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30 janvier 2008

David Markson (suite)

f46decc3af3077cd18cc8bb884c419f7.jpgJ’ai signalé, il y a quelques semaines, la parution de Arrêter d’écrire, très beau livre de David Markson. J’ai eu envie de rajouter ce bref extrait tiré d’un de ses précédents romans : La Maîtresse de Wittgenstein.

 

« Mon sentiment véritable à l’égard de John Ruskin, c’est que je suis navrée pour lui.

Parce que cet imbécile avait passé tant d’années à regarder les statues antiques qu’il s’est presque trouvé mal la nuit de ses noces, personne ne lui avait dit que les femmes réelles avaient des poils sur le pubis »

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25 janvier 2008

L'individu et la gauche

e23db5a593ee966b0d4814dba36a310c.jpgEn guise d’introduction au prochain numéro du Grognard, qui s’intéressera – notamment, à partir d’un entretien avec Philippe Corcuff, – à la question individualiste, voici un lien vers un article : « Les individus, enjeu politique », signé Philippe Corcuff et Samuel Johsua, lisible sur le site du Monde.fr.

Un bref extrait qui pose clairement la problématique : « Comment faire pour que l’appel à la responsabilité individuelle ne se réduise pas à une auto-acceptation des logiques de domination, si une redistribution radicale des richesses, des moyens culturels et des pouvoirs n'est pas engagée ? Comment démocratiser les possibilités de réalisation de soi sans une telle redistribution, même s’il faudrait aussi imaginer des mesures spécifiques ? »

24 janvier 2008

Fela Ransome Kuti

c1c5157bb641ba1cdd9e48b8ad4d2c7d.jpgDéjà plus de dix ans que Fela est mort. Pour commémorer ce triste anniversaire, Barclay vient de rééditer deux de ses albums, parus dans les années 70 et jamais réédités depuis en CD : Alagbon Close et Why Black Man Dey Suffer. A l’époque, le bonhomme s’appelait encore Fela « Ransome » Kuti, mais délivrait déjà cette sublime musique, mélange de jazz, de soul, de rythme et de chants africains, qui le caractérise. Fela, ou la preuve vivante (enfin plus vraiment !) que l’on peut allier à la fois l’énergie et la sagesse, la force et la sensualité, le goût du sublime et le sens du tragique.

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16 janvier 2008

A propos de la civilisation...

7d3f7701733c52f1c831f4eee3a6803b.jpgPuisque l’on nous parle beaucoup de civilisation ces derniers temps, j’ai pensé qu’il serait peut-être utile de redonner la parole, sur ce sujet, à ce bon vieux Nietzsche :

« Qu’on l’appelle « civilisation » ou « humanisation » ou « progrès », ce par quoi on cherche aujourd’hui la caractérisation des Européens ; qu’on l’appelle simplement, sans vouloir louer ou blâmer, d’une formule politique, la démocratisation de l’Europe : derrière tous les premiers plans moraux et politiques sur lesquels on débouche avec de telles formules, on voit s’accomplir un énorme processus physiologique qui va toujours grossissant – le processus d’une uniformisation des Européens, leur indépendance croissante à l’égard des conditions dans lesquelles naissent les races liées par le climat et les classes sociales, leur affranchissement progressif de tout milieu défini qui voudrait s’inscrire au cours des siècles dans les âmes et dans les corps avec une égale exigence – donc la lente apparition d’une espèce d’hommes essentiellement supranationale et nomade qui, pour user d’un terme de physiologie, possède au maximum l’art et la force d’adaptation comme sa caractérisation typique. Ce processus d’européanisation qui peut être retardé dans son mouvement par de grandes récessions, augmente et croît toutefois peut-être pour cette raison en véhémence et en profondeur – l’orage et la fureur du « sentiment national » maintenant encore en crise, en fait partie, tout comme l’anarchisme en récente ascension – ce processus aboutira probablement à des résultats auxquels ses naïfs promoteurs et panégyristes, les apôtres des « idées modernes », aimeraient le moins s’attendre. Ces mêmes nouvelles conditions dans lesquelles se réalisera en moyenne une égalisation, un nivellement de l’homme – une bête de troupeau-homme, utile, laborieuse, diversement utilisable et adroite – sont au plus haut degré propres à donner des hommes d’exception, de la qualité la plus dangereuse et la plus séduisante. Tandis, en effet, que cette force d’adaptation qui parcourt des conditions sans cesse changeantes, et qui commence un nouveau travail à chaque génération, presque à chaque décade, rend tout à fait impossible la puissance du type ; tandis que l’effet d’ensemble de ces Européens de l’avenir sera probablement celui de nombreux ouvriers bavards, à la volonté débile, et extrêmement adroits qui ont besoin du maître et du chef comme du pain quotidien ; par conséquent, tandis que la démocratisation de l’Europe aboutit à la promotion d’un type préparé le plus subtilement à l’esclavage, dans le cas particulier et dans le cas d’exception, l’homme fort devra se trouver plus fort et plus riche, comme il ne s’est peut-être jamais trouvé jusqu’ici – grâce à l’absence de préjugés de son éducation, grâce à la prodigieuse multiplicité en matière d’exercice, d’art et de masque. Je voulais dire : la démocratisation de l’Europe est à la fois aussi une organisation involontaire destinée à la formation de tyrans – le mot compris dans tous les sens, même au sens le plus spirituel. »

(Nietzsche, Par delà le Bien et le Mal, "Peuples et Patries", § 242).

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13 janvier 2008

Sarko, Sarko for ever...

1eabcb7b13a8de2d5148f2e91a2c9629.jpgSarkozy, Sarkozy, Sarkozy, Sarkosy, Sarkozy, Sarkozy, Sarkozy, Sarkosy, Sarkozy, Sarkozy, Sarkozy, Sarkosy, Sarkozy, Sarkozy, Sarkozy, Sarkosy, Sarkozy, Sarkozy, Sarkozy, Sarkosy, Sarkozy, Sarkozy, Sarkozy, Sarkosy, Sarkozy, Sarkozy, Sarkozy, Sarkosy, Sarkozy, Sarkozy, Sarkozy, Sarkosy, Sarkozy, Sarkozy, Sarkozy, Sarkosy…

Désolé, mais j’avais pris un peu de retard par rapport aux autres médias, alors il m’a fallu mettre les bouchées doubles !

12 janvier 2008

Site Jossot

33440b0f479c887175b9a626aacac028.jpgA découvrir d’urgence : le site d’Henri Viltard consacré au caricaturiste, peintre, romancier… Gustave Henri Jossot (1864-1951). On y découvre une personnalité encore une fois, bien injustement oubliée (je connaissais surtout ses illustrations pour l'Assiette au beurre), personnalité originale, proche des Lacaze-Duthiers, Rictus, Ryner et autres chouchous que nous aimons…

 

(Un grand merci à Xian qui nous a transmis ce somptueux lien)

20:15 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (0)

10 janvier 2008

Café soluble et cocotiers

746e1b3cbc7cb94ce1c99fec6f211719.gifVous aimez la poésie à dimension humaine ? l’art d’être tragique sans être larmoyant, d’être sensuel sans être vulgaire, d’être impitoyable sans être méchant, d’être nostalgique sans être mielleux ? Ruez-vous sur le dernier recueil de poèmes de Gaston Vieujeux Café soluble et cocotiers (ouvrage disponible ICI, sur le site de l’auteur). Vous ne le regretterez pas !

 

Un petit extrait pour se mettre en bouche :

 

tribal transit

 

pendant qu’il était endormi
pendant que tout était tranquille
la neige a semé son tapis
de plumes blanches sur la ville

mais sapiens a rouvert les yeux
sapiens a sorti sa bagnole
dansant la danse des essieux
dans les gargouillis du gazole

tout était frais tout était beau
en deux coups de cuillère à pot
de nouveau tout est dégueulasse

et c’est ainsi depuis mille ans
depuis l’aube et la nuit des temps
il bouge et tout se change en chiasse

23:05 Publié dans lectures | Lien permanent | Commentaires (1)

06 janvier 2008

Ygor Yanka déménage...

fc3d1696e5b2206cc751c5960b7668c5.jpgLe blog d'Ygor Yanka déménage ! Mais pas d'inquiétude, on retrouve, dans la nouvelle version, tous ses coups de gueule et tous ses coups de coeur. L'esthétisme est sobre et efficace, la présentation est claire et le plaisir de lire total.

A la une, en ce moment, un très bel article sur Gracq.

Pour ceux qui auraient perdu le fil, une seule adresse : http://www.yankay.net/opusxvii/

21:35 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (6)