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09 mai 2008

Ludwig HOHL, Ascension

1861024122.jpg15 €… Pour ce prix là, vous pouvez sans doute vous acheter le dernier Guillaume Musso ou le dernier Patricia Cornwell… Super ! Mais pour 15 € vous pouvez aussi acheter un livre de luxe, presque un livre d’art, grâce aux éditions Attila. Pour preuve ce magnifique volume de Ludwig HOHL (1904-1980), Ascension, qu’il viennent de republier. Car si la très belle allégorie de la vie que nous propose HOHL, justifierait déjà presque à elle seule l’achat, l’élégance du livre, ‑ avec sa jaquette transparente, sa mise en page aérée et ses somptueuses illustrations (de Martin Tom Dieck) ­‑, finit de vous convaincre. Bref, du beau boulot.

 

Et en prime, un extrait :

 

« Si je dis : la face sud n’était qu’un monstrueux abîme, encore faudrait-il que je réponde à la question : quel sens cela a-t-il encore aujourd’hui ? Alors qu’à notre époque, chaque jour, des foules de gens, même vieux et infirmes, survolent à des milliers de mètres d’altitude pays et continents ! Les lointains, vus d’un avion de ligne (pour autant qu’on les voie) sont quasiment des abstractions ; l’impression d’abîme, par contre, ne peut naître que de la perception des sens. « Nous volons à une altitude de cinq mille mètres, annonce-t-on. Vous apercevez Bordeaux, la Gironde. » Si l’un des passagers, sommeillant ou plongé dans ses dossiers, se donne la peine de jeter un coup d’œil vers le bas – s’il le peut – il verra vraiment Bordeaux, la Gironde – comme sur une carte. Mais une carte est une abstraction. Ou bien est-il jamais arrivé que, penché sur une carte, on soit pris de vertige et qu’on se cogne le front sur le bois de la table ? » (p.123) – Ludwig HOHL, Ascension, Éditions Attila.

07:31 Publié dans lectures | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Je croyais que le titre était "Une Ascension".

Cela dit, c'est un de mes livres de chevet. Grandiose et vertigineux et faisant de la montagne une question métaphysique.

Un autre récit bref de Höhl: Le Petit Cheval. En souvenir du Nietszche turinois.

Pour les gourmands: le Journal: passionnant.

Écrit par : Bannister | 19 mai 2008

Le titre originel, c'est "Bergfahrt" : "Ascension". Ni plus ni moins.
C'est Gallimard qui avait trafiqué ça pour éviter toute ambiguïté, et parce qu'ils avaient déjà dans leur catalogue un livre intitulé "L'ascension".

Écrit par : Fantômas | 22 septembre 2008

Merci pour la précision !

(Et puis ce n'est pas tous les jours que l'ont reçoit un message de Fantômas en personne !)

Écrit par : stephane | 22 septembre 2008

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