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31 mars 2007

Benjamin De Casseres 3

medium_casseres.6.JPGMarche Funèbre

 

Tristesse,

Belle comme une fille qui déambule

Dans les eaux noires de la nuit,

Levant ses yeux embués vers ces heures,

Imprégnées de silences et de souvenirs,

Et les Minutes résonnent à mes oreilles

Comme des tocsins sonnés sur des cymbales de plomb.

 

Benjamin De Casseres, Black Suns

(Traduction S. Beau 2007)

13:50 Publié dans lectures | Lien permanent | Commentaires (0)

Neil Young...

medium_neil_young.gifNeil Young a enfin décidé d’ouvrir ses tiroirs et d’offrir à ses fans quelques-unes des vieilles bandes qui y dormaient depuis des décennies. Après le Live at Fillmore East, voici le Live at Massey Hall qui trouve le chemin des bacs des disquaires. En 17 titres, Neil Young nous démontre avec brio que le talent pur n’a besoin d’aucun artifice : une guitare (parfois un piano), un micro, une voix à couper le souffle et la magie est là. On a le droit de ne pas aimer Neil Young : on n’a pas le droit de mettre en doute la sincérité de sa démarche. Bref, un opus indispensable pour tous ceux pour qui accordent à Harvest une place majeure dans leur discothèque !

00:55 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (0)

30 mars 2007

Benjamin De Casseres 2

medium_casseres.5.JPGLa Cuve

Je pense l’Univers
Une cuve,
Une prodigieuse fermentation de
Soleils, de moucherons, de Shakespeare,
Un puant mélange de joies et de chagrins,
Le jus des plaies qui coagulent,
L’acide des rêves vengeurs
Et les froids cauchemars de la mort –
Tout cela sera bu un jour cul sec en une seule gorgée,
Par un dieu fatigué
En quête d’un cocktail flambant neuf.

Benjamin De Casseres, Black Suns
(Traduction S. Beau 2007)

07:50 Publié dans lectures | Lien permanent | Commentaires (0)

29 mars 2007

Benjamin De Casseres...

medium_casseres.4.JPGAve, Zarathoustra !

Le Danseur sur les bords des précipices
Se fraye un chemin de corniches en corniches.
Il ose les choses que nous n’osons pas,
Il se moque des abysses, il marche dans les airs
Il transforme le Destin en un éblouissant escalier.
Ses pieds sont lumière, son rythme est vif,
De crête en crête il poursuit son chemin.
Il ose les choses que nous n’osons pas,
Il se moque des abysses, il marche dans les airs,
Il transforme le Destin en un éblouissant escalier –
Car à la Conscience il ne fait aucune concession,
Ce Danseur sur les sur les bords des précipices !

Benjamin De Casseres, Black Suns

(Traduction S. Beau 2007)

06:50 Publié dans lectures | Lien permanent | Commentaires (0)

28 mars 2007

LE MONDE DE MONSIEUR GLOU - 5 -

medium_C.JPG’était en 1981. Monsieur Glou s’en souvenait comme si c’était hier : le 10 mai 1981 ! Sacrée journée ! Journée électrique, folle journée. Même lui, Monsieur Glou, si modéré pourtant, s’était laissé aller à quelques pas de danse… C’est dire ! Mais il attendait cela depuis si longtemps !

C’était en 1981, le 10 mai 1981 précisément, que Monsieur Glou avait enfin reçu, au courrier du matin, envoyée par un brocanteur du Puy-de-Dôme, une photo dédicacée de la belle, de la radieuse, de la divine Simone Simon.

Ce jour là, subjugué par le doux visage de sa gracile idole, il n’avait même pas écouté les informations. La France aurait pu changer de président de la République qu’il ne s’en serait même pas rendu compte !

Ebooks gratuits

medium_ebooks.jpg

Support papier ou support informatique ? La relation entre ces deux formes d’édition ne doit plus s’entendre sur le mode de la rivalité, mais sur celui de la complémentarité. C’est ce que nous essayons de promouvoir, à notre niveau, avec Le Grognard.

C’est aussi l’ambition de la Bibliothèque en ligne : Ebooks libres et gratuits qui ouvre aux lecteurs un catalogue de plus de 1300 livres accessibles sous divers formats (PDF, Word, mobipocket…). Parmi les auteurs disponibles sur ce site, on retrouve, aux côtés des incontournables (les Hugo, Balzac, Zola…), tous les grands noms de la littérature populaire (Lermina, Boisgobey, Leroux, Sue, Gaboriau, Aimard, Féval, Collins…) et quelques petites perles parfaitement sympathiques (Georges Darien, Jean-Henri Fabre, Alphonse Karr…)

Parmi les dernières parutions signalons celle de Toutes les aventures d’Arsène Lupin (1) de Maurice Leblanc qui, en un seul fichier, complété d’un système de navigation très agréable, nous offre tous les volumes des exploits du célèbre gentleman cambrioleur en quelques clics seulement

(1) Le fichier PDF est assez lourd : plus de 20 mo. Nous vous conseillons de le télécharger avant de l'ouvrir.

06:45 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (0)

27 mars 2007

Contre les chasseurs - MICHELET

medium_MICHELET.JPGMalheur aux peuples ingrats ! ... et ce mot veut dire ici, les peuples chasseurs, qui, sans mémoire de tant de biens que nous devons aux animaux, ont exterminé la vie innocente. Une sentence terrible du créateur pèse sur les tribus de chasseurs : elles ne peuvent rien créer. Nulle industrie n'est sortie d'eux, nul art. Ils n'ont rien ajouté au patrimoine héréditaire de l'espèce humaine. Qu'a-t-il servi aux indiens de l'Amérique du nord d'être des héros ? N'ayant rien organisé, rien fait de durable, ces races, d'une énergie unique, disparaissent de la terre devant des hommes inférieurs, les derniers émigrants d'Europe. Ne croyez pas cet axiome : que les chasseurs deviennent peu à peu des agriculteurs. Point du tout, ils tuent ou meurent ; c'est toute leur destinée. Nous le voyons bien par expérience. Celui qui a tué, tuera ; celui qui a créé, créera.

(Michelet, l'Oiseau, 1856)

07:30 Publié dans lectures | Lien permanent | Commentaires (0)

26 mars 2007

LE MONDE DE MONSIEUR GLOU - 4 -

medium_L.JPGe dimanche, quand le soleil daigne pointer son nez, Monsieur Glou s’empresse de sortir le sien et part écumer les vide-greniers des environs. Pas pour flâner, béatement, le nez en l’air, comme le font toutes ces petites familles qui encombrent les allées, soulevant une raquette au tamis crevé par-ci ,ou un moule à gaufres tout rouillé par là… Non : Monsieur Glou, tel un limier lancé aux trousses d’un criminel, épluche systématiquement tous les vieux journaux qui lui tombent sous la main… Pour quoi faire ? Mais pour y trouver des photos pardi ! Et pas n’importe lesquelles : celles des ministres et autres secrétaires d’État ayant collaboré aux cinq gouvernements Pompidou (qui se sont succédés, comme tout le monde le sait, du 14 avril 1962 au 10 juillet 1968).

 

Depuis plusieurs dimanches, Monsieur Glou est tendu car seules deux photos manquent encore à son trombinoscope : celle de Jacques Marette (ministre des Postes et Télécommunications du 1er gouvernement) et celle de Jean-Marcel Jeanneney (ministre des affaires sociales des gouvernements 3 et 4). Encore quelques semaines et sa collection sera complète… Et après !

 

Après, Monsieur Glou a bien une petite idée… Une collection de portraits des ambassadeurs des États-unis en France, de Benjamin Franklin (1779) à Craig Roberts Stapleton (2005) !

 

Mais chut ! Chaque chose en son temps !

25 mars 2007

Roland Dorgelès : La Caravane sans chameaux

medium_dorgeles.jpg

Roland Dorgelès. Jusque là, je n’avais jamais rien lu de lui. Je le tenais, sans trop savoir pourquoi, pour un écrivain de second ordre, sans grand intérêt. C’est peut-être vrai : je manque encore un peu de recul pour porter un jugement définitif ; je que je sais, toutefois, c’est que sa Caravane sans chameaux m’a procuré un réel plaisir de lecture.

De l’Égypte des pyramides au désert des bédouins, en passant par le Saint-Sépulcre et le mur des lamentations à Jérusalem, ou les Souks Damas, Dorgelès nous invite à le suivre dans son périple, égrenant ses souvenirs avec beaucoup de légèreté et d’humour (j’ai retrouvé parfois des échos du Mark Twain du Voyage des innocents, voir du Huysmans des Foules de Lourdes).

Ce qui ne l’empêche pas de glisser, par-ci par-là, au fil des pages, quelques réflexions plus profondes sur la difficile cohabitation des diverses communautés religieuses qui se partagent Jérusalem ou sur l’avenir compromis du nomadisme chez les bédouins…

Si un spécialiste de Dorgelès vient à passer sur ce blog, qu'il sache que je lirais volontiers une petite étude sur le bonhomme (étude éventuellement insérée dans un prochain numéro du Grognard, bien entendu).

12:35 Publié dans lectures | Lien permanent | Commentaires (1)

24 mars 2007

La pensée du jour... (hommage à Vermot)

Contrairement à ce que pensent certains : la femme de Queneau ne s’appelait pas Quenelle !