Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29 octobre 2008

Du Plon dans l'aile...

plon.JPGLe concours Plon/Blogauteurs est terminé. Mon roman, Le Coffret, qui avait été retenu parmi les quatre finalistes est arrivé… deuxième. Ce qui est presque aussi bien vu que le gagnant, pour cause de restructurations chez Plon, ne sera pas édité non plus ! Amusant, non ?

 

Un grand merci en tout cas à toutes celles et tous ceux qui m’ont soutenu.

16:34 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (14)

Commentaires

C'est formateur et ça met du plomb en tête!

Ne te décourage pas. Si tu as envie d'écrire, écris, édité ou pas.

Écrit par : Pascale | 30 octobre 2008

Faudra quand même bien trouver le moyen de nous faire lire la suite...
Et faire un livre, Pascale, c'est sûrement aussi formateur que de ne pas en faire. ça n'est ni plus ni moins qu'un accès à la réalité, mais l'écriture en a besoin.

Pour ce qui est de ce prix populo-plombier, je n'ai plus qu'une chose à dire : Quand on organise une course en sacs à patates, on met au moins une buvette à l'arrivée... C'est la moindre des choses...

Écrit par : Stéphane Prat | 31 octobre 2008

Pas de problème, je ne me sens ni découragé ni encouragé par la réponse de Plon. Je continue mon petit bonhomme de chemin et arrivera ce qui arrivera.

Bravo, Stéphane : je suis d'accord avec toi, une petite buvette aurait été bienvenue ! Mais faut croire que leur budget cacahuètes est lui aussi dans le rouge !

Et pour lire la suite, ceux que ça intéresse peuvent toujours m'envoyer un mail ! Je vous ai déjà infligé les 40 premières pages, je ne me voyais pas vous envoyer d'autorité la suite !!

Écrit par : stephane | 31 octobre 2008

Qui a dit le contraire, Stéphane Prat ?

L'édition, pour moi, n'est pas la finalité de l'écriture. On écrit avant tout pour soi et le livre n'est qu'un plaisir de plus.

Écrit par : Pascale | 01 novembre 2008

Moi aussi j'écris essentiellement pour répondre à des préoccupations personnelles et je m'adresse ces réponses à moi-même. Mais c'est simplement que je ne vais pas choisir au hasard des correspondants dans le botin pour les leur envoyer. (C'est une idée) Je sais bien, au fond, qu'un désir de communication détermine tout ça, même si le(la) destinataire n'existe pas encore, ou ne lit pas ma langue (y compris une lectrice ou un lecteur français). L'édition n'est qu'un moyen, je suis d'accord avec vous, un parmi d'autres moyens (dont la publication en revue, en lignes etc.). Mais ce sont des moyens nécessaires, si on veut partager quoi que ce soit.

L'édition est donc un moyen, mais justement, je trouve que c'est donner beaucoup d'importance à l'édition, que de faire une telle épreuve de son silence ou de son absurdité. Pour ce qui est de l'existence, du caractère, du tempérament etc... franchement, les réactions des éditeurs, leurs refus, leurs acceptations et ce qui les motive etc... sont d'un faible poids, et on a mille et une autres occasions de se mettre du plomb dans la tête.

Enfin, j'aurais sans doute dû préciser que je parlais d'écriture de roman, et du côté formateur, et cette fois réel, d'une confrontation à une critique à la fois intransigeante et bienveillante qu'un éditeur n'engagera pas (du moins rarement) sans projet de publication. (On ferait une anthologie bien maigre des romans marquants qui ont été publiés tels quels, sans travail critique) Ce travail-là, et la déception qu'il peut créer quand, souvent, très souvent, le projet n'aboutit pas, sont eux, c'est vrai, formateurs.

Bon, ce n'est pas que je m'ennuie, mais je ne voudrais monopoliser l'endroit.

Écrit par : Stéphane Prat | 01 novembre 2008

La confrontation à la critique est toujours formateur si on souhaite progresser, c'est évident. Maintenant, je ne vois pas où vous voulez en venir...
En tant que lectrice, je trouve de plus en plus insupportable de devoir faire le boulot que l'éditeur fait de moins en moins. Il existe des ateliers d'écriture pour apprendre à écrire et l'exigence semble être de plus en plus bafouée. A côté de cela d'excellents textes (pas que des romans - je pense aussi à JJ Nuel par exemple) ne trouvent pas chaussure à leur pied. C'est assez déroutant, et c'est dans ce sens-là que je dis que l'aventure éditoriale met du plomb en tête : relativiser son importance.

Écrit par : Pascale | 01 novembre 2008

Je voulais en venir à la buvette, probablement !
Non sérieusement, je notais simplement qu'il n'y avait pas eu de prix, rien du tout, et je voyais mal ce qu'on pouvait tirer de ce genre d'aventure. (Une fiction absurde, sans doute...) Son côté "formateur" m'échappait, voilà tout. Il faut dire que je manque cruellement d'imagination...

Bonne soirée!

Écrit par : Stéphane Prat | 01 novembre 2008

Oui, c'est lamentable et ridicule, ce genre de proposition éditoriale. C'est assez malsain, même. J'aurais vraiment été amère si j'avais participé à ce genre de choses quand on voit sa finalité.
C'est pour ça que je courais au filet pour encourager Stéphane, je me mettais à sa place! Allez Stéphane, allez Stéphane, allez (mais c'est un grand et solide gaillard, qui a la tête sur les épaules, et nul besoin de mes encouragements)!

Écrit par : Pascale | 01 novembre 2008

C'est quoi ce bazar ! Je m'absente cinq minutes et c'est le café du commerce, ici !

Tout va bien en effet, mais je ne crache ni sur les encouragements, ni sur les félicitations, ni sur les traveller chèques !

En fait, je ne tire aucune fierté du fait d'écrire. Pour moi, pour revenir sur un ancien débat tenu sur ce blog, l'écriture relève moins d'une thérapie que d'une pathologie. Je ressens le besoin d'écrire en réponse à un manque, comme le buveur boit pour combler lui aussi un manque. Et il n'y a pas plus à être fier d'être buveur que d'être écrivain. Donc, avoir perdu ne me dérange pas trop vu que, comme je le dis quelque part dans le prochain Grognard pour moi, l'écriture est une défaite.

Après, pour le côté formateur, ce concours n'était pas top, il faut bien l'admettre !

Écrit par : stephane | 01 novembre 2008

Je n'avais pas connaissance d'une ancienne discussion sur ce thème et, je vais peut-être te surprendre Stéphane, mais je partage ton avis: j'écris par besoin et je m'en veux de perdre autant de temps car pendant ce temps là je ne vis pas puisque j'écris.

Écrit par : Pascale | 02 novembre 2008

Un commentaire, sous forme la forme d'un poème d'un personnage du prochain grognard :

J'étais en train
de lire un livre
quand tout à coup
je vis ma vitre
emplir son oeil absent d'oiseaux légers et ivres.

Oui, il neigeait.
La folle neige !
Elle tombait
tranquille et fraîche
dans le coeur tout troué comme un filet de pêche.

C'était si bon !
et j'étais ivre de ces flocons
heureux de vivre
que ma main oublieuse, laissa tomber le livre !

En ai-je vu
neiger la neige
dans le coeur nu ! Ah Dieu !
Que n'ai-je su garder dans mon coeur un peu de cette neige !

Toujours en train de lire un livre !
Toujours en train d'écrire un livre !
Et tout à coup la neige tranquille dans ma vitre.

Benjamin Fondane
1944

Écrit par : Goulven | 06 novembre 2008

Très beau.

Et comble de l'absurde (ou du génie, je ne sais même plus) Fondane récupère quand même ce moment de lucidité pour... écrire un poème. Toute l'ambiguïté de la littérature est là, en effet : je ne vis pas parce que j'écris ; jécris parce que je ne vis pas...

(Et en réponse à Pascale, qui posait la question dans un précédent message, je faisais le lien entre cette discussion et cette autre : http://legrognard.hautetfort.com/archive/2008/08/23/gerard-blua-dans-le-cheminement-de-l-oeuvre.html )

Écrit par : stephane | 07 novembre 2008

Merci Stéphane de réveiller mes neurones car au bout du lien je suis bavarde! Bon, c'est pas tout mais je m'en vais vivre un peu en espagnol et reviens bientôt (écrire ?). Bise

Écrit par : Pascale | 07 novembre 2008

Oui la lecture comme l'écriture procède de cette ambiguité. Quand un livre vous tombe des mains, généralement, ça n'est pas bon signe. Mais avec certains auteurs, si, au contraire, c'est simplement qu'ils donnent envie de vivre...

Écrit par : Stéphane le Manchot | 08 novembre 2008

Les commentaires sont fermés.