10 février 2010
YANNICK PELLETIER : PALNTE & GUILLOUX
A l’occasion de l’exposition Louis Guilloux à Saint Brieuc (du 13 janvier au 27 février 2010), Yannick Pelletier (grand spécialiste de Guilloux et premier véritable artisan de la redécouverte de Palante (avec L’individu en détresse, 1987, Folle avoine), donnera une conférence, le 25 février 2010 à 18h30, sur Louis Guilloux et Georges Palante.
L’événement aura lieu à la bibliothèque municipale et l’entrée sera gratuite.
Tous les détails ICI.
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MALIN MALON...
« La suprême sagesse de ce temps consiste peut-être à penser en pessimiste, car la nature des choses est cruelle et triste, et à agir en optimiste, car l’intervention humaine est efficace pour le mieux être moral et social et que nul effort de justice et de bonté, quoi qu’il puisse nous apparaître n’est jamais perdu ».
Benoit Malon en 1885
(cité par Philippe Chanial, La Délicate essence du socialisme, Le Bord de l'eau, 2009)
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09 février 2010
LE GROGNARD CHEZ K-LIBRE...
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08 février 2010
LE LUNDI EN MUSIQUE
Le thé avec Monk ?
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07 février 2010
JAURES, REVIENT !
« Il faut que le socialisme soit supérieur à la société d’aujourd’hui, non seulement par la supériorité du but qu’il se propose, mais par la supériorité des moyens qu’il emploie contre la société elle-même. Il faut que ce soit à force de vertu – au sens social et libre du mot – à force de respect du travail, de fidélité à la parole, de solidarité agissante, héroïque, de culture de la pensée et de la volonté, que nous fassions la preuve qu’étant déjà au-dessus de la société d’aujourd’hui par les moyens selon lesquels nous combattons, nous élevons une société supérieure ».
Jean Jaurès en 1893
(cité par Philippe Chanial, La Délicate essence du socialisme, Le Bord de l'eau, 2009)
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06 février 2010
LE COFFRET VOYAGEUR...
... Et grâce à Sylvie Pavot, Le Coffret est également inscrit pour le Challenge du premier roman sur le blog Mot à Mot, ainsi que dans la catégorie "livre voyageur" (une chaîne de lecteurs s'organise et le livre leur est transmis tour à tour, chaîne à laquelle, apparemment, chaucun est libre de s'inscrire).
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05 février 2010
ON DIT DU BIEN DU COFFRET...
Ian Geay dit du bien du Coffret dans le troisième opus d’Amer !
Le Coffret : Stéphane Beau signe là un fort beau roman d’anticipation. L’histoire est simple. Nathanaël découvre dans son grenier un coffret contenant sept livres d’auteurs qu’il ne connaît pas hormis son grand-père : Nietzsche, Jünger, Thoreau, Palante, Montaigne et Freud. En recherchant rapidement dans l’Encyclopédie Académique il apprend que Friedrich était un « philosophe décadent victime de troubles psychologiques importants et auteurs d’ouvrages aussi incompréhensibles qu’inconvenants » et que « son œuvre mortifère et dégradante a été reléguée en 2063... » Vous vous demandez ce qu’il a bien pu se passer en 2063 ? C’est très simple : nous avons vu « débarrasser la "Science de la Sagesse" de ses dernières survivances négatives »... Allez, un extrait :
« L’usage du livre avait été définitivement aboli vers le milieu des années 2060, c’est-à-dire peu de temps après sa naissance. Cette abolition des livres s’était d’ailleurs faite très naturellement sans le moindre heurt. Il y avait bien longtemps que presque plus personne n’en lisait : trop volumineux comme objet, trop lourd, et aussi trop gourmand en matière première. Trop gourmant en temps aussi : qui pouvait se permettre de passer des heures à lire aujourd’hui ? Qui pouvait se permettre de perdre son temps de manière aussi peu productive ? Petit à petit les bibliothèques, déjà désertées par les lecteurs, avaient été vidées de leurs contenus. Transformées en espaces de communication publique, elles avaient été équipées de postes informatiques diffusant en boucle l’essentiel de tout ce qu’un bon citoyen devait savoir : la météo, les dernières directives du gouvernement, des émissions de divertissement, des appels à témoins régulièrement remis à jour par les services de la Police Citoyenne et, surtout, des reportages – essentiels – sur les faits et gestes de tous les grands de ce monde. L’adoption d’un enfant par un ministre ; l’achat, par un député, d’une nouvelle voiture ; la nouvelle concubine d’un chanteur à la mode... Autant d’évènements qui donnaient immédiatement lieu à des enquêtes interminables, à des débats sans fin qui mobilisaient tous les journalistes du pays jusqu’à ce qu’un nouveau scoop – le divorce d’un sénateur par exemple – attire à son tour tous les regards. »
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04 février 2010
U COMME... USURE
U comme… USURE
L'USURE
Argent, maudit argent, source de tous nos maux,
Sans cesse des humains tu troubles le repos !
L'homme naît, l'homme meurt, l'homme vit ta victime.
Toujours prêt à céder au désir qui l'opprime !
Ce désir dangereux, il doit toujours dompter,
Autrement à sa perte il se laisse emporter :
La morale, la loi, n'ont sur lui plus d'empire,
Argent en abondance est tout ce qu'il aspire :
Tous moyens lui sont bons, l'honneur, la probité,
Pour jamais loin de lui sont un frein rejeté,
La soif de s'enrichir le presse, le tourmente,
Plus il la satisfait, plus elle est dévorante.
Sans doute c'est ainsi que naquit l'usurier,
Qu'il osât proposer un secours si meurtrier,
Qu'il se fit un métier d'égorger son semblable,
D'engraisser son trésor des pleurs du misérable !
Oui, l'usure à ce point endurcissant les cœurs,
De l'homme corrompit la nature et les mœurs ;
Il ne fut plus le même, il devint faux, perfide,
Et surtout d'un vil gain cruellement avide ;
Chacun se concentra dans ses propriétés
Ne connut que l'argent pour régler ses traités ;
On vit s'évanouir la douce bienfaisance,
Et tous les maux ensemble attester son absence.
L'indigent vainement exposa ses besoins,
Le riche n'eut de lui nulle pitié, nuls soins :
Chacun eut l'un envers l'autre une âme fière et dure
Et de ses propres mains irrita sa blessure.
Voilà les premiers maux qu'enfanta l'usurier,
Il doit être à jamais l'horreur du monde entier.
Son système a beaucoup augmenté nos misères,
Les hommes par lui seul ont cessé d'être frères,
Quiconque fait l'usure est mauvais citoyen,
De l'union sociale il brise le lien,
De ce monstre odieux, si justice était faite,
Il devrait ne trouver ni secours ni retraite.
L'Usure, 1809
Marie-Louis-Joseph de Boileau
06:00 Publié dans Abécédaire Anachronique et Inutile | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








































