jeudi 11 juin 2009

Pierre RIVE

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jeudi 25 juin 2009 20h

Libres lectures avec les poètes

*

jeudi 9 juillet 2009 20h

René CHAR : Feuillets d'Hypnos

*

gratuit

 

img227.jpgEt puisque nous parlons de l’actualité des petites (mais indispensables) revues consacrées à la poésie et à la littérature, saluons par la même occasion la parution du numéro 54 de Traversées, consacré essentiellement à Philippe Besson. On y retrouve aussi quelques chroniques de Pascale Arguedas et d’Alain Helissen (dont nous reparlerons dans le Grognard à venir…)

21 avril 2009

Pub !

img226.jpgQuelle belle revue que les Cahiers Octave Mirbeau ! Le n°16 est paru et il est d’une richesse digne de nous faire pâlir d’envie. Le sommaire, divisé en trois parties (Etudes, Documents, Bibliographie) fourmille de pépites et de trouvailles – dont deux très agréables contes de Mirbeau, inédits en français, dénichés par Pierre Michel dans une revue Tchèque.

 

Et en plus, cerise sur le gâteau en ce qui nous concerne, on y trouve, page 368, une gentille pub pour le Grognard :

 

Le Grognard, la revue de Stéphane Beau – éditée par les angevines Editions du Petit Pavé (voisines de notre imprimeur Ivan Davy), et dont nous avons annoncé la naissance l’an passé (C.O.M., n°15, pp. 375-376) – poursuit son chemin à vive allure et en est déjà arrivé à son 8ème numéro. Il continue de mélanger joyeusement les genres et les approches. Dans son extrême générosité, il propose aux internautes d’en lire des extraits en ligne et sans bourse délier. Mais il serait plus sympa, et aussi plus sain pour les phynances de ces braves grognards, de faire rentrer un peu d’efectivo dans des caisses qui doivent en avoir bien besoin, Il convient pour cela, moyennant 7 petits euros franco, de passer commande auprès de l’éditeur (editions@petitpave.fr) ou de la revue (revue.le.grognard@gmail.com).

 

Pour plus de renseignement sur les Cahiers Octave Mirbeau (prix, abonnement, etc.), rendez-vous ICI .

17 avril 2009

Car la nuit sera blanche et noire, Joseph Vebret

Car%20la%20nuit.jpgCurieux livre que le dernier roman de Joseph Vebret. Curieux mais très réussi, car bien que donnant une impression de grande fluidité et se lisant avec aisance, il est bien plus complexe qu’il n’en a l’air, au premier abord, et est incontestablement le fruit d’un minutieux travail d’équilibriste de la plume. Aussi, bien malin celui qui saurait dire, à brûle-pourpoint, dans quelle catégorie on peut le ranger, cet étrange roman, tant l’auteur s’amuse à jouer avec les codes et les conventions habituelles.

L’histoire commence de manière assez classique, pourtant, en nous brossant le portrait presque éculé du héros, auteur en plein doute, victime de la crampe de l’écrivain, harcelé par son éditeur, fumant trop, buvant encore plus, et étant quelque peu perdu dans ses histoires d’amour et de famille. Rien de neuf sous le soleil, me direz-vous. Et bien si, pourtant, car malgré le fait que ce type de personnage ait déjà été mis en scène des centaines de fois, dans la littérature ou au cinéma, Joseph Vebret parvient néanmoins, et avec une facilité déconcertante, a nous rendre son héros attachant et à nous intéresser à son sort.

Et alors que nous sommes tranquillement installés dans notre fauteuil, attachés à suivre les tribulations de cet écrivain en perdition entre deux livres, deux amours et deux verres de vodka, voilà que soudain, sans crier gare, l’histoire s’emballe, s’emmêle et que nous perdons pieds. Le personnage principal, qui a enfin décidé de tourner une page de sa vie en réglant ses comptes avec sa famille se lance dans la rédaction d’une vaste saga dans laquelle il met en scène ses parents, ses frères et sœurs, etc. Bientôt, il remarque qu’au fur et à mesure qu’il boucle ses chapitres, ses vrais parents, dont il vient de dresser le portrait, meurent tour à tour.

Le rythme du roman s’accélère encore et nous entraîne dans une douloureuse histoire de secret familial ou le présent et le passé s’imbriquent sans cesse et ou la fiction joue à cache-cache avec la réalité. Qui était réellement ce grand oncle mort dans des circonstances étranges lors de la première guerre mondiale ? Les morts subites des membres de la famille du héros ont-elles un lien direct avec le livre qu’il est en train d’écrire sur eux ? Fini le roman psychologique, nous voici en plein thriller !

En plein thriller ? Non, mais en plein dans la littérature, celle qui se fout des genres et des modes, qui se moque de savoir si elle est « moderne » ou « vendeuse ». Celle qui ne se soucie que du plaisir et de la magie de l’écriture. Et dans ce domaine, Joseph Vebret est dans son élément. Sa phrase est ample et soignée, ses propos sont truffés de citations et de références à ses illustres prédécesseurs, notamment Gide qui occupe une grande place dans ce roman.

Bref, sacré livre que ce Car la nuit sera blanche et noire qui, au final, nous délivre une belle et riche réflexion sur la littérature, sur ces ponts qu’elle tend entre le rêve et la réalité, et sur cet acte inouï qui hante tant d’humains sur cette planète et qui consiste à perdre une grande partie de sa vie à écrire des romans, des poèmes, des nouvelles, pour y raconter cette vie, justement, qu’ils ne prennent pas le temps de vivre…

Joseph VEBRET, Car la nuit sera blanche et noire, Jean Picollec, 2009

15 avril 2009

Edward Carpenter : La Civilisation, sa cause et ses remèdes

99.jpgNous avons le plaisir de vous annoncer la publication de : La Civilisation, ses causes, et ses remèdes d’Edward Carpenter, aux éditions du Sandre. Une partie de ce texte avait déjà été publiée dans le n°5 du Grognard, mais l’approche très originale de Carpenter vis-à-vis de la civilisation méritait un tirage à part. C’est fait ! En seconde partie du volume, on trouve un second texte de Carpenter « Plaidoyer pour les criminels » texte tout à fait d’actualité et qui n’est pas sans faire écho à l’article d’Olivier Verdun « La Criminalisation de l’engagement politique » paru dans le n°9 du Grognard.

Le livre coûte 11 € et, comme tout ce qui paraît aux éditions du sandre, la qualité est au rendez-vous !

 

La quatrième de couverture :

 

Edward Carpenter (1844-1929), philosophe et poète, est un éminent représentant de l’anarchisme anglais. Proche du mouvement d’inspiration anti-industrielle Arts & crafts de William Morris, il figure aussi parmi les premiers activistes homosexuels. Avec une radicalité teintée d’ironie, il pose, en substance la question suivante : si nous allons si mal, est-ce parce que la civilisation est en crise ou, au contraire, parce qu’elle se porte un peu trop bien ?

 

Édition établie et présentée par Stéphane Beau

14 avril 2009

Le Grognard à Paris

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Le Grognard, au dernier salon du livre de Paris, en mars 2009. 

12 avril 2009

Louis Mandler, Dévoration

9782351220504.jpgIl y a un an les éditions Sulliver publiaient l’Humanité sans sépulture de Louis Mandler, ode de larme et de sang, de rage et de douleur. Elles récidivent cette année avec un nouvel opus de cet auteur : Dévoration. Curieux livre, difficile à définir, que j’ai un peu moins aimé que le précédent, peut-être parce que je ne l’ai pas lu dans de bonnes conditions. Trop long pour être un poème, trop poétique pour être un roman, le texte de Mandler navigue entre deux eaux, ce qui ne constitue jamais un exercice très facile. On y déniche néanmoins nombre de pépites et de phrases ciselées de main de maître, telles que celle-ci : « Je suis d’une génération sans idéals, consommatrice de musiques comme du reste. Les suivantes sont dépendantes de minuscules objets sans lesquels elles deviennent hébétées, esclaves grumeleuses. La France du XVIIIe siècle aurait-elle connu la Révolution si elle avait consommé les anxiolytiques et les antidépresseurs qui l’endorment aujourd’hui ? »

 

Et puis, une œuvre s’ouvrant sur cette phrase de Georges Darien ne peut pas être foncièrement mauvaise : « Ce qu’il me faut, ce que je veux emporter d’ici, tout entière, terrible et me brûlant le cœur, c’est la haine ».

 

Louis Mandler, Dévoration, Sulliver, 2009