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28 juillet 2008

Le Grognard 7 prend forme...

LG7.JPGLe n°7 du Grognard commence à prendre forme (avec une très belle couverture signée Anne-Sophie Atek) !

 

Au sommaire : Denis Grozdanovitch qui nous livre ses impressions sur Tchékhov ; Ygor Yanka qui avait eu la gentillesse d’essuyer les plâtres avec nous à l’occasion du n°1 et qui revient – auréolé de son nouveau statut de bloggeur vedette du Magazine littéraire – nous faire une petite visite : la chronique de Mitchell Abidor sur les « American Rebels » ; une nouvelle chronique signée Stéphane Prat… et plein d’autres trésors aussi beaux que bons !

A noter aussi qu’à partir de ce n°7, Le Grognard se dote d’un Comité de rédaction composé de Goulven le Brech, Stéphane Prat et Stéphane Beau.

Plus d’informations d’ici peu…

27 juillet 2008

Actualité de J.J. NUEL...

842-original.pngJean-Jacques Nuel vient publier, sous forme numérique, deux textes précédemment parus en revues, La nouvelle et La donne. Les deux petits livres sont téléchargeables chez Feedbooks et sont  lisibles en plusieurs formats : PDF, ePub, Mobypocket/Kindle, Sony Reader, iLiad.

Bonne lecture !

14:20 Publié dans lectures | Lien permanent | Commentaires (2)

26 juillet 2008

Votez Stéphane Beau (rappel)

coffre-tresor.jpgPetit rappel pour ceux qui auraient zappé l’information : le roman de Stéphane Beau, Le Coffret, qui a été sélectionné pour la finale du concours des éditions Plon (via le site des blogauteurs) attend toujours vos votes !

 

Le ballottage sera sans doute serré, alors n’hésitez pas à lui apporter votre soutien en votant ICI. Sur cette même page nous vous rappelons que vous pouvez lire les premières pages du Coffret (et accessoirement des autres romans… mais bon !)

D’avance, merci !

23:01 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (0)

23 juillet 2008

Anne-Lou STEININGER - Contes des jours volés

Contes_jours_camPoche_grand.jpgLes éditions Bernard Campiche viennent de republier en poche les magnifiques Contes des jours volés d’Anne-Lou Steininger (l’édition originale datait de 2005). Voici ce que j’en disais dans le n°3 de La Presse Littéraire (février 2006)

" Je lis, comme beaucoup, des dizaines et des dizaines de livres par an. Sur cette masse d’ouvrages, combien me touchent réellement ? Combien laissent en moi une marque réellement indélébile ? De combien puis-je dire qu’ils ont découpé ma vie en deux temps : le temps d’avant leur lecture et celui d’après ? Peut-être un par an, voire deux, les années fastes…

La découverte de La Maladie d’être mouche, le premier livre d’Anne Lou Steininger, publié en 1996 chez Gallimard a été pour moi un choc. Il y avait bien longtemps que je ne m’étais à ce point perdu dans un livre, abandonné au flux des mots ; expérience presque mystique, impression de chute dans le temps et dans l’espace. Quels livres, avant celui-ci m’avaient laissé une telle impression d’absolu ? Les Chants de Maldoror peut-être ou Les Falaises de Marbre de Jünger.

La Maladie d’être mouche est un chant, un vaste poème, une ode à la mort, à l’horreur, à la cruauté. Anne Lou Steininger ne prend pas de gants. Elle fouille dans les entrailles, les âmes, dans les profondeurs les plus abjectes de la nature humaine. Et pourtant sont chant n’a rien de désespérant. On sent au fond d’elle, malgré l’incroyable dureté de sa plume, une telle réserve de tendresse, une telle profusion de chaleur que l’on se surprend à sourire avec elle de l’absurdité de la comédie humaine.

Les livres d’Anne Lou Steininger se situent bien au-delà de la littérature. Ce sont des lambeaux de sa chair, des parts d’elle-même qu’elle offre en pâture au lecteur. Cela explique sans doute qu’elle publie peu.

Après La Maladie d’être mouche, en effet, elle disparaît des étals des libraires pendant presque dix ans. Il faut attendre 2004 pour que les éditions d’En Bas fassent paraître Le Destin des viandes, pièce de théâtre surréaliste qui met en scène l’Embaucheur, espèce de vieux philosophe cynique et désabusé qui, dans ses écrits, remplace systématiquement le mot Homme par celui de Cochon. Dans la pièce, il s’occupe d’un abattoir où les hommes dégoûtés de la vie viennent vendre leur corps au prix du poids de leur viande, seule valeur qui leur reste au final.

Soutenue par la Fondation Sandoz, Anne Lou Steininger nous revient aujourd’hui avec un nouveau volume : Les Contes des jours volés. On y retrouve toutes ses obsessions habituelles, même si l’ensemble apparaît un peu moins apocalyptique. Anne Lou Steininger s’est apaisée. Elle semble avoir atteint un degré supérieur de sagesse. Non pas que ses contes soient édulcorés. La violence est toujours là, tapie derrière chaque page. L’absurdité de l’homme et de la destinée humaine éclate à chaque ligne, mais l’humour, l’amour, la tendresse et l’humanité ne s’aplatissent plus derrière l’atroce réalité. Ces nobles sentiments osent maintenant rivaliser avec l’horreur.

Le personnage principal des Contes des jours volés, c’est le temps, décliné sous toutes ses formes : temps multiples ou parallèles, temps inversés, figés, accélérés… Les protagonistes de ces multiples scénettes – qui tiennent autant du poème en prose que du conte proprement dit – font de leur mieux pour redonner du sens au monde absurde qui les entoure. Peine perdue : l’univers, autour d’eux, ne tient pas en place, les objets changent de forme, aucune logique ne résiste, comme dans les rêves. Tout est fluide, insaisissable. Ce n’est pas par hasard, d’ailleurs, que l’élément liquide (eau de mer, de pluie, fleuve, lac…) revient de manière lancinante dans un bon tiers des contes.

Mais le plus important dans les livres d’Anne Lou Steininger, ce n’est pas tant les histoires qu’ils nous racontent que la langue qu’ils nous parlent. On lit ses mots comme on écoute le vent ou le bruissement des vagues le long d’une plage. Aucune esbroufe de sa part, nul souci de nous en mettre plein la vue. Celle qui se définit elle-même comme « peintre en dérision » n’a qu’un but : « Raconter des histoires pour ébranler l’être de certitude, l’ange qui est en nous, en lui laissant entrevoir la complexité et la fragile beauté des choses humaines – pour nous faire aimer ce que nous sommes. Pour endormir les enfants et réveiller les grands. »

Ses phrases tombent comme des couperets. Je n’en relève ici que quelques-unes : « Je n’éprouvais plus qu’une sale lassitude : Créer ne me semblait plus être un geste innocent – pas plus que de donner la mort. » (Ars Nascendi) ; « Suis-je de ceux qui tremblent ? ou de ceux qui ont peur ? De ceux qui se cachent ou de ceux qui égorgent ? Proie ? ou prédateur ? La plus ancienne question du monde. » (That is all the question) ; « Le temps : une souffrance qui continue quand nous aurions déjà dû en mourir plus de mille fois. » (Capitaine des nausées) ; « Le bonheur ne réside pas dans ce que l’on cherche, mais dans ce que l’on a perdu. » (La Clé).

Je ne résiste pas non plus au plaisir de rapporter ce portrait de femme fatale qui vient bouleverser la vie de son voisin, avare et maniaque : « Une femme en bleu, quand le soir tombe est une terrible menace pour l’équilibre du monde. La robe sombre crissait d’insectes sournois avaleurs d’or et de millet, ses cheveux engrangeaient les flammèches orangées des nuages ; la barre violette des collines vacillait autour de sa taille, mais son corps à elle, son élan, restait droit dans le ciel d’or tendre. Il devina avec douleur qu’il faudrait réparer la violence faite au monde par une telle beauté. » (Une femme en bleu)

Réparer la violence faite au monde par une telle beauté… C’est exactement l’impression qui nous trotte dans la tête au moment où nous refermons le volume des Contes des jours volés. "

08:38 Publié dans lectures | Lien permanent | Commentaires (0)

22 juillet 2008

La dernière nuit de Josepha

couv_CMassé.jpgMoi, Josepha Saint-Amand, décédée le 14 juillet 1989, je serai présente au Marché médiéval de Chinon, le samedi 2 août 2008, avec le Cercle des Porte-Plumes, aux côtés de mon biographe, Christian Massé. Je serai très heureuse de vous accueillir ! Avec les 3 précédents romans de l'auteur !

 

La Dernière nuit de Josepha, Christian Massé, Editions Le Temps des cerises. 2008.

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20 juillet 2008

Guy Darol et Zappa...

zappa.jpgÀ paraître, dans le courant du mois de septembre, aux éditions Le Mot et le Reste, le nouveau livre que Guy Darol, (qui a gentiment collaboré au n°5 du Grognard), consacre à son idole F. Zappa : Frank Zappa - One Size Fits All Cosmogonie du Sofa.

« Le temps avait la légèreté d’un voile que l’on traverse à volonté sans risquer une égratignure. L’aventure se conjuguait au présent, un présent démesurément élastique. Les lendemains étaient toujours plus beaux, semblables à des copies perfectionnées. Au grand mépris de l’usure, on vivait. Vieillir n’inquiétait que les vieux. L’horizon était une ligne floue.
La brume s’effilochait au-dessus de nos têtes. Le ciel serait bleu et les températures afficheraient des records insolents. À l’heure exacte, regroupés à la terrasse d’un café, nous sommes là. L’un vient des hauteurs de Belleville, un autre des Gobelins où il a attendu celui qui demeure près du métro Tolbiac. Le dernier, le plus précieux, car nous l’espérons comme une pierre d’alchimie, arrive de Londres.
Je ne suis pas pressé. Je flâne en suivant une ligne flexueuse, un serpent onirique dont la queue se trouve rue Charlot et la tête place du Châtelet. J’ai le goût de la lenteur et du paysage que l’on absorbe en faisant ribouler les yeux du dehors vers le dedans. La dérive continue telle qu’ Internationale Situationniste en livre la technique dans son bulletin numéro 1, je la conçois à mon rythme, sans hâte à travers les ambiances variées.
Des chats gris salingue miaoutent à perte de rut. Les façades ne ressemblent pas à un décor de film. Elles sont d’écailles et elles menacent de poudroyer en millions de petites particules. Une sorte de pluie empruntant un chemin d’angle pourrait tomber des façades. Mais il ne pleuvra pas. Sécheresse certaine.
Très tôt, j’ai fermé la porte de mon sixième étage. Afin de prendre le large, en passant par les rues de Turenne, des Minimes, des Tournelles. En m’écartant par la rue Saint-Antoine et son parcours rectiligne ocellé de rares boutiques flamboyantes. Tout de même, un disquaire ou trois. Et ces quelques bistros tenus par des patrons décalqués d’un récit de Robert Giraud.
Une petite musique m’accompagne, lueur inextinguible, flamme accrochée à la lanterne du souvenir.
C’est un air qui chante en moi lorsqu’un bonheur est proche :
Oh no I don’t believe it
You say that you think you know the meaning of love
You say love is all we need
You say with your love you can change
All of the fools, all of the hate
I think you’re probably out to lunch ».

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04 juillet 2008

FP MENY

« T’as voulu être Brel, et t’as été Bruel »

Frédéric Pontonnier-Meny alias efpé, FP MENY
(14 octobre 1965 - 13 juin 2008)

03 juillet 2008

Le Grognard sur le web...

spiritus.jpgPioché, sur le site des Féeries intérieures, ce bel éloge du Grognard signé Mikaël Lugan auquel j’adresse en retour un grand merci !

« J'aime Le Grognard, la revue de Stéphane Beau, parce que je m'y retrouve en pays familier. L'influence reconnue, revendiquée, des petites revues de la fin du XIXe siècle n'est pas pour rien dans ce sentiment. Des titres avancés, La Plume, le Mercure de France, la Revue Blanche, c'est sans doute de cette dernière que Le Grognard est le plus proche, parce que politique, engagé ; et Stéphane Beau d'allonger la liste des modèles : L'En-dehors, L'Unique, L'Ordre naturel, La Mêlée... et de préciser ainsi au lecteur la ligne suivie, celle de l'anarchie, de l'individualisme. J'aime ces mots, autant que ceux de liberté, d'amour, de désir ou de poésie desquels, d'ailleurs, je ne parviens guère à les dissocier. Voilà longtemps que je pense que la poésie est le surgissement discordant d'un corps et/ou d'une voix emmi le concert des hommes, qu'elle est l'imposition obscène d'un désir, d'une liberté agissant naturellement contre les forces d'aimantation sociale. Le poète est donc nécessairement singulier et sa parole un germe d'instabilité. D'où la partition, non-formelle, entre poésie et littérature. Tout ce qui se soumet aux cadres, à la réalité, aux pouvoirs, aux lois du genre est littérature. Le peu qui reste est poésie. Affirmer son individu, se dire en son irréductibilité, et, pour cela, trouver sa langue, c'est faire oeuvre de poète. Les symbolistes, issant des cendres du romantisme, l'avaient bien compris, qui, postulant la supériorité des révoltes sur la révolution, cherchèrent, chacun, le lieu et la formule d'un art individuel. Lisons, en guise d'illustration, ce paragraphe que j'extrais de la préface de La Dame à la faulx :

Les cadres classiques sont contemporains des jougs monarchiques. Comme le rythme, prisonnier d'une formule, on vit l'humanité prisonnière d'une volonté primant les personnalités. Si les révolutions politiques successives ne rompirent tous les jougs, du moins sont-ils largement amoindris et desserrés. Bientôt l'individu se reconquiert, et l'affranchi ne saurait tarder à reconnaître une valeur particulière, une entité, à tout ce qui participe à la Vie, - les républiques étant des copies réductives du panthéisme. Dès lors se transforment l'esprit et la chair des oeuvres. La liberté n'est-elle pas le champ musical par excellence ? Et qu'est-ce que le génie sinon d'être, en un mot de s'épanouir selon toutes les garanties de la liberté ? A l'homme libre, il fallait un art libre ne relevant que des lois divines, lesquelles ont pour base la religion de l'individu, - qualité essentielle des dieux.

Cette nécessité, signalée par Saint-Pol-Roux il y a 113 ans, demeure aussi urgente aujourd'hui. C'est à cette urgence que répond, avec d'autres, Le Grognard, petite revue de haute tenue poétique, belle comme la gifle de sel. »

02 juillet 2008

Michel Onfray

onfray.jpgDernière chronique de Michel Onfray (sur son site) : j’ai un instant pensé qu’il avait décidé de descendre des hautes sphères de son incommensurable orgueil et qu’il acceptait enfin le principe d’une auto-analyse – ou pour le moins de poser les prémisses d’un  re-questionnement sur son fonctionnement – quand j’ai lu l’introduction suivante :

 

« Je parle souvent du délinquant relationnel pour définir la personne qui entretient avec elle-même un rapport faussé ce qui, par conséquent, induit avec les autres, puis avec le monde, une relation tordue, torve et, pour tout dire, malsaine. Ce genre d’individu pratique le déni, affirme avec véhémence que le réel n’a pas eu lieu pour la bonne et simple raison que son fantasme fait la loi : s’il a trahi ou trompé, il n’a pas trahi ni trompé, en revanche c’est autrui, « les autres », « les gens », qui se sont rendus coupables du forfait en question, même, et surtout, quand ils n’ont rien fait, ni bougé le petit doigt. »

 

Mais non… Il parlait de Raymond Domenech… Tant pis, ce sera pour une autre fois

La galerie d'Aglaé

rigolote.jpgAglaé Vadet, qui a déjà eu à plusieurs reprises la gentillesse de collaborer au Grognard, nous adresse l'annonce suivante que nous relayons avec grand plaisir:

« On ouvre !

Une petite rétrospective rigolote de mes tableaux depuis une quinzaine d’années vous attend de pied ferme. Comme toujours, des nanas un peu déjantées, aux doudounes généreuses, des amoureux, des bisous nombreux et… nombreux, des visages, ( je les adore) compensent comme ils peuvent un dessin  insuffisant et approximatif. Et bien entendu, de la couleur, encore de la couleur… et parfois de la colère. Que ça pète, que ça arrache les yeux, que ça éclabousse, bordel !!! C’est presque mieux de ne pas être un pro pour que surgisse la spontanéité tant vantée et si rarement présente  dans les œuvres classiques… Pardonnez-moi : je  me console comme je peux… La construction de la GALERIE EN LIGNE est due à Tam, concepteur et réalisateur dont j’admire le travail et que j’embrasse très fort. Travail à deux, dans l’amitié et la rigolade, tout ce que j’aime.

Aglaé

PS Je vous attends. Attention à la peinture ! »