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12 avril 2009

Louis Mandler, Dévoration

9782351220504.jpgIl y a un an les éditions Sulliver publiaient l’Humanité sans sépulture de Louis Mandler, ode de larme et de sang, de rage et de douleur. Elles récidivent cette année avec un nouvel opus de cet auteur : Dévoration. Curieux livre, difficile à définir, que j’ai un peu moins aimé que le précédent, peut-être parce que je ne l’ai pas lu dans de bonnes conditions. Trop long pour être un poème, trop poétique pour être un roman, le texte de Mandler navigue entre deux eaux, ce qui ne constitue jamais un exercice très facile. On y déniche néanmoins nombre de pépites et de phrases ciselées de main de maître, telles que celle-ci : « Je suis d’une génération sans idéals, consommatrice de musiques comme du reste. Les suivantes sont dépendantes de minuscules objets sans lesquels elles deviennent hébétées, esclaves grumeleuses. La France du XVIIIe siècle aurait-elle connu la Révolution si elle avait consommé les anxiolytiques et les antidépresseurs qui l’endorment aujourd’hui ? »

 

Et puis, une œuvre s’ouvrant sur cette phrase de Georges Darien ne peut pas être foncièrement mauvaise : « Ce qu’il me faut, ce que je veux emporter d’ici, tout entière, terrible et me brûlant le cœur, c’est la haine ».

 

Louis Mandler, Dévoration, Sulliver, 2009

Commentaires

Déjà le premier ouvrage m'était tombé des mains alors celui-ci...

Écrit par : Pascale | 13 avril 2009

Tu es dure avec "L'Humanité sans sépulture" que j'avais trouvé plutôt bon.

Quant à Dévoration...

Écrit par : stephane | 13 avril 2009

Ben, je te donne franchement mon opinion. Ma réflexion après quelques pages de lecture, avant de balancer le livre, fut : si tous ceux qui ont besoin de pousser une gueulante se croient écrivains car édités, où va-t-on ?
Ce n'est pas un livre pour moi mais il peut plaire à d'autres, la preuve, il t'a plu, c'est l'essentiel ; on ne fait jamais l'unanimité.

Écrit par : Pascale | 13 avril 2009

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