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09 avril 2007

Paul Fort, prince des poètes.

 medium_paul_fort.jpgBallades de la montagne, des glaciers et des sources (extrait)

– Des sentiers lumineux couraient jusqu’aux nuages.

La lumière tombait par flots blonds dans le val, et l’heure était si douce, l’orage si lointain… Midi, dans les vapeurs, se couronnait d’or pâle.

– Des sentiers lumineux couraient jusqu’aux nuages.

Jamais nous n’avions vu nos visages plus sains, plus sereins nos sourires, nos cœurs sans moins de voiles. Nous serions morts, ainsi, en nous tenant les mains.

– Des sentiers lumineux couraient jusqu’aux nuages.

Lorsqu’en nous regardant, nous nous vîmes blêmir – rougir – devenir verts – noircir – et disparaître, et quand nous nous appelâmes l’orage était le maître.

Paul Fort, Ballades Françaises, 2ème série.

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