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25 juin 2007

Francis Poictevin

502b3d03f12932efb11453fc5eb0c966.jpgQuelques lignes de Francis Poictevin (1854-1904). Auteur dont la délicatesse et la religiosité élégante ne sont pas sans me faire songer à Christian Bobin (en plus précieux, bien sûr). Il aurait également servi de modèle (parmi d’autres) à Huysmans, pour son personnage de Des Esseintes.

« Quand je me réveillai ce matin, il m’a semblé perdre je ne sais quelle ombre précieuse, aux linéaments agiles et faibles, mais en sa transparence laissée je ne revoyais même plus la cristallisation pâlie du rêve que je sentais si bien m’avoir possédé.

Par ces grands vents qui, dans les pins au bord de la mer enthousiasment, on pense à l’autre rivage de l’Atlantique, à la fréquence de ces trombes s’engendrant et descendant, destructivement gyrantes, des hautes couches courantes de notre atmosphère.

Ce soir, on n’entend que le vent effroyable, sa glissante furie sibilante. »

Presque – 1891

12:10 Publié dans lectures | Lien permanent | Commentaires (0)

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